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Politique

Projet de loi : pour la troisième fois, Emmanuel Macron rencontre la Convention citoyenne pour le climat

Le chef de l'Etat s'engage sur le chemin du référendum pour tenter de sauver la Convention citoyenne.
©CESE/Capture

Après avoir évoqué les premiers contours du projet de loi climat la semaine dernière, Emmanuel Macron, accompagné de quelques ministres, rencontre les membres de la Convention citoyenne entre les murs du CESE pour un point d'étape. Certains d'entre eux ont choisi de boycotter la réunion. En cause, les dernières tensions survenues entre l'exécutif et les citoyens.

Au cours de ces derniers jours, le ton est monté et les désaccords se sont installés entre les membres du gouvernement et les 150. Les uns accusant l'autre de "détricoter" les propositions, ce 14 décembre, Emmanuel Macron hisse le drapeau blanc à l'occasion d'une réunion d'échanges avec les citoyens. Accompagné de sept ministres, parmi lesquels Barbara Pompili, Emmanuelle Wargon, Julien Denormandie ou encore Gabriel Attal, le président à affirmé qu'il honorerait et "irait au bout" de son "contrat moral" pris devant les membres de la Convention. "J'avais pris l'engagement que vos propositions seraient reprises 'sans filtre'. J'ai cru comprendre que l'on était beaucoup revenu sur ce sujet ces derniers jours, à juste titre", a-t-il concédé. "Mais ce 'sans filtre' ne peut être ni une substitution au rôle du gouvernement (...) ni à celui d'une assemblée de citoyens qui a mandat de représenter le peuple". L'idée est donc de "permettre un travail commun" entre les "deux chambres" représentées lors de cette réunion au Conseil économique, social et environnemental (CESE) à Paris.

Une "cinquantaine" de propositions déjà en travaux 

Le chef de l'Etat a affirmé qu'une "cinquantaine" de propositions établies par les 150 citoyens de la Convention "ont été mises en œuvre ou sont en cours de l'être", avant même que la navette du projet de loi qui doit en découler ne soit lancée. Des zones à faibles émissions prévues dans 35 agglomérations, la fin de la publicité aérienne et la restructuration du réseau aérien domestique ou encore la lutte contre l'artificialisation des sols grâce à la révision des règles d'urbanisme, a-t-il cité. Mais s'il appelle à "se réjouir de ces avancées", Emmanuel Macron s'est également félicité pour d'autres mesures mises en place n'ayant pas été citées dans les travaux de la Convention : "Le développement du bio avec la conversion de 100 fermes par département depuis deux ans, la fermeture des centrales à charbon, les nouvelles normes environnementales des bâtiments qui entreront en vigueur en juillet prochain".

Enfin, le chef de l'Etat a également rappelé qu'une enveloppe de 30 milliards d'euros serait consacrée à la transition écologique dans le cadre du plan de relance, celui-ci "perçu comme le plus vers au monde" au regard des budgets post-crise sanitaire établis par les autres pays. "Aucun gouvernement n'avait fait autant pour l'écologie". 

En réponse aux craintes évoquées ces derniers jours par certains membres concernant la tenue de ses engagements, et aux critiques publiques dont il a fait l'objet, Emmanuel Macron a affirmé : "Rien ne sera caché, rien ne sera dissimulé et tout sera acté en responsabilité, puisque c'est l'engagement, le contrat moral que j'ai pris devant vous". Et de conclure : "Vous pouvez être fiers de vous et du travail fourni".

Trois heures d'échanges pour préciser le futur projet de loi

De cette Convention citoyenne pour le climat créée en avril 2019 ont découlé 150 propositions de mesures "vertes" pour améliorer la politique climatique du pays. De ces propositions doit maintenant découler un projet de loi dit "Convention climat". Si certains des points qu'il contiendra ont d'ores et déjà été évoqués, le détail de son contenu reste encore vague. 

Ce 14 décembre, pour la troisième rencontre du Président avec la Convention, 130 des 150 membres ont participé aux échanges en présentiels ou par visioconférence. Certains d'entre eux, mécontents des premiers arbitrages de ce texte de loi, ont en revanche choisi de boycotter la réunion. Durant trois heures d'échanges, cinq séquences de 30 minutes sont prévues suivant chaque grand thème, segmentés par la Convention : se déplacer, se loger, consommer, produire et travailler et se nourrir. Pour chacune de ces séquences, les citoyens ont choisi de poser deux questions au Président. Quelques minutes d'échanges sont ensuite prévues à la fin de chacune d'elles. 

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