Abonnez-vous

En vous abonnant, vous acceptez notre politique de confidentialité.

Idées Pratiques

Comment bien déchiffrer les étiquettes de ses cosmétiques ?

©STEKLO/Shutterstock

Pas toujours évident de s'y retrouver dans la composition de nos cosmétiques : si les applications pour décrypter leurs étiquettes fleurissent, quelles pistes pour nous aider sans l'aide de notre smartphone ?

Les fabricants de cosmétiques doivent impérativement, selon la législation occidentale, faire apparaître sur l’emballage des produits de beauté la liste INCI, qui signifie International Nomenclature of Cosmetic Ingredients. Sur l’étiquette, on doit retrouver TOUS les ingrédients, dans l’ordre décroissant de leur dosage. Mais si l’ingrédient est dosé à moins de 1 % dans la formule, le fabricant peut en modifier la place et ainsi préciser à la toute fin de la liste des conservateurs indésirables, par exemple.

Déchiffrer les ingrédients 

Pour mieux comprendre ce que contiennent nos cosmétiques, on peut donc tout d'abord repérer certains ingrédients indésirables tels que les silicones, très volatiles, non biodégradables et purement synthétiques. Il s’agit souvent de mots en -ane et -one (dimethicone, cyclopentasiloxane…) ; également les parabens, qui ont des propriétés antibactériennes et antifongiques. On les repère facilement, dans tous les termes qui contiennent le mot "paraben" (méthyl-paraben, isobutyl-paraben…) : ils sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens.

Attention aussi aux alcools gras et/ou solvants, parfois irritants même si tous ne sont pas à éviter et que tout dépend du taux d’alcool dans le produit (on fait attention au mot "alcohol" ou aux mots finissant en "ol" (butylene glycol, methylpropanediol…). Il faut surveiller également les huiles minérales, qui selon le président de Slow Cosmétique, Julien Kaibeck, couvrent la peau d’un "film irrespirable" et n’apportent rien à une crème à part du volume. Elles se cachent derrière les termes "petrolatum", "paraffinum", ou "cera microcristallina". Sans oublier les substances éthoxylées, plastique ou substances irritantes : l’éthoxylation est un procédé chimique lourd et dangereux interdit dans les produits bio : il s’agit d’éviter les lettres PEG, PPG, EDTA, et BHT.

À regarder aussi, les parfums synthétiques aussi qui comme leur nom l'indique, ne sont pas des arômes naturels (termes "parfum"/"flagrance"), et les colorants, désignés par "CI + leur numéro" (mais les colorants naturels sont aussi désignés par "CI + leur numéro"...).  Attention enfin aux nanoparticules de "titanium dioxide" ou dixoyde de titane potentiellement cancérogènes, au triclosan et au phenoxyethanol qui sont suspectés d’être des perturbateurs endocriniens. 

Préférer le latin à l'anglais

Bon à savoir, selon l’association 60 millions de consommateurs, des noms de substances en latin indiquent que le produit est issu de plantes et qu’il n’a pas été transformé alors qu’un nom en anglais signifie qu’une substance naturelle a été transformée chimiquement.

Privilégier les listes courtes 

Cela vaut aussi pour les produits bio !

Faire attention à certaines allégations 

Si un ingrédient est en fin de liste, cela signifie que votre produit en contient vraiment très peu. Si cet ingrédient est mis en avant sur l'emballage, attention donc au marketing abusif et au greenwashing !

Surveiller les labels

On privilégie si possible les labels bio (relire notre article pour bien les distinguer), mais également la mention Slow Cosmétique, remise par les bénévoles de l’Association Slow Cosmétique, qui récompense des marques s'engageant pour une beauté "plus écologique et moins trompeuse" (charte à l'appui). Et enfin, les labels qui proscrivent toute matière animale : One Voice, Vegan Society, Cruelty Free and Vegan, IHTK (leurs différences dans ce lien).

Note : ces conseils sont à retrouver dans l'ouvrage Adoptez la slow cosmétique de Julien Kaibeck aux éditions Leduc. 

Si vous préférez utiliser une application sur votre téléphone pour scanner vos cosmétiques et savoir s'ils contiennent des subtances indésirables, c'est évidemment possible et il en existe de nombreuses. Sont-elles d'ailleurs toujours fiables ? Un zoom par ici.

Vous avez apprécié cette information ? Abonnez-vous à notre newsletter en cliquant ici ! 

Pour aller plus loin et agir à votre échelle, découvrez notre guide pratique "Bébé (aussi) sera écolo!"

Au sommaire : qualité de l'air, hygiène, équipements, habillement, alimentation...Tout pour un quotidien écolo avec bébé !

Pour en savoir plus c'est par ici.

Merci ! #TousActeurs.