Quelque 80 % des mesures prévues dans le plan national d'adaptation au changement climatique ont été enclenchées un peu moins d'un an après son lancement, selon le gouvernement.
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Politique

Adaptation au changement climatique: 80 % du plan national déjà mis en oeuvre, selon le gouvernement

Quelque 80 % des mesures prévues dans le plan national d'adaptation au changement climatique ont été enclenchées un peu moins d'un an après son lancement, affirme jeudi le gouvernement, reconnaissant toutefois qu'il reste du travail pour mieux préparer le pays.

Ce plan (dit PNACC-3), plusieurs fois retardé, avait été présenté le 13 mars 2025. Il prévoyait une cinquantaine de mesures - du renforcement du fonds Barnier pour indemniser les catastrophes d'origine climatique à celui des protections pour les travailleurs en cas de fortes chaleurs en passant par différentes études pour mieux préparer les transports et l'agriculture - afin de tenter de préparer la France à un réchauffement de 4 °C en 2100.

La ministre de la Transition écologique présente un premier bilan ce jeudi devant le conseil national de la transition écologique, qui doit émettre un avis. "80 % des actions" prévues dans le PNACC-3 "sont lancées" et il "y a une dynamique qui s'est instaurée en faveur de l'adaptation au changement climatique, qui a vocation à être confortée", a indiqué le ministère de la Transition écologique dans un point presse téléphonique.

"On a pas pris d’avance non plus"

"Nous sommes dans les temps, on n'a pas pris d'avance non plus", a reconnu le ministère, rappelant qu'un certain nombre d'actions avaient vocation à n'être lancées qu'en 2026, mais évoquant un "bilan satisfaisant". "Un an après son lancement, des actions ont été initiées mais la faiblesse structurelle est renforcée par arbitrages rendus lors des PLF successifs", a jugé auprès de l'AFP Nicolas Richard, vice-président de France Nature Environnement (FNE), jugeant qu'"une réflexion sur l'aménagement du territoire dans un climat modifié tarde à être engagée".

Lors de sa parution, le PNACC-3 avait été critiqué par les ONG mais aussi le Haut conseil pour le climat et la Cour des comptes, jugeant notamment qu'il était insuffisamment financé et que la France continuait d'accuser des "retards" dans son adaptation. 

Interrogé sur les critiques faites sur le manque d'adaptation face aux inondations et aux crues que subit la France depuis plus d'une semaine, le cabinet a indiqué que le PNACC-3 avait permis un renforcement du fonds Barnier pour l'indemnisation de ce type de catastrophes. Ce genre d'évènement, "c'est hélas une forme de pédagogie du changement, une préfiguration du futur", a souligné le ministère de la Transition écologique.

Avec AFP.