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DOSSIER PARTENAIRE

Solidarité : quand les jeunes allient passion et engagement

© Oleksandr Khmelevskyi/Shutterstock

La cuisine, le footing ou encore l’équitation au service d’une cause solidaire ou écologique ? À leur propre échelle, à l’aide de leurs connaissances et leurs expertises, des jeunes ont donné un peu plus de sens à leurs passions respectives. Trois histoires d’engagements.

À travers le sport, les réseaux sociaux, les jeux vidéo, les jeunes trouvent aujourd’hui de nouveaux outils à mettre au service de la solidarité. Longtemps, l’engagement a été porté par des associations de grandes envergures au sein desquelles des bénévoles donnaient de leur temps libre pour prêter main forte : des maraudes, des distributions de repas, des voyages humanitaires comptent par exemple parmi les "classiques" des actions caritatives.

Selon une enquête Ipsos parue en janvier 2020, 87 % des 16-25 ans considèrent que leur génération doit "agir pour améliorer le monde". Et désormais, on peut aussi apporter sa pierre à l’édifice, seul, à son échelle et à travers d’autres vecteurs. Les jeux vidéo par exemple, ne sont plus l’affaire des seuls ados geeks au fond de leur chambre. Aujourd'hui, les tournois de e-sport sont suivis par des millions de passionnés, des youtubeurs se filment en train de jouer et certains "gamers" gagnent leur vie comme ça. En plein confinement du mois d’avril 2020, l’association Chœur de gamers a mobilisé une centaine de joueurs pour récolter plusieurs milliers d’euros à destination des hôpitaux français. Le projet caritatif Z Event a également levé des fonds au détour de marathons de streaming en ligne pour différentes associations : La Croix Rouge, Médecins sans frontière, Amnesty International, ou encore plus récemment au mois d’octobre Action contre la faim.

Maëlle, Tarek ou encore Benjamin, eux aussi, ont allié leur passion à des projets de solidarité, d’écologie ou d’inclusion...

Des expéditions en solitaire pour sensibiliser et ramasser des déchets

La tendance du "plogging" a émergé il y a quelques années. Concept venu de Suède, il tire son nom de la contraction des termes "plocka upp" - "ramasser" - et de "jogging". L’idée : lors de sa course à pied, on s’équipe d’un sac poubelle et on récupère les déchets que l’on croise sur son chemin. En France, le concept est notamment porté par l’association Run Eco Team qui organise de grandes réunions de joggeurs partout sur le territoire. C’est par ce biais que l’aventure de Kévin Plessis a démarré. Après avoir participé à des événements organisés par l’association, il s’est ensuite lancé en solitaire en 2019 en montant le projet "Euro Zéro". Amateur de trek, de randonnée ou d’aventure en pleine nature, il a effectué un tour d’Europe de 6000 km à pied en autonomie et ramassé quelque 120 kilos de déchets. "Je ne suis pas un écolo activiste chevronné, même si j’essaye de faire des efforts dans mon quotidien. Mon projet était de traverser l’Europe avant tout, puis je me suis dit que je pourrais ajouter une cause à tout cela", disait-il avant son départ.

Benjamin de Molliens, lui, a dernièrement rejoint Glasgow à l’occasion du lancement de la COP26 pour y animer des ateliers autour du climat et parler de son projet "Expédition Zéro". Le concept, "zéro matériel neuf, zéro empreinte carbone et zéro déchet". Il a ainsi pris le train de Marseille pour se rendre à Lille, puis le vélo pour 128 km jusqu’à Boulogne-sur-Mer. Là, il a traversé la Manche avec un plaisancier qui l'a accueilli sur son bateau et l'a déposé à Douvres. Enfin, quelque 800 kilomètres de coups de pédale plus tard, il a posé le pied à Glasgow.

9 jours de voyage et 4 jours sur place pour y proposer des "Fresques du Climat" : "Dans la rue, les universités, les bibliothèques et au sein de la COP, on proposait un jeu qui permettait de comprendre les impacts de l'activité humaine sur le climat et les conséquences qui en découlent. L'idée était de vulgariser les rapports du GIEC de manière ludique. 

