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Politique

[Jour après jour] Le récit des temps forts de la COP 25

Le Secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, prend la parole lors de la cérémonie d'ouverture de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP25).
©JUAN CARLOS LUCAS / NURPHOTO / AFP

Jusqu’au 13 décembre, 196 pays se réunissent à Madrid pour l'ouverture de la 25ème Conférence sur les changements climatiques. Jour après jour, ID vous résume les temps forts de ce sommet.     

Une COP 25 qui tombe à pic. Alors que l’ONU alertait la semaine dernière sur les retards des pays pour tenir les objectifs climatiques fixés par l'accord de Paris, aujourd’hui, 196 Etats se réunissent à Madrid jusqu'au 13 décembre prochain pour cette 25ème Conférence sur le climat. Parmi les sujets abordés autour de la table de cette COP 25, les engagements des pays signataires de l'accord de Paris devraient être au coeur du débat dans ces prochains jours. Les infos à retenir.

11 décembre, António Guterres, Greta Thunberg et "article 6"

  • A Madrid, l'article 6 de l'accord de Paris souffle toujours le chaud et le froid sur cette 25ème "Conférence des parties". C'est ce point précis qui freine les discussions : l'épineuse question du marché carbone et sa compensation, en débat depuis l'ouverture de la COP, a d'autant plus fait des "couacs" avec l'arrivée des ministres hier. Si l'UE défend bec et ongles l'ambition climatique de l'accord de Paris, certains pays du Sud tels que le Brésil, la Chine ou l'Arabie Saoudite rechignent toujours à plier sur cette question de compensation carbone. Ce mercredi, les discussions tournent toujours en rond. Hier, la Banque mondiale a plaidé pour une tarification du carbone, aboutissant sur un partenariat international pour aider les pays "à concevoir, piloter et mettre en œuvre une tarification du carbone et des instruments de marché". "Des instruments de tarification du carbone bien conçus peuvent être un élément transformateur de la boîte à outils pour l'action climatique. Plus de la moitié des pays du monde réfléchissent à la manière dont la tarification du carbone peut les aider à atteindre leurs objectifs climatiques", a déclaré Laura Tuck, vice-présidente du développement durable à la Banque mondiale. Partenariat qui devrait être opérationnel dès juillet 2020, avec un total de 250 millions de dollars prévu en ce sens : il devrait précisément faire avancer les choses sur ce fameux article 6. 
  • Les milliers de journalistes présents lors de sa première apparition lundi sont restés sur leur faim. Aujourd'hui, Greta Thunberg leur a finalement donné de quoi faire : la jeune militante suédoise qui était jusqu'alors restée bien silencieuse s'est enfin exprimée à Madrid. Elle y a livré un discours à sa sauce comme elle sait le faire, dénonçant la "tromperie" d'une "poignée de pays riches", à charge des gouvernements et des patrons d'entreprises : "Une poignée de pays riches a promis de réduire ses émissions de gaz à effet de serre de tant de pourcents, d’ici telle ou telle année, ou d’atteindre la neutralité climatique en tant d’années. Cela semble impressionnant au premier abord, mais même si les intentions sont bonnes, ce n’est pas du leadership, ce n’est pas montrer la voie, c’est une tromperie, a fait savoir l'adolescente. Parce que la plupart de leurs promesses n’incluent pas l’aviation, le secteur maritime, et les biens importés ou exportés, mais ils incluent la possibilité pour les pays de compenser leurs émissions ailleurs", évoquant le fameux point sensible de cette COP 25.

  • Avant elle, Jennifer Morgan, directrice de Greenpeace international, a également pris à partie les dirigeants mondiaux : "Les solutions sont juste sous nos yeux. Mais où sont les champions ? Où sont les leaders ? Où sont les adultes dans la salle ?", a-t-elle lancé à l'assemblée, notant n'avoir jamais vu en 25 ans un fossé si grand entre la COP et le monde extérieur, avant de conclure sous les applaudissements : "Nous vivons des jours sombres de la politique climatique. Des ombres sont tapies derrière la scène : les milliards de dollars du secteur des énergies fossiles, qui d’un côté créent des gens gras et corrompus pendant que de l’autre ils condamnent le monde et toutes ses beautés et sa diversité à la désolation". 
  • Dans le même temps, les militants du mouvement Fridays for future, toujours présents à Madrid ont squatté la scène principale pour manifester. 

  • Enfin, le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, de retour à Madrid, a à nouveau appelé les Etats a faire avancer les négociations.


