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Déchets dangereux : s’en débarrasser dans les règles de l’art

Les déchets dangereux ou à risques peuvent s’avérer particulièrement toxiques pour l’homme et pour l’environnement.
©David Tadevosian/Shutterstock

Mieux vaut diminuer autant que possible leur quantité chez soi : les déchets dangereux ou à risques tels que les vernis, les colles, les peintures, les insecticides et les huiles de vidange représentent des risques pour la santé humaine et l’environnement. ID vous guide pour les repérer et les jeter convenablement.  

Ce néon de salle de bains est finalement tombé en panne ; ces pots de peinture et de solvants presque vides traînent dans mon garage depuis bien trop longtemps ; quant à ce vieux thermomètre à mercure dont la vente est désormais interdite, il ne m’est plus d’aucune utilité. Que vais-je donc bien pouvoir en faire ? Attention, tous constituent des déchets dangereux ou à risques à ne surtout pas déposer n’importe où. Ils comprennent des éléments toxiques, inflammables et/ou corrosifs et sont soumis à une réglementation spécifique pour leur gestion et leur valorisation.

Comment les reconnaître

Les déboucheurs chimiques et l’eau de javel, y compris leurs emballages vides, les aérosols, les radiographies, qui contiennent des substances chimiques, les seringues ou appareils de soin, les batteries et les huiles de vidange de voiture, les vernis à ongles et les dissolvants, les batteries de téléphones portables, les peintures, les colles, les décapants et les chiffons souillés par ces produits, les pesticides, les insecticides, les désherbants, les bouteilles de gaz, les extincteurs, les piles, les accumulateurs, les parfums d’intérieur, les ampoules basse consommation (fluo-compactes), les néons, les produits amiantés, les équipements fonctionnant avec une prise électrique, les cartouches d’encre et les médicaments, entre autres, ne doivent pas finir aux ordures ménagères. Et il ne faut évidemment pas les brûler à l’air libre ni les déverser dans les éviers, toilettes ou égouts.

On les reconnaît généralement grâce aux symboles de danger :

©Gaël Nicolet/ID

Ces produits contiennent le plus souvent des substances chimiques pouvant être à l’origine de brûlures, d’explosions, d’irritations… Ils peuvent s’avérer toxiques pour l’homme mais aussi l’environnement en contaminant l’eau et en polluant l’air notamment. Jetés comme de simples ordures ménagères, ils risquent de fragiliser les filières de traitement des déchets, sans compter qu’ils peuvent créer des risques pour les personnes en charge de leur manipulation.

Où les jeter

Nombre de ces déchets dangereux doivent être amenés à la déchèterie dans leur contenant d’origine. On fait une simple recherche Internet avec les mots-clés "déchèterie" et "nom de sa commune", ou l'on se renseigne sur les collectes organisées par sa collectivité. Mais attention, il y a aussi du cas par cas et certains déchets à risques font l'objet d'une collecte particulière. En cas de doute sur l'endroit où jeter l'un de ces produits, on peut se rendre sur la plateforme "Que faire de mes déchets ?" proposée par l'Ademe. 

©capture écran ademe.fr

Quelques exemples de collectes particulières :

-Les huiles de vidange : elles peuvent être récupérées gratuitement par certains garagistes et distributeurs automobiles ;

-Les piles et petites batteries usagées : des points de collecte spécifiques existent un peu partout en France : on se rend sur cette carte pour trouver le lieu de collecte le plus proche de chez soi ;

-Les médicaments périmés, non utilisés et leurs emballages ainsi que les vieux thermomètres à mercure : ils doivent être rapportés aux pharmaciens. L’association Cyclamed a pour mission de collecter ces médicaments rapportés et de les valoriser. A noter que les plaquettes de médicaments vides se jettent dans la poubelle des ordures ménagères. L’emballage et la notice des médicaments que l’on a utilisés se recyclent  ;

-Les déchets d’activités de soins produits par les patients en auto-traitement ou les utilisateurs d’auto-tests : ils ne doivent surtout pas être jetés au recyclage. L’éco-organisme DASTRI organise leur collecte en fournissant aux pharmaciens des contenants à aiguilles pour les recueillir en toute sécurité. On y récupère donc gratuitement sa boîte DASTRI où l’on jette les seringues, les lancettes, les aiguilles à stylo, les cathéters prémontés avec aiguilles et tout objet coupant ou tranchant utilisé pour ses soins. Une fois pleine, on la ramène dans un point de collecte. On se renseigne auprès de son pharmacien ou de sa mairie pour trouver l'adresse la plus proche de chez soi. Plus de détails ici ;

-Les lampes : il existe pour celles-ci de nombreux points de collecte en France : plus d’informations sur recyclum.com.

Concernant les déchets amiantés : il est important de se renseigner auprès de sa collectivité pour ces déchets très particuliers. 

Comment diminuer leur quantité à la maison

On peut très facilement limiter la présence de ces produits à risques ou dangereux chez soi en optant pour des alternatives écologiques : n’utiliser que des produits naturels à la maison (relire notre article : Bicarbonate, vinaigre, savon noir : trois ingrédients suffisent pour un ménage 100 % écologique) et se fier aux écolabels officiels tels que NF Environnement ou Ecolabel européen par exemple.

Le saviez-vous ?

Les déchets dangereux représentent 3 % des déchets produits en France (Ademe).