L'équithérapie pour soigner les maux physiques et psychologiques

L’équithérapie désigne une forme de thérapie par l’équidé. Si cette pratique n’est pas officiellement reconnue, ses bienfaits sont pourtant grands à en croire les personnes qui l’ont testé. En 2018, Peyo, le cheval d’Hassen Bouchakour avait par exemple fait parler de lui dans les médias alors qu’il visitait les personnes âgées et parfois en fin de vie au sein des Ehpad.

Dans un autre registre, Maëlle met à disposition son poney Flash à une praticienne de cette discipline : "Elle accompagne, avec l’aide de mon cheval, des gens qui sont dans des situations personnelles difficiles comme des dépressions, des burn out... Ils établissent un premier contact au pré avec Flash, font connaissance avec lui, tissent un lien, puis partent parfois en promenade en forêt ou encore lui font faire des petits exercices dans le manège", détaille-t-elle. Pour la cavalière, qui pratique depuis l’âge de 10 ans, l’idée de proposer les "services" de son cheval lui est apparue évidente : "J’ai dans mon entourage des gens qui ont fait de grands progrès grâce à l’équithérapie. Je savais donc les bienfaits que cela pouvait avoir. Généralement, les personnes qui se lancent là-dedans ne connaissent pas le milieu des chevaux et apprennent donc beaucoup de choses en même temps qu’ils se soignent. C’est un petit geste pour moi qui, finalement, fait énormément de bien à des gens qui en ont besoin".

Cet article est extrait de notre dossier : "Jeunes et engagés pour un autre futur". A découvrir ici ! 

Maëlle envisage aussi de prêter Flash à des enfants en situation de handicap physique ou mental. À l’image de ce que fait par exemple le centre équestre Cheval Espérance : "Pour une personne qui est en soin permanant ou quasi-permanant, venir ici et s’occuper d’un cheval, c’est tout d’un coup devenir un soignant. Et donc là, on inverse les rôles", estime Philippe Marchetti, directeur de la structure.

Cheval-Espérance : l'équitation pour les personnes en situation de handicap

La cuisine solidaire pour les plus précaires

Des chefs professionnels, en formation ou simplement passionnés s’engagent aussi par le biais de la cuisine. Louis Jacquot et son ami Sébastien Prunier se sont lancés dès 2015 dans une initiative d’aide aux réfugiés par le biais de la cuisine et ont finalement co-fondé l’entreprises des Cuistots Migrateurs. Venus du Népal, d’Iran, de Syrie ou encore d’Afghanistan, ce service de traiteur emploie des chefs cuisiniers proposant des recettes typiques de leurs pays.

les cuistots migrateurs, des chefs réfugiés aux fourneaux

Transformer sa passion en son métier et son métier en engagement, c’est également la voie qu’a choisi Tarek. Chef cuisinier de formation, il a lancé en 2021 aux côtés de ses deux amis Mohamed et Amine, l’association Itadakimasu - "heureux de recevoir" en japonais. Le concept : des opérations ponctuelles de cuisine solidaire pour les étudiants et jeunes affectés financièrement ou moralement par la crise sanitaire. "Nous vous livrons à domicile un bon repas maison pour discuter et vous remonter le moral le temps d’un soir", détaillent les bénévoles.

Lors des derniers événements - qui se déroulent approximativement tous les deux mois -, les équipes de l’association ont préparé quelque 600 repas avec des produits frais et de saison, ainsi que des options vegan, végétariennes, kasher ou halal. Et en prime, une oreille attentive : "On livre les repas aux étudiants en prenant le temps de se poser, de discuter un peu avec eux", précise Tarek. Après quatre éditions organisées par l’association à Paris et Marseille, les équipes entendent se rendre dans d’autres villes de France et doubler le nombre de repas livrés.

En partenariat avec la Macif.

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