10 décembre, experts du Giec, espèces menacées et réprimandes

  • Après les réprimandes d'António Guterres la semaine dernière, c’est aujourd’hui au tour de Patricia Espinosa, responsable climat de l’ONU, de remonter les bretelles des participants : "Nous allons dans la mauvaise direction", a-t-elle prévenu. "Nous n’agissons pas assez vite pour entraîner une transformation radicale de la société et les gouvernements continuent de subventionner les énergies fossiles", a-t-elle regretté ce mardi matin à l’ouverture du segment ministériel. Elle a alors sommé les ministres présents de s’entendre pour boucler les négociations sur la mise en œuvre de l’accord de Paris.
  • Côté français, Elisabeth Borne - arrivée hier à Madrid - s’est exprimé ce 10 décembre. Elle a participé à la réunion de la coalition "pour la Haute Ambition pour la Nature et l’Homme", rappelant l'objectif d’atteindre 30 % d’aires protégées sur terre comme en mer en 2030.

  • Ce même jour, l’inventaire de l’état des espèces végétales et animales tenu par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a été mis à jour et présenté en réunion. On y apprend que cette année, les efforts de conservation des espèces ont payé : bien que 73 d'entre elles aient vu leur situation se dégrader, dix autres (huit espèces d’oiseaux et deux poissons) sont quant à elles en voie d’amélioration. Le râle de Guam est notamment le deuxième oiseau de l’Histoire à renaître, alors qu’il avait été déclaré éteint.
  • Enfin cet après-midi quelques scientifiques, auteurs du dernier rapport du Giec sur la Cryosphère et les océans, ont participé à une téléconférence avec Madrid.

9 décembre, en route vers la deuxième semaine de COP

La première semaine de COP 25 s'achève avec un bilan à mi-parcours en demi-teinte. Ces cinq premiers jours se sont soldés par des pourparlers peu convaincants. Après de lentes négociations la semaine dernière et finalement peu de place aux compromis, des désaccords persistent entre les États. Mais rien n’est fini : un texte en est finalement ressorti samedi et la présidence chilienne devrait reprendre la main et mener la danse pour cette deuxième et ultime semaine de COP 25.

  • Aujourd’hui, l’embargo du rapport "Changing the Chain" de l'organisme CDP est levé et on y apprend que si quelque 125 multinationales augmentaient leur part de renouvelable de 20 %, plus d’un milliard de tonnes d’émissions pourrait être évitées.
  • Greta Thunberg, mutique, s’est présentée devant les milliers de journalistes qui l’attendaient de pied ferme en compagnie des activistes du mouvement Fridays for future venus des quatre coins du globe. La jeune Suédoise a annoncé la couleur d’entrée : "C’est notre devoir moral de profiter de cette attention médiatique et donner la parole à ceux qui ont besoin de raconter leurs histoires", avant de totalement laisser la scène à ceux qui se tenaient à côté d’elle. Parmi eux, Carlon Zachhras, originaire des Îles Marshall en Océanie, a déclaré : "J’habite à 2 mètres seulement au-dessus du niveau de la mer. Avec le changement climatique nous risquons de perdre notre culture. C’est pourquoi nous avons créé une alliance de la jeunesse pour que nos leaders luttent contre le changement climatique". À ses côtés, Hilda Flavia Nakabuye venue de l’Ouganda : "Combien de vies devons-nous encore perdre, pour que le monde agisse enfin ! Quelles tempêtes, ou inondations l’Afrique doit-elle encore subir pour que la justice climatique soit enfin à l’ordre du jour !", s’est-elle indignée.
  • Un second rapport a également été dévoilé : "Accelerating America’s pledge" par l’Université du Maryland et le Rocky Mountain Institute. Après les nombreux rapports alarmants survenus ces derniers temps, celui-ci nous apprend qu’il n’est pas trop tard pour que les Etats-Unis reprennent une trajectoire de 1,5 °C. En effet, d’après l’étude, les engagements des acteurs non-étatiques américains sont en bonne voie pour atteindre plus des deux tiers de l'objectif du pays pris en 2015. Un scénario de réduction de 25 % des gaz à effet de serre d’ici 2030 par rapport au niveau de 2005 pourrait alors se dessiner.

En marge de cette COP :

  • Plusieurs ONG ont épinglé deux grands groupes énergétiques espagnols : Iberdrola et Endesa. Ces deux firmes, qui tirent la majorité de leurs revenus des énergies fossiles, sont aussi parmi les sponsors de la COP25 madrilène. Une dimension qui inquiète les ONG, mettant en garde contre leur éventuelle influence sur les négociations.  
  • Des milliers de personnes ont manifesté vendredi 6 décembre dans la capitale espagnole. À l’issue de ce rassemblement, Greta Thunberg a donné un discours face à la foule : "Les dirigeants actuels nous trahissent et nous ne laisserons plus cela se produire", a-t-elle déclaré. Selon la préfecture, 15 000 personnes étaient présentes. La jeune militante suédoise, elle, a évoqué 500 000 manifestants.  
  • Du côté de la France, la ministre de l'Écologie Elisabeth Borne s’est rendue sur place pour assister aux réunions. Elle y restera jusqu’à mardi. 

