À cet effet, chaque petit geste compte : le simple fait de modifier des habitudes quotidiennes peut avoir une incidence majeure. Mais comment identifier les leviers pertinents ? Pour ce faire, un bon point de départ consiste à analyser l’empreinte carbone de vos dépenses quotidiennes. Dans cet article, nous vous expliquons comment mesurer vos émissions de CO2 et quelles bonnes pratiques vous aideront à agir concrètement.
Analyser l’empreinte carbone de vos dépenses
Si vous ambitionnez de réduire votre impact environnemental, il vous faut d’abord identifier les postes responsables des émissions de gaz à effet de serre les plus importantes. Dans cette optique, vous pouvez utiliser deux types d’outils :
- Les simulateurs basés sur la méthodologie du Bilan Carbone®, comme le calculateur proposé par l’Agence de la transition écologique (ADEME). La plateforme Nos Gestes Climat vous permet de mesurer votre empreinte carbone et l’équivalent en litres d’eau consommés, afin d’identifier les actions ayant le plus d’impact sur l’écologie.
- Les outils mis à disposition par certaines banques qui estiment directement l’empreinte carbone de vos dépenses en analysant vos opérations réelles, à l’image du simulateur de la banque en ligne Monabanq. Ce service est accessible gratuitement depuis la fonctionnalité « gestion de budget » du site web ou de l’application.
Identifier les postes de dépenses les plus impactants
Grâce à ces outils, vous êtes en mesure d’identifier les postes critiques par le biais de l’empreinte carbone de vos dépenses, afin de savoir précisément comment agir. Voici les principaux leviers, ceux que l’on retrouve chez la plupart des consommateurs :
- Le logement : âge du bâti, travaux réalisés et consommation d’énergie.
- Les déplacements : fréquence et mode des trajets (en voiture, en avion, en train, en transports en commun, à vélo…).
- Les habitudes alimentaires : fréquence de consommation des différents aliments (viandes, poissons, fruits, légumes) et provenance des produits.
- Les achats de biens et de services : vêtements, électroménager, mobilier, appareils électroniques et services numériques.
À titre d’exemple, le fait de prendre l’avion plusieurs fois par an ou de consommer de la viande rouge à chaque repas va contribuer à augmenter considérablement votre impact environnemental. À l’inverse, l’empreinte carbone de vos dépenses sera moindre si vous allez au travail à vélo, que vous mangez des fruits de saison et que vous chauffez raisonnablement votre logement.
Réduire votre empreinte carbone en adoptant des gestes simples
Une fois identifiés les postes prioritaires, il ne vous reste plus qu’à adapter vos habitudes de façon à réduire votre empreinte carbone. Voici quelques bonnes pratiques, hiérarchisées en fonction de l’impact de vos comportements.
Les transports
Essayez de réduire votre dépendance à la voiture en privilégiant des modes de déplacement doux, comme le vélo et les transports collectifs. Il est également possible d’opter pour des véhicules moins polluants (électriques ou hybrides) et de pratiquer le covoiturage.
Quant à l’avion, demandez-vous à chaque fois si le déplacement prévu est nécessaire et, le cas échéant, s’il est possible de préférer le train.
Le logement
Au sein du logement, le premier réflexe doit être d’améliorer les performances énergétiques afin de réduire les consommations. Cela passe par des travaux d’amélioration de l’isolation thermique et par le remplacement des appareils énergivores par des équipements plus sobres. La bonne nouvelle, c’est qu’il existe de nombreuses aides pour l’amélioration et la rénovation énergétique de l’habitat.
Plus simplement, vous pouvez aussi agir sur vos habitudes de consommation. Quelques exemples :
- Modérez le chauffage et limitez l’usage de la climatisation.
- Éteignez les appareils électroniques au lieu de les laisser en veille.
- Installez des réducteurs de débit pour l’eau chaude.
- Privilégiez des fournisseurs d’énergie renouvelable certifiés.
L’alimentation
Ce que vous choisissez de mettre dans votre assiette a aussi un impact sur l’environnement. Sur ce point, il y a deux gestes plus importants que les autres :
- Limiter votre consommation de viande en la remplaçant par des protéines végétales.
- Acheter des produits locaux et de saison, ce qui permet notamment de limiter l’incidence du transport.
Dans un second temps, faites en sorte de gaspiller le moins possible et de réduire la quantité d’emballages que vous achetez. Une bonne solution consiste à acheter en vrac lorsque c’est possible : non seulement vous vous passez des packagings encombrants, mais vous pouvez prendre précisément la quantité voulue afin de ne pas jeter.
Les achats et les services
Enfin, en ce qui concerne les achats de biens et de services, posez-vous toujours la bonne question avant de réaliser une dépense :
- Ai-je vraiment besoin de ce produit/service ?
- Est-ce que je peux réparer plutôt que jeter ?
- Puis-je trouver des vêtements équivalents sur le marché de la seconde main ?
- Le même appareil existe-t-il en version reconditionnée ?
Dans l’absolu, il est recommandé de privilégier les marques engagées, de choisir des produits durables et de restreindre l’achat de biens neufs.
À vous d’agir pour la planète !
La mesure de l’empreinte carbone de vos dépenses et de vos habitudes quotidiennes vous aide à jouer un rôle plus actif dans la sauvegarde de la planète.
Bien sûr, le but n’est pas de tout changer du jour au lendemain, mais de modifier petit à petit vos gestes routiniers en ciblant en priorité les actions à fort impact environnemental, sans remettre en cause votre qualité de vie.
Contenu partenaire. La rédaction d’ID n’a pas participé à la production cet article.