Selon une étude, le chocolat renfermerait des niveaux élevés de cadmium.
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Chocolat : pourquoi le cadmium pose problème

Manger du chocolat est un plaisir simple et largement partagé. Mais, selon une étude publiée le 21 août par UFC-Que Choisir, il pourrait aussi être une source importante d’exposition au cadmium, un métal lourd nocif pour la santé. Faut-il alors en limiter la consommation ? On fait le point.

Chaque année, un Français consomme en moyenne 7 kg de chocolat, selon le site Planetoscope. Mais ce plaisir sucré pourrait bien être plus nocif qu’on ne le pense. Dans un article publié le jeudi 21 août, l’association UFC-Que choisir, alerte sur la présence importante de cadmium dans de nombreux produits chocolatés.

Ce métal lourd, naturellement présent dans la croûte terrestre, est reconnu pour ses effets toxiques sur la santé. De plus, À forte concentration, le cadmium est encore plus toxique que que le plomb et le mercure  et contribue à un grand nombre de problèmes de santé. Il est associé à des maladies cardiaques (infarctus du myocarde), des maladies pulmonaires (cancer du poumon BPCO), des maladies rénales, des maladies osseuses (ostéoporose) ou encore métaboliques (diabète)", liste le Dr Joseph Pizzorno, d'après Le Journal des Femmes

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) le classe d’ailleurs parmi les cancérogènes "certains". L'association recommande ainsi de limiter la consommation de chocolat, en particulier chez les enfants, plus vulnérables aux effets de cette contamination.

Le cadmium, un contaminant bien présent dans notre alimentation

Le chocolat est particulièrement visé, mais le cadmium est aussi présent dans de très nombreux aliments, à base de céréales comme le riz, les pâtes, le pain ou les biscuits  ainsi que dans certains légumes, notamment le chou.

Cette contamination s’explique par la nature des sols dans lesquels poussent ces aliments. Le cadmium étant naturellement présent dans la croûte terrestre, il peut être absorbé par les plantes. C’est notamment le cas du cacao cultivé en Amérique latine, où les sols sont particulièrement riches en cadmium. Les cacaoyers absorbent donc ce métal au fil de leur croissance.

Fait notable : environ 65 % du chocolat bio provient de ces régions, ce qui explique pourquoi il peut contenir des niveaux de cadmium plus élevés que certains chocolats conventionnels.

Une vigilance s’impose

En France, une vigilance s'impose. Les autorités sanitaires ont donc fixé une dose maximale tolérable de cadmium à 0,35 microgramme par kilo de poids corporel et par jour. Mais dans les faits, cette limite peut rapidement être atteinte, voire dépassée.

Pour un enfant de 30 kg, une simple barre de chocolat de 20 grammes peut représenter jusqu’à 85 % de cette dose maximale. Quant à une tablette entière, elle pourrait apporter entre trois et neuf fois la quantité recommandée. Une situation préoccupante, notamment pour les plus jeunes, dont l’organisme est plus sensible aux effets toxiques du cadmium.

Face à ce constat, les fabricants sont contraints de réguler la teneur en cadmium dans leurs produits, notamment en surveillant les étapes de la culture du cacao et de la production du chocolat.