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L’agriculture biologique a pris ses racines en France dans les années 20, d’après l’Agence Bio. Au départ discrète et marginale, cette appellation abonde désormais sur les étiquettes des produits alimentaires dans les rayons de supermarchés ; des petites épiceries spécialisées aux grandes surfaces agroalimentaires.

Sans surprise, cette prospérité a largement été soutenue par un intérêt croissant des consommateurs. Les Français s’attachent globalement à manger mieux, pour leur santé d’une part, pour la planète de l’autre. Des arguments bien volontiers mis en avant par le marché du bio. Au point que l’on pourrait avoir tendance à faire aveuglément confiance aux supposées vertus d’un produit, dès lors que celui-ci arbore sur son packaging un attirail verdoyant.

D’un autre côté, attachés à la transparence, l’indice de confiance accordé par les Français aux produits biologiques a chuté en 2020 pour passer sous la barre des 6/10, note toujours l’Agence Bio dans son étude Spirit Insight. Un trop-plein d’offres disponibles pourrait-il avoir raison du bio ? Tous les bio se valent-ils ? Peut-on considérer que des géants de l’industrie alimentaire ont désormais la mainmise sur ce marché, au départ de niche ? Pour la première fois l’an passé, les ventes de produits biologiques ont d’ailleurs pâti d’une chute de 3 % de leur chiffre d’affaires. Qui en est le coupable ? Que recouvre l’appellation bio ? Quels sont les tenants et aboutissants de son agriculture ? Quelles règles, quelles lois l’encadrent ? Le bio est-il toujours gage de qualité ? Coûte-t-il plus cher ? Quels sont ses avantages sanitaires ? Environnementaux ?...

Pour ce 11ème numéro d’Idées Pratiques, la Rédaction s’est penchée sur ces questions. Panorama, décryptage, clés et outils pour s’y retrouver dans l’alimentation biologique.