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Environnement

Biodiversité : le coronavirus donne du répit aux baleines

En Islande, les baleines pourront bénéficier d'un semblant de répit, puisqu’elles ne seront pas chassées cette année.
©Craig Lambert Photography/Shutterstock

Avec deux sociétés baleinières éminemment importantes, l’Islande est l’un des derniers chasseurs de baleines de notre planète. Néanmoins, face aux obligations de distanciation sociale liées à la crise sanitaire, les nombreuses expéditions prévues pour chasser le mammifère marin sont annulées cette année.

Si le Covid-19 a engendré des problèmes sanitaires et économiques importants, il peut néanmoins être propice à quelques bonnes nouvelles. En Islande, les baleines pourront bénéficier d'un semblant de répit, puisqu’elles ne seront pas chassées cette année. Kristjan Loftsson, directeur général de Hvalur, entreprise islandaise de chasse à la baleine, a en effet déclaré au média islandais Morgunbladid qu’il ne partirait pas en mer, puisque les conditions sanitaires ne permettent pas un tel périple. Décision plus radicale encore pour Gunnar Bergmann Jonsson, directeur général de la société de chasse au petit rorqual IP-Utgerd, pour qui la chasse à la baleine est définitivement terminée, comme il l'a confié dans les colonnes de l’AFP

Une nouvelle qui va dans le bons sens, pour le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW). "Il est maintenant clair que ce que nous voyons est la fin de la chasse à baleine en Islande, ce qui est une bonne nouvelle pour les baleines, une bonne nouvelle pour l'Islande et une bonne nouvelle pour la conservation marine dans le monde", a déclaré le directeur du programme de conservation marine chez IFAW Patrick Ramage dans un communiqué

Le marché islandais de la baleine connaît un coup d’arrêt depuis plusieurs années. L’année dernière, Kristjan Loftsson et son entreprise n’avaient déjà pas pu larguer les amarres. En cause, un refus du directeur général de Hvalur de remettre ses registres de chasse aux autorités de pêche islandaises, qui l’ont empêché d’obtenir un permis de pêche.

Principalement chassé pour sa chair, l’immense cétacé n’est pas uniquement la proie de l’Islande. La Russie, la Norvège et le Japon sont aussi les bourreaux de nombreuses baleines chaque année. En 2019, plus de 225 baleines ont été capturées au pays du Soleil-levant. Une pêche intensive et souvent inutile, puisque la baleine est un mets moins consommé qu’auparavant. Ainsi, 3 700 tonnes d’invendus étaient comptabilisés en janvier dernier dans le monde. 

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