06 décembre 2019, Greta enfin à Madrid, Manifestations et Ocean Action Day

  • Greta Thunberg pose enfin les pieds à Madrid, après avoir effectué une longue traversée de trois semaines de l’Atlantique à la voile. Le sommet initialement prévu au Chili, la jeune activiste avait mis le cap sur le continent américain, pour finalement faire le chemin inverse et ainsi revenir en Europe. À Lisbonne depuis mardi, elle est arrivée à Madrid en train de nuit à 08h40 sous les flashs des paparazzis. 


    "Demain 6 décembre, nous frappons à nouveau dans le monde entier pour le climat !", a déclaré la jeune fille hier sur Twitter, pour annoncer sa participation à une grande marche pour le climat. Ce vendredi, des milliers de personnes se sont données rendez-vous devant la gare madrilène d’Atocha pour faire pression sur les dirigeants à propos de l’accord de Paris. Le message est clair : "Nous retournons dans la rue (...) pour demander des mesures réelles et ambitieuses aux responsables politiques du monde entier réunis à la COP", proclament les associations dans un manifeste. Une seconde marche est également prévue à Santiago au Chili. Suite à ce cortège, un sommet social pour le climat est organisé du samedi 7 au 13 décembre, dernier jour de la COP25

  • Ce vendredi 6 décembre annonce l'"Ocean Action Day". À la veille de cette journée, le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) a présenté son "rapport spécial sur l’océan et la cryosphère dans un climat en mutation" publié le 25 septembre dernier. Le document de 900 pages - adopté par les 195 Etats membres du Giec - contient une vingtaine de recommandations pour lutter contre les impacts du dérèglement climatique. Il souligne notamment l’importance "de définir de toute urgence, des mesures prioritaires opportunes, ambitieuses et coordonnées pour faire face aux changements durables sans précédent que subissent l’océan et la cryosphère", selon un communiqué de presse du GIEC. 

05 décembre 2019, colères et nouveau rapport de l'ONU

  • Ce jeudi, 222 groupes de parents originaires de 27 pays se sont unis dans un même but : appeler à une action urgente de la part des dirigeants, pour lutter contre le réchauffement climatique. C’est à travers une déclaration commune initiée par Our Kids Climate qu’ils se sont exprimés : "Il faut faire face à l'urgence climatique qui affectera tous les enfants d'aujourd'hui et des générations à venir".
  • "Vous trouvez ça drôle que des océans meurent ? Est-ce que vous trouvez ça drôle ?", scande aujourd’hui en plein parlement australien le sénateur Peter Whish-Wilson à propos de l’inaction du gouvernement australien face à la protection des coraux de la Grande barrière. Un discours empreint de colère, qui, en pleine COP 25 possède irrévocablement sa place. 
  • Un nouveau rapport sur les arbres et les forêts situés sur des terres arides a été publié ce jeudi par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Un rapport qui - dans le cadre de la COP 25 - permet de comprendre l’état des forêts pour ainsi mieux évaluer l’impact du changement climatique. Les résultats montrent que "les terres arides (…) recouvrent environ 6,1 milliards d’hectares, soit 41% de la surface terrestre, et que parmi elles 1,1 milliard d’hectares (18%) sont des forêts". Ces mêmes terres ont des écosystèmes qui sont davantage touchés par les pénuries d’eau, les sécheresses, et les changements climatiques. Une extension de 10 % à 23 % des terres arides du monde d’ici la fin du 21ème siècle serait prévue, avec de "dangereux effets secondaires pour la sécurité alimentaire, les moyens d’existence et le bien-être humain".

04 décembre 2019, pandas et baisse des émissions de CO2

  • Si la COP 24 avait révélé la jeune suédoise Greta Thunberg, une étonnante petite fille a fait son apparition à Madrid cette année. À seulement 9 ans, Zoé - née dans la province chinoise de Sichuan - milite pour sauver les pandas, menacés par l’urbanisation de la Chine et le réchauffement climatique. Un combat personnel dont elle doit faire part dans un discours annoncé demain après-midi.  
  • En plein sommet pour le climat, le consortium scientifique international, Global Carbon Project, sort son bilan annuel des émissions mondiales de CO2 dans la revue Nature Climate ChangeCelles-ci auraient augmenté de 0,6 % en 2019, une hausse moins considérable qu’en 2017 (+1,5 %) et 2018 (+2,1 %). Ce ralentissement s’expliquerait par des performances économiques moins élevées que prévu de la part de la Chine et de l’Inde, ainsi qu’un moindre recours au charbon dans le monde.

