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Cinq étapes pour désencombrer son logement (et son esprit)

Nous accumulons nombre d'objets inutiles : et si on les triait pour prendre conscience de notre surconsommation et changer nos habitudes ?
©Elena Nichizhenova/Shutterstock

Chaque année, de plus en plus d’objets en tous genres s’accumulent dans notre intérieur : bibelots, souvenirs de voyages, magazines, produits d’hygiène et de beauté, vêtements, papiers… Quelques conseils pour éviter qu’ils ne nous envahissent et pour ne plus les multiplier.

Adopter un mode de vie plus slow et tendre au zéro déchet ou presque permet non seulement de respecter davantage la planète, mais également de faire de l’ordre dans notre esprit. Pour adopter ces habitudes, il est avant tout important de vivre dans un environnement sain, désencombré de ses objets inutiles. Une fois cette mission remplie, il sera plus que temps, si ce n’est pas déjà fait, d'arrêter de surconsommer afin de ne plus avoir à faire le grand tri chaque année.

Pour désencombrer son intérieur, il suffit de se munir de trois très grands cartons (un pour ranger, un pour donner/vendre, un pour jeter en dernier recours, au bon endroit), et pourquoi pas du questionnaire suivant, proposé par le blog Maman s’organise :

-Cet objet me plaît ? Oui / Non

-Cet objet me rend service, il est utile ? Oui / Non

-Cet objet est facile à utiliser ? Oui / Non

-Je me sers de cet objet régulièrement ? Oui / Non

-J’ai utilisé cet objet il y a moins d’un an ? Oui / Non

-Je n’ai qu’un seul exemplaire de ce bel objet ? Oui / Non 

En cas de réponses négatives ou si l'on hésite, il faut se débarrasser de l’objet en question. ID vous donne quelques conseils plus spécifiques :

1- Les vêtements

Nos vêtements se divisent en trois catégories :

-Ceux que nous portons régulièrement : direction le carton "à ranger" ;

-Ceux qui sont usés ou déchirés : direction notre section chiffons, la machine à coudre pour effectuer des réparations – en suivant pourquoi pas les tutoriels proposés par ID ici -, ou des ateliers de réparation. On pense sinon aux bornes de collecte, s’ils ne sont ni souillés, ni mouillés ;

-Ceux qui sont encore en bon état mais qui ne nous vont plus ou que l’on n’aime plus : direction le carton "à vendre ou à donner". Pour les bonnes adresses de revente ou de don, on consulte notre article :  "Don, revente, recyclage : que faire de ses vêtements usagés ?".

En bonus, il y a aussi les vêtements que nous aimons mais que nous ne savons pas avec quoi associer et par conséquent… que nous ne portons pas. Il faut faire un choix : l’application Clothes To Me nous permet de photographier nos vêtements et d'enregistrer nos choix de tenues. On peut donc trouver des idées pour associer ces vêtements mis de côté : s’ils ne s’associent à rien, autant s’en débarrasser. On pourra d’ailleurs bientôt recycler ou revendre nos vêtements directement via cette application.

©capture écran Clothes To Me

2- Les papiers

Certains papiers doivent être conservés plus longtemps que d’autres : le site service-public.fr nous indique la durée minimale pendant laquelle il est plus prudent de conserver tel ou tel document (assurances, véhicule, banque, logement, impôts, santé). On consulte les délais ici. Attention, si l’on scanne un document pour le conserver au format numérique, il n’a pas la valeur d’un original (mais il est important de numériser ses documents tout de même pour en garder une copie).

On se munit d’une chemise et l’on classe les documents à garder catégorie par catégorie pour s’y retrouver. On jette les autres au recyclage – des conseils si l’on décide de les déchiqueter à cette adresse.

3- Les produits d’hygiène et de beauté

Attention à ces produits de soin que l’on n’a pas utilisés depuis plus d’un an : ils sont sans aucun doute périmés. Rien ne sert de se dire qu’on les utilisera bien un jour. Les contenants de nos cosmétiques sont divers et variés : l’ADEME vous dit où jeter tel ou tel emballage.

©Capture écran Ademe

4- La bibliothèque et les bibelots

Cadres photos, livres, souvenirs de voyages, statuettes, vases, plantes, horloges s’entassent chez nous et sont parfois difficiles à trier. Le blog Les défis des filles zen nous suggère de les regrouper catégorie par catégorie et de se demander si on remplacerait tel ou tel objet en cas de perte ou de vol (si ce n’est pas le cas, pourquoi le garder ?). Cela nous permettra de voir également quels objets nous possédons en double. Côté livres, nous sommes attachés à certains d’entre eux tandis que d’autres ont moins de valeur à nos yeux. Pourquoi ne pas en faire profiter nos amis en les leur donnant ? On peut aussi consulter le site Point Livres, qui nous indique où donner nos livres près de chez nous.

©Capture écran Point Livres

5- Les médicaments

On ne garde que les médicaments que l’on peut prendre sans ordonnance comme le paracétamol, certains antidouleurs… Quant aux autres, on ne les jette surtout pas, ils sont très polluants pour l’environnement. Qu’ils soient périmés ou non, on les ramène à la pharmacie. Les déchets de soins, les seringues, les aiguilles usagées ou non, les pansements et les compresses présentent des risques infectieux : ils font l’objet d’une collecte distincte (relire notre article sur les déchets dangereux).

©capture écran Cyclamed

Après le tri, la méthode "BISOU"

Après avoir effectué ce vaste tri, une prise de conscience s’impose : nous achetons trop d’objets. Que faire pour ne pas avoir à recommencer un tel désencombrement ? Stopper les achats compulsifs. Pour ce faire, on peut  tenter la méthode BISOU proposée par les auteures Marie Lefèvre et Herveline Verbeken dans leur ouvrage "J’arrête de surconsommer !" (2017, éditions Eyrolles). Avant chaque achat, on se pose les questions suivantes :

-B comme Besoin. A quel besoin cet achat correspond-il ?

-I comme Immédiat. Dois-je l'acheter immédiatement ?

-S comme Semblable. N'ai-je pas déjà quelque chose de semblable ?

-O comme Origine. Quelle est l'origine de ce produit ?

-U comme Utile. Cet objet me sera-t-il vraiment utile ? 

Le saviez-vous ?

Apprendre à désencombrer son intérieur est un des points primordiaux du mode de vie à la suédoise du "lagom", ou du "juste ce qu’il faut". Cela consiste à identifier et à ne garder que les choses qui nous servent et que nous aimons, et de vivre plus détendu dans un environnement aéré et ordonné.

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