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Circuits courts : "Les Français ont vraiment envie de soutenir les producteurs locaux"

Clémence Fernet, responsable de la communication externe à "La Ruche qui dit Oui!"
© DR/La Ruche qui dit Oui!

La Ruche qui dit Oui!, leader dans le domaine de la vente en circuit court, fête ses dix ans cette année. À cette occasion Clémence Fernet, responsable communication de l'entreprise, présente à ID les principales avancées, ainsi que les ambitions pour le futur du circuit court.

La consommation de produits issus des circuits courts a connu un gain de popularité auprès des Français ces dernières années. Les différents confinements ont notamment été un accélérateur de cette tendance. À l'occasion des dix ans de La Ruche qui dit Oui!, ID a rencontré Clémence Fernet, responsable de la communication, pour faire le bilan du circuit court et évoquer les enjeux à venir.

Quels sont les chiffres les plus importants de la ruche aujourd’hui ?

La Ruche qui dit Oui! fête ses dix ans le 21 septembre. Nous sommes les pionniers du circuit court en France, ainsi que les leaders. Nous sommes présents partout en France avec 770 points de distribution, nos "ruches", ainsi que 5 000 producteurs membres de notre réseau qui les approvisionnent. Enfin, nous avons 550 responsables des ruches, des particuliers qui s’engagent pour promouvoir l’alimentation locale partout en France. En tout, nous avons 250 000 membres en France et en Europe qui consomment en circuit court, tout en s’engageant pour une alimentation plus vertueuse.

Avec ces années de recul, qu’est-ce qui a changé dans votre organisation et votre fonctionnement ?

Il y a dix ans, nous étions les seuls dans le secteur. Aujourd’hui, on constate qu’il y a de plus en plus d’initiatives qui se sont créées sur ce créneau de l’alimentation locale. Ce qui a profondément changé, ce sont les habitudes des consommateurs. Nous avons senti une vraie croissance de l’intérêt pour le circuit court au cours de ces dix ans. Le point culminant de cet engouement a été la crise du Covid-19 avec les confinements successifs qui ont marqué l’essor des circuits courts.

Pour La Ruche qui dit Oui!, c’était une activité exceptionnelle et historique. Cela a montré que les Français ont vraiment envie de soutenir les producteurs locaux, de consommer de façon plus durable, des produits qui sont produits à proximité de chez eux. C’est cette notion de transparence qui est très importante : des prix justes, et surtout des bons produits que nous voulons mettre en valeur.

Est-ce que les produits locaux sont nécessairement synonymes de qualité ?

Notre notion de local s’appuie avant tout sur la qualité. Nous privilégions des produits qui sont uniquement de saison, il n’y a pas de serres chauffées. À La Ruche qui dit Oui!, vous n’aurez jamais de tomates en hiver. Nous privilégions également les exploitations familiales, à taille humaine, qui ne font pas d’agriculture intensive.

Notre vision du produit local va de paire avec une agriculture soutenable"

Nous essayons également de mettre en valeur le bio, et de manière générale une agriculture raisonnée, avec une utilisation limitée de produits chimiques. Notre vision du produit local va de pair avec une agriculture soutenable, durable et juste pour le producteur.

Pour revenir à votre activité au cours du confinement, qu’avez-vous constaté concrètement au niveau de la consommation ?

Sur le premier mois du confinement, nous avons accueilli plus de 60 000 nouveaux membres. Nous n’avions jamais connu une arrivée aussi forte de consommateurs. Notre volume de commande a été multiplié par quatre par rapport aux années précédentes. Les producteurs étaient ravis de cette hausse d’activité. Cela leur a permis de développer leur ferme et employer de nouveaux salariés. Cela a été un moment très fort.

Est-ce que ce mouvement est devenu durable après le confinement ou bien avez-vous constaté une baisse ?

Étant donné que nous avons constaté un pic de consommation jamais vu auparavant, nous avons forcément vu notre activité diminuer légèrement. Cependant, la tendance est très positive. Aujourd’hui, notre niveau de commandes reste deux fois plus élevé qu’en 2019.

Le circuit court est devenu une tendance de fond. Il y a un vrai attrait pour consommer local. Ça nous a donné envie de rendre encore plus accessible ce type d’alimentation. Suite à la crise, nous avons créé nos premières boutiques physiques pour suivre cette tendance et rendre accessible cette alimentation au plus grande nombre.

Quelle est votre vision de votre activité dans dix ans ?

Nous voulons continuer à promouvoir les circuits courts, de développer l’alimentation locale partout où c’est possible, ainsi que celui de la ruche. Notre premier défi reste d’embarquer encore plus de consommateurs dans cette autre manière de commercer entre producteurs et consommateurs que nous avons inventée.

Il s’agit également de continuer à faciliter l’accès direct aux producteurs, notamment avec d’autres canaux de distribution que sont la livraison à domicile avec notre service "la ruche à la maison" en Île-de-France, ainsi que le développement des boutiques physiques. Enfin, nous voulons participer à une transition écologique et agricole qui est nécessaire et qui doit être menée à plus grande échelle, en soutenant nos producteurs dans ces démarches.

 

Une interview réalisée en partenariat avec France Inter. Écoutez la chronique Social Lab ici

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