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Pourquoi privilégier des masques réutilisables made in France ?

40 millions de masques réutilisables n'ont pas trouvé preneurs en cette période de déconfinement.
©Julie Sebadelha / Hans Lucas / AFP

S’il était difficile de se fournir en masques au début de la pandémie, les entreprises ont rapidement su inverser la vapeur pour permettre à tous de pouvoir en bénéficier aisément. Un grand nombre de Français semblent néanmoins opter pour les masques jetables, au grand dam des entreprises, qui se retrouvent avec un stock d’invendus colossal.

40 millions, c’est, selon l’Union des industries textiles, le nombre de masques réutilisables non écoulés par des entreprises françaises en cette période de déconfinement. Une situation s’expliquant notamment le choix fait par de nombreux Français d’opter pour des masques chirurgicaux, donc jetables. Face à ce constat, la secrétaire d’État auprès du ministre de l’Economie Agnès Pannier-Runacher a réuni Yves Dubief, PDG de la société Tenthorey, et Guillaume Gibault, fondateur du Slip français, afin d’évoquer cette situation et de  trouver des débouchés pour les entreprises impactées. 

Des vertus écologiques et financières

Les vertus du masque réutilisable sont pourtant nombreuses, d’un point de vue économique tout d’abord. D’une valeur comprise entre 55 et 60 centimes d’euros, un masque jetable revient nettement plus cher que son semblable réutilisable. Compris entre 3 et 5 euros, le masque réutilisable équivaut donc à une somme comprise en 15 et 25 centimes par utilisation. 

Fabriqués sur le territoire, les masques made in France ont l’indéniable avantage de ne représenter qu’une faible empreinte carbone. Favorisant l’économie nationale et la consommation de proximité, ces masques lavables et réutilisables tendent à s’imposer comme des protagonistes importants de la lutte contre la production de déchets et du gaspillage.

40 millions de masques réutilisables n'ont pas trouvés preneur en cette fin de pandémie.
©Oli SCARFF / AFP

Le constat fait pour le masque jetable est pour sa part bien moins reluisant. Fabriqué à partir de polypropylène, un dérivé du pétrole, ce dernier n’est pas biodégradable et surtout très peu recyclé. Il peut mettre, selon l’Association de défense d’éducation et d’information du consommateur (Adeic), jusqu’à 450 années à se décomposer dans la nature. Depuis le début de la pandémie, ce sont plus de deux milliards de masques jetables qui ont été commandés par le gouvernement en France. 

Julie Sauvêtre, chargée de projet au sein de Zero Waste Frances’est confiée à ID sur ce sujet. Pour cette dernière, la consommation de masques jetables entraînera inévitablement un cercle vicieux dont l’Homme paiera le prix. "Le schéma de pollution d’un masque est le même que celui d’un emballage plastique. Il va se retrouver dans les écosystèmes marins notamment, ce qui va contaminer une partie de la faune, et donc in fine avec le système de la chaîne alimentaire, se retrouver dans nos assiettes et nous contaminer. En plus de l'impact environnemental, les consommateurs vont également ressentir les conséquences sanitaires de cette pollution des masques."

Des masques réutilisables : oui, mais lesquels ?

S’il est donc préférable d’opter pour un masque réutilisable, gare néanmoins à ne pas choisir n’importe lequel. Comme l’explique une étude menée par 60 millions de consommateurs, il existe deux types de masques non jetables. Les masques à filtration garantie et agréés par la Direction générale de l’armement (DGA) ou par l’Institut français du textile et de l’habillement (IFTH) d’un côté, et les masques non testés de l’autre. 

Les masques "grand public" à filtration garantie sont les plus recommandés puisque leur commercialisation fait suite à une batterie de tests. Ils sont reconnaissables grâce au logo "filtration garantie – testé X lavages" affiché dans la notice ou sur l’emballage et sont disponibles en pharmacie, en grande distribution alimentaire ainsi que chez les buralistes. 

Les industries #textiles, leurs partenaires et l'Etat travaillent depuis début mars à la fabrication de #masques grand public répondant à des objectifs de performance en termes de respirabilité et de filtration #covid19 pic.twitter.com/lnFTmrTCQe

— Industries Textiles (@UITFrance) April 27, 2020

Les masques non testés ne garantissent aucune garantie d’efficacité pour leur part. L’Association française de normalisation (Afnor) n’hésite néanmoins pas à donner quelques conseils sur les matériaux à utiliser ou non. Si elle déconseille la toile cirée, la polaire, la cretonne rugueuse, le jean, la toile cirée et le tissu enduit, elle recommande toutefois les masques en trois couches, avec deux couches de coton prenant en tenaille une troisième couche de textile. Outre la nature du masque, il est primordial de trouver un masque s’adaptant à la forme du visage.

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