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HUMEUR

Allain Bougrain-Dubourg : " La régression environnementale l'emporte avec insolence"

Allain Bougrain-Dubourg, grand défenseur de la cause animale.
©XAVIER LEOTY / AFP

Mardi 1er septembre, pour protester contre les politiques environnementales menées par le gouvernement, plusieurs associations ont boycotté la réunion de rentrée du Conseil national de la transition écologique. Allain Bougrain-Dubourg, Président de la Ligue pour la Protection des Oiseaux, nous livre son regard sur cette décision.   

Enfant naturel du Grenelle de l'Environnement, le CNTE, comprenez le Conseil National de la Transition Écologique, est une instance de dialogue entre tous les acteurs économiques, sociaux, environnementaux, etc... Six collèges, 50 membres... de quoi refaire le monde.

Sauf que pour la réunion du 1er septembre, 3 ONG ont décidé d'adopter la chaise vide. France Nature Environnement, la LPO et les Amis de la Terre espèrent montrer ainsi qu'elles ne sont plus dupes des vœux pieux. En clair, la régression environnementale l'emporte avec insolence (ou subrepticement!) alors que l'exécutif laisse croire en un État exemplaire. Barbara Pompili n'est pas directement visée. La réaction des associations dénonce justement les couleuvres qu'on l'oblige à ingurgiter.

Dans le millefeuille des déceptions, on note évidemment le rétropédalage à l'égard des néonicotinoïdes. La main sur le cœur ils devaient disparaître, la loi sur la reconquête de la biodiversité, votée en août 2016, s'en portait garante. Et les voilà qui ressurgissent d'un seul trait de plume. La glu fut-elle passée aux oubliettes pour compensation ? La satisfaction fut de courte durée, dès le lendemain le Ministère de la Transition Ecologique autorisait l'abattage de plus de 17 000 tourterelles des bois, contre l'avis de la consultation citoyenne, contre l'avis de la Commission Européenne, contre l'avis des scientifiques... contre l'avis de la raison.

Que dire également des "simplifications environnementales" qui, au nom de la frugalité administrative, ouvrent la porte à tous les abus ? Que dire enfin de l'effort national engagé lors du Grand Débat ? Des centaines de milliers de citoyens se sont investis dans l'espoir d'un nouveau paradigme. Il est alors apparu que la question environnementale arrivait en tête des priorités et devait être traitée en urgence. Qu'en reste-t-il aujourd'hui ? La patate chaude a été confiée à la convention citoyenne qui avait pour mission de nous indiquer comment réduire de 40 % les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2030. Dans les 150 propositions faites, qui a pu évaluer l'effet sur la réduction de chacune d'entre elles ? En clair, a t-on chiffré l'efficacité des mesures pour atteindre les fameux 40 % ? La réponse est non !

Je souhaite pourtant très sincèrement le succès de cette initiative faute de quoi l'exécutif devra à nouveau inventer une patate chaude afin de gagner encore du temps …

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