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Culture

Ces Français qui ont déjà marqué 2019 sur le front de l'écologie

Le militant Cyril Dion.
©LOIC VENANCE/AFP

Chaque année un peu plus, le lutte pour le climat prend de la place dans le débat public. En 2019, certaines personnalités - scientifiques, réalisateurs, juristes, politiciens -  ont déjà marqué les esprits. 

À deux mois de fêter le commencement d'une nouvelle décennie, certains Français ont déjà marqué les esprits. Cinéma, média, politique, sport et même sciences, la lutte pour le climat connaît ses figures de proue dans tous les domaines. 

Cyril Dion, le cinéaste 

Son visage s'est imposé sur les plateaux télé, radio, journaux et même à l'Elysée. L'écrivain et militant écologiste Cyril Dion n'a pas chômé après la sortie en 2018 de son second film Après demain. Cette année, le réalisateur a fait de sa lutte écologiste une affaire politique. S'il a apporté son soutien aux "Gilets jaunes" en appelant à marcher pour le climat, il s'est aussi rangé derrière les jeunes grévistes qui ont manifesté en début d'année. 

Cyril Dion a notamment refusé l'Ordre du mérite en juillet dernier, choqué par les images de violences policières lors d'une manifestation pour le climat : "Je ne veux pas d’une distinction qui me rattache à un gouvernement si violent", avait-il plaidé auprès du Figaro. Le militant a malgré tout travaillé aux côtés d'Emmanuel Macron ce même été afin de mettre en place la Convention citoyenne pour le climat, dont les premières réunions se sont tenues le mois dernier

Marie Toussaint, la juriste

Elle est la tête pensante derrière la pétition la plus signée de l'Histoire du pays. Marie Toussaint, militante écologiste des premières heures, co-fondatrice de l'association "Notre affaire à tous" et à l'origine de la fameuse "Affaire du siècle", a fait ses premiers pas en politique cette année. En mai dernier, elle a été élue sur la liste EELV derrière Yannick Jadot lors des élections européennes. 

Cette juriste spécialisée dans le droit de l'environnement a notamment fait parler d'elle dans les couloirs du Parlement, portant l'idée d'une reconnaissance de l'"écocide" dans la loi. Au Sénat, le texte avait été rejeté en mai dernier.

Yannick Jadot, l’homme politique

Bien installé dans le paysage politique français, Yannick Jadot n'en est pas moins militant. "Vert" des premiers moments, il a également œuvré auprès de Greenpeace en qualité de directeur de campagne entre 2002 et 2008. Cette année en tête de liste d'EELV aux européennes, il a porté la surprise des Verts qui se sont illustrés avec le joli score de 13, 47 %, permettant ainsi de doubler le nombre de sièges du parti à Bruxelles.

Aurélien Barrau, l’astrophysicien

Cet astrophysicien aux cheveux longs est notamment spécialisé dans la physique des trous noirs. Après la démission de Nicolas Hulot en août 2018, le scientifique a contribué à la publication dans Le Monde d'une tribune retentissante signée par plus de 200 personnalités, face au "plus grand défi de l'histoire de l'Humanité". Au printemps dernier, son livre éponyme est paru en kiosque

Accablant les élus, Aurélien Barrau a aussi livré un discours très commenté lors du festival Climax 2018 : "Soit ils sont les pires lâches de l’histoire, soit ils sont les premiers héros. Pour être les premiers héros, quelques beaux discours et un peu de greenwashing ne suffiront pas. Il faudra se fâcher, s’opposer aux lobbies, prendre des mesures difficiles", a-il estimé avant d'inviter chacun à "envahir l'espace médiatique". En début d'année, il s'est également positionné en défaveur de la 5G, dans un post Facebook intitulé "la 5G tue".

Pablo Servigne, le touche-à-tout

Figure de la théorie de l'effondrement - ou "collapsologie" -, Pablo Servigne est écrivain, scientifique et conférencier, entre autres. Si ses différents livres ont fait pas mal de bruit, notamment "Comment tout peut s’effondrer : petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes" en 2015 et "Une autre fin du monde est possible : Vivre l'effondrement (et pas seulement y survivre)" en 2018, cette année, c'est dans le paysage médiatique qu'il s'est illustré en lançant le premier numéro de "Yggdrasil", ou "le dernier magazine avant la fin du monde".

Daniel Cueff, le maire

Si l'on connaît son nom en raison du bras de fer qu'il mène contre l'Etat dans la lutte anti-pesticides, Daniel Cueff n'en est pas à son coup d'essai. En 1999, dès son arrivée à la mairie de Langouët, petite commune bretonne de quelque 600 habitants, il a choisi de bannir l’usage des produits phytosanitaires pour l’entretien des espaces communaux. Cette année, il a fait face à la justice - qui lui a finalement donné tort - après avoir pris un arrêté anti-pesticides visant à interdire l’usage des produits phytosanitaires à moins de 150 mètres des habitations et des bâtiments de travail dans sa commune.

Guillaume Néry, le sportif

Le jeune apnéiste aux multiples records du monde, Guillaume Néry, est un amoureux des océans... Et pour cause. Au printemps dernier, il a enflammé la toile avec un poisson d'avril des plus troublants. Le 3 avril sur Twitter, il poste une vidéo captée dans les fonds marins où un bruit grave résonne. La légende suivante accompagne son post - comptabilisant près de 22 000 réactions - : "Une idée de ce que ça pourrait être ?". 


Coup de théâtre le lendemain, Guillaume Néry révèle qu'il s'agissait en réalité d'un son monté de toute pièce pour symboliser "un SOS envoyé par l’océan" avec la complicité de l'association Sea Shepherd.


Le choix des lecteurs...

ID vous a demandé quelles personnalités vous avaient le plus marqué cette année. Certains d'entre vous ont par exemple cité la journaliste Elise Lucet, ou encore l'écrivain Sylvain Tesson.

La première, connue pour ses questions très tranchantes aux patrons de grandes entreprises devant les caméras de Cash Investigation, a réorienté son émission vers des sujets engagés : plastique, pêche industrielle, ou encore le bio... Quant au second, il a été salué du prix Renaudot ce 4 novembre pour son livre écrit depuis le Tibet, La panthère des neiges. Ce grand voyageur écrivait le mois dernier dans les colonnes de France Inter sa peur de voir le monde s'user : "Je ne revois que la ruine, le chaos et la détresse. Partout des villes en cendres, des masses affligées, un monde fumant. Des plaines de sacs en plastique, des versants de béton qui devaient avoir été de grandes pentes parcourues par des troupeaux et des tribus farouches."