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idées PRATIQUES

Comment repérer des cosmétiques (vraiment) respectueux de l’environnement ?

Les cosmétiques conventionnels peuvent contenir de nombreuses substances controversées.
©Pixel-Shot/Shutterstock

Certains produits cosmétiques largement répandus peuvent contenir un grand nombre de composants nocifs. Y voir plus clair n’est pas toujours chose facile quand il s’agit de se décider à acheter tel rouge à lèvres ou tel déodorant plutôt qu’un autre.

Le premier niveau d’analyse lorsque l’on se penche sur le sujet peut être le simple examen de la composition d’un produit donné. La législation internationale donne l’obligation aux fabricants de cosmétiques de se soumettre à une nomenclature, l’International Nomenclature of Cosmetic Ingredients (INCI), qui oblige à livrer une liste détaillée des ingrédients sur les emballages. Dans l’étude de la liste des composants, il convient généralement de se limiter aux principaux (les cinq ou six premiers) qui constituent la majeure partie du produit. Ce système de notation est utile pour repérer les composants potentiellement allergènes par exemple, mais il ne renseigne automatiquement sur leur dangerosité en matière environnementale, ni, avec précision, sur la qualité globale du produit.

Faire soi-même le tri dans les informations

D’une manière générale, on aura tendance à préférer les listes d’ingrédients les plus courtes, et les noms de composants écrits en latin plutôt qu’en anglais par exemple, puisque cela signifie que l’on a affaire à une substance d’origine végétale et non pas synthétique. En poussant cette logique à l’extrême, on peut dire qu’un premier moyen sûr de choisir des produits cosmétiques respectueux de l’environnement est de sélectionner les produits les moins transformés. Certaines matières premières sont même des substituts intéressants à des produits très travaillés. Les huiles végétales, beurres, laits, miels peuvent être utilisés à bien des effets : hydratation, protection, nutrition de la peau, etc.

Si certaines de ces matières premières sont onéreuses lorsqu’elles sont pures, certains cosmétiques légèrement transformés en exploitent souvent les propriétés les plus intéressantes tout en restant écologiquement responsables. C’est le cas de la plupart des produits cosmétiques labellisés, c’est-à-dire soumis à un cahier des charges contraignant pour se voir attribuer une certaine mention. Parmi celles-ci, on peut citer Nature & Progrès, réputé pour être l’une des plus exigeantes, NaTrue, qui se décline en trois niveaux de certification dont le plus restrictif est celui de "cosmétique biologique", ou encore Cosmébio. Si ces labels offrent des garanties différentes, l’appellation "biologique" est généralement soumise à de grands principes communs, comme l’interdiction des OGM, des silicones, ou des parfums et colorants de synthèse.

Trois marques de cosmétiques écoresponsables à découvrir :

-La Canopée, cosmétique naturelle et végane
-AnneMarie Börlind, cosmétique naturelle d'avant-garde
-Laboratoires de Biarritz, cosmétique éco-respectueuse et zéro impact sur l'océan

L'aide bienvenue des applications

Comme pour les denrées alimentaires, des applications ad hoc existent pour analyser avec plus de précision la composition des cosmétiques. Et c’est souvent bien utile pour s’y retrouver lorsque l’on entreprend de faire le tri dans la multitude de composants au nom compliqué listée sur les emballages. Un simple scan permet d’obtenir l’évaluation globale du produit, dans laquelle est mise en évidence la présence, ou non, de substances controversées ou potentiellement dangereuses. En l’absence de labellisation, cette aide est d’autant plus précieuse que certaines substances très controversées restent autorisées à l’emploi, à l’image de certains dérivés du pétrole ou de l’EDTA.

La plus reconnue est sans doute QuelCosmetic, une application développée par l’association de consommateurs UFC-Que Choisir. Yuka, connue à l’origine pour son évaluation des produits comestibles, s’est diversifiée et fonctionne aujourd’hui aussi pour les cosmétiques. Ceux deux applications sont collaboratives, chaque utilisateur pouvant enrichir la base de données en scannant un article qui n’y figure pas.

Ces intermédiaires permettent d’élargir le champ des possibles lorsqu’arrive le moment de l’achat. En effet, en matière de cosmétiques, gare au greenwashing. Certains produits ont beau être visuellement flatteurs, la réalité est parfois toute autre. À l’inverse, il est parfois difficile de remarquer certains cosmétiques vertueux qui pourtant ne payent pas de mine. Bien sûr, ces applications sont ne sont pas infaillibles, car elles se basent sur l’état actuel des connaissances et ne sont pas alimentées par des spécialistes. Cependant, en préférant, quand c’est possible, les produits labellisés, ou en croisant les sources d’informations entre elles, il est assurément possible de faire les bons choix.  

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