3 décembre 2019, "Chaleur exceptionnelle", OTAN et accord de Paris

  • Cette année vient conclure une décennie "de chaleur exceptionnelle", a annoncé l'ONU ce matin à l'occasion de cette conférence internationale pour le climat. 2019 a atteint un record, puisqu’elle figure parmi les trois années les plus chaudes jamais enregistrées depuis 1850.
  • Elle est attendue avec impatience par les militants écologistes. La jeune activiste suédoise Greta Thunberg incarne une jeunesse salvatrice qui se mobilise contre le changement climatique. Actuellement à Lisbonne, elle posera prochainement ses bagages à Madrid pour assister à la COP 25.
  • Du côté de l'outre-Manche, l'ambiance est sensible à Londres à l’ouverture du nouveau sommet de l'OTAN. Le 7 novembre dernier, Emmanuel Macron avait jugé dans un entretien à l’hebdomadaire anglais The Economist, que l'organisation est en état de "mort cérébrale" : le président français maintient aujourd’hui ses propos, en dépit de la déception de Donald Trump, rendant l'échange tendu entre les deux chefs d'Etat.

  • Alors que le président américain a récemment réaffirmé la sortie des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat, des dirigeants de grandes entreprises de la Silicon Valley telles que Microsoft, Google ou Tesla, ont sommé le chef d'Etat de réviser sa décision dans une tribune commune. Parmi les signataires, Tim Cook - à la tête de la marque à la pomme - déclarait notamment sur Twitter que "l'Humanité n'a jamais fait face à une menace plus urgente que le changement climatique". Plusieurs groupes français exerçant aux États-Unis tels que Kering ou L’Oréal, y ont également pris part.

  • Retour à Madrid où l'OMS a tiré la sonnette d'alarme ce mardi : "Alors que les risques pour la santé augmentent, un financement prioritaire ‎visant à protéger la santé face au changement climatique fait toujours défaut", a commenté l'agence à propos de son dernier rapport sur les changements climatiques et la santé.

02 décembre 2019, ouverture de la COP de la dernière chance

  • "Time for action", tel est le slogan de ce 25ème sommet. Le secrétaire général des Nations unies, António Guterres a lancé un premier message d’alerte dimanche soir, à la veille de la COP : dénonçant des efforts "tout à fait insuffisants", l’Humanité doit mettre fin à sa "guerre contre la nature", a-t-il fait savoir. 
  • La semaine dernière un nouveau rapport de l'ONU nous apprenait que tout retard des pays au-delà de 2020 rendrait "rapidement l'objectif de 1,5°C, hors de portée". La planète attend toujours des actions de la part de ces principaux pollueurs : Chine, Etats-Unis, Inde, Canada, Australie, Brésil, parmi lesquels certains des hauts représentants sont aux abonnés absents de cette COP 25.
  • En l’absence d’Emmanuel Macron, la France y est représentée par la secrétaire d'Etat au ministère de la Transition écologique, Brune Poirson ainsi que le Premier ministre Edouard Philippe. Après la publication d'une tribune dans les colonnes du HuffPost ce lundi matin, l'occupant de Matignon a également pris la parole à Madrid en début d'après-midi. "Ce combat terrible que l'Humanité doit livrer, à elle-même d'une certaine façon, est gagnable", a-t-il déclaré devant l'assemblée. 
  • À l’issue de cette première journée de COP, la secrétaire d’Etat française Brune Poirson a signé un accord pour "la création du nouveau fonds fiduciaire consacré à la biodiversité" avec Alberto Moreno, président de la Banque Interaméricaine de Développement (BID). Pour ce "Natural Capital lab", les secteurs prioritaires seront la lutte contre la déforestation la transition vers une agriculture responsable et enfin la préservation de la biodiversité, a fait savoir le gouvernement dans un communiqué ce lundi soir.
  • Le président autrichien Alexander Van der Bellen, s’exprimait ce lundi à travers un discours saisissant, décrivant le monde obscur que les dirigeants allaient laisser à leurs enfants. Il décrit Vienne comme une ville qui sera "extrêmement chaude pendant des mois" et où "beaucoup d'arbres n'auront pas survécu à la chaleur." Un message qu’il conclu avec espoir : "2020 sera l’année où nous devrons décider (…) Désormais il ne peut y avoir qu’une seule direction à prendre envers les émissions de gaz à effet de serre : diminuer, diminuer."

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