Le Salon International de l'Agriculture revient pour sa 62e édition du 21 février au 1er mars 2026 à Paris Porte de Versailles.
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Politique

Salon de l'agriculture : une édition 2026 sous pression

Neuf jours, 600 000 visiteurs, 1 100 exposants… Malgré un contexte politique et sanitaire tendu, le Salon international de l'agriculture (SIA) revient à Paris pour des débats, des rencontres et des découvertes autour du monde agricole.  

Seul ou en famille, le rendez-vous s'impose comme un incontournable du mois de février. Depuis 62 ans, le salon promeut l'agriculture dans toute sa diversité, à travers différentes productions et filières. Situé à la Porte de Versailles, l'événement se déroulera du 21 février au 1er mars. Sur 16 hectares, sept pavillons dédiés à l'élevage, aux cultures ou encore à l'artisanat sauront ravir petits et grands. La seconde zone accueille notamment un nouvel espace destiné aux enfants : un univers agricole ludique.

En parallèle de la ferme pédagogique et de la piste de tracteurs à pédales, le pavillon 5 accueille également les professionnels du secteur. Des métiers de la terre au secteur de l'énergie, il y en a pour tous les goûts. Côté tarif : comptez 17 euros pour le plein tarif et 9 euros pour les enfants de 6 à 12 ans. Un tarif spécial a également été mis en place pour les familles.

L'ombre de la dermatose nodulaire

Malgré les festivités, cette édition 2026 s'inscrit dans un contexte sanitaire et humain particulièrement difficile. L'épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) a été dévastatrice pour les éleveurs français. Dans un rapport publié par le Sénat le 4 février, le coût de la catastrophe sanitaire s'élève à au moins 64 millions d’euros. Abattage, restrictions de mouvements et vaccination pèsent sur l'État et surtout les éleveurs. 

Le salon en subit directement les conséquences : il n'y aura pas de bovins exposés ou en concours cette année. Les autres animaux n’étant pas affectés par la maladie, ils seront présents au sein des différents pavillons. Dans le premier, les visiteurs pourront rencontrer chèvres, moutons et cochons. Changement d'ambiance dans le quatrième, où ils admireront chats et chiens. Les animaux sont donc toujours présents, malgré l'absence des bovins.

Un salon sous haute tension

La DNC n'est cependant pas le seul point de crispation susceptible de transparaître pendant le salon. La gestion de la crise par le gouvernement a certes attisé les braises, mais l'accord UE-Mercosur a réveillé la colère agricole. Il s'agit du troisième hiver consécutif marqué par la grogne, avec des blocages d'axes routiers. Même si les actions se sont atténuées depuis janvier, la colère ne faiblit pas. Dans un communiqué, la Confédération paysanne indique qu'elle "boycottera l'inauguration du Salon de l'agriculture par le président Macron".

Toutefois, le syndicat n'entravera pas le bon déroulement de l'événement. La Coordination rurale sera également présente pour "interpeller les responsables politiques" afin de "défendre l’agriculture française". Plus qu'un simple rendez-vous populaire, cette édition 2026 pourrait bien devenir le baromètre d'un monde agricole en quête de réponses et de solutions.