Selon le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep), le chiffre d'affaires du secteur a progressé de 3,4 % en 2025, porté principalement par le streaming (+3,1 %).
@Pexels
Conso

CD, vinyle, streaming : lequel est le plus écolo ?

À l’ère du streaming, le marché de la musique se porte bien. Et si les modes d’écoute ont évolué, les CD et les vinyles continuent eux aussi de séduire. Mais qu’il s’agisse du numérique ou des supports physiques, ces façons de consommer la musique sont-elles réellement compatibles avec les enjeux écologiques ? ID fait le point.

Écouter de la musique n'a jamais été aussi facile qu'aujourd’hui. Entre les CD, la radio et le streaming, la musique est accessible partout. En France, ce marché poursuit sa croissance, malgré un léger ralentissement. Selon le Syndicat national de l'édition phonographique (Snep), le chiffre d'affaires du secteur a progressé de 3,4 % en 2025, porté principalement par le streaming (+3,1 %).

Depuis sa création en 1994, le streaming ne cesse de se répandre. C’est une véritable révolution avec la possibilité d'écouter une quantité presque infinie de morceaux et d'albums depuis son téléphone ou son ordinateur. Aujourd'hui, la consommation numérique de la musique représente 80 % du chiffre d'affaires dans le secteur. En 2025, plus de 700 millions d'utilisateurs se retrouvaient tous les mois sur Spotify pour écouter leurs artistes préférés.

Le streaming, une catastrophe écologique

Si le streaming est omniprésent dans l'industrie musicale, son impact environnemental détonne tout autant. L'agence de la transition écologique (Ademe) a analysé son empreinte, et le verdict est sans appel. Les impacts environnementaux de la musique en streaming reposent majoritairement sur la fabrication du matériel pour l’écouter. Dans une étude publiée en 2022, l'organisme estime que 56 % des impacts sont dus à la fabrication du smartphone et 41 % à celle des enceintes.

©ID, l'Info Durable

Dès lors, multiplier les équipements fait gonfler la facture environnementale. Smartphone, enceinte connectée, chaîne Hi-Fi… L'Ademe recommande de limiter l'utilisation de tous ces objets et surtout de les garder le plus longtemps possible. Pour une heure d'écoute, le streaming sur smartphone perd son avantage lorsqu'une chaîne Hi-Fi est connectée. L'empreinte carbone passe ainsi de 40 g de CO2 équivalent par heure d'écoute à plus de 80 g. Dans ce scénario, le streaming pollue davantage que le CD. Alors faut-il revenir aux supports physiques ?

Le CD et le vinyle, pas beaucoup mieux

Le streaming apporte certes une solution plus rapide, mais cela a un coût environnemental important. Le CD, petit à petit abandonné, représente alors une option intéressante. Son grand frère, le vinyle, fait également son grand retour. Néanmoins, entre l'appareil de lecture et le chlorure de polyvinyle lui-même, l'addition peut être salée. Sans oublier qu'un CD ou un vinyle n’est réellement bénéfique pour l'environnement qu'après un très grand nombre d’écoutes

Entre la résine de polycarbonate (CD) et le pétrole (vinyle), les matériaux utilisés pour fabriquer ces supports ont des conséquences néfastes sur l'environnement. Derrière la tendance au vintage qui favorise l'achat d’un vinyle, se cache le rejet de 500 g de dioxyde de carbone. Mais tout n'est pas perdu ! Canne à sucre, algues, plastiques recyclés… De nombreuses alternatives se développent aux quatre coins du globe. Et la radio dans tout ça ? Moins énergivore, elle pourrait bien tirer son épingle du jeu.