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Cet établissement supérieur forme ses étudiants à des métiers "verts" ou "verdissants"

Le campus lyonnais de l’IET.
©DR/IET

Sur son campus lyonnais, l’Institut des Technologies de l’Environnement (IET) forme des étudiants, du post-bac à la cinquième année, à des métiers en lien avec l’écologie. Dès la rentrée prochaine, un nouveau campus ouvrira ses portes à Nantes et avec lui, trois formations. 

Depuis 1995, l’IET - l’école des métiers de l’environnement - forme ses étudiants à tout un corps de métiers dits "verts" ou "verdissants". Alors qu’aujourd’hui, étudiants et jeunes diplômés affirment de plus en plus leur volonté d’exercer des métiers "de sens", l’établissement a pris le pli de cette tendance... 25 ans plus tôt ! En 2018, 31 000 étudiants français signaient un "Manifeste pour un réveil écologique" : ils s’engageaient alors à se tourner vers des employeurs plaçant "les logiques écologiques au cœur de leur organisation et de leurs activités". L’année suivante, une étude réalisée par l’Agence de la Transition écologique (ADEME) révélait que l’environnement était devenu la première cause de préoccupation des 18-30 ans

En proposant des formations en lien avec l’écologie et le développement durable, l’IET lyonnais s’inscrit dans "logique écologique" et cette sensibilisation de plus en plus affirmée des jeunes pour les questions climatiques et environnementales. Aujourd’hui, une centaine d’étudiants sont diplômés chaque année. "L’IET est pionnier de ces formations en lien avec l’environnement. Nous proposions au départ essentiellement une formation Bac+2 en gestion et protection de la nature, avant de développer des programmes post-Bac+2 double compétence environnement/commerce et environnement/management de projets. Aujourd’hui l’IET fait partie des rares écoles françaises spécialisées dans le green management grâce à une pédagogie par l’immersion et l’expérience professionnelle", détaille Pascale Laverrière, Directrice de l’IET.

Quelles différences entre un métier "vert" et un métier "verdissant" ?  

Selon le Commissariat général au développement durable (CGDD), les métiers dits "verts" désignent les "professions dont la finalité et les compétences mises en œuvre contribuent à mesurer, prévenir, maîtriser et corriger les impacts négatifs et les dommages sur l’environnement". À l’inverse, les métiers que l’on appelle "verdissants" sont "des professions dont la finalité n’est pas environnementale, mais qui intègrent de nouvelles ‘briques de compétences’ pour prendre en compte de façon significative et quantifiable la dimension environnementale dans le geste métier. Ils regroupent des métiers beaucoup plus variés que les métiers verts, liés à l’agriculture et la sylviculture, l’entretien des espaces verts, l’industrie, le tourisme, l’animation, la recherche, les achats, etc". Autrement dit, les métiers verdissants concernent "tout secteur d’activité qui souhaite développer une politique environnementale au sein de la politique globale de l’entreprise", précise la directrice de l’école : "surtout actuellement, le transport, la mobilité, le textile, les énergies...". 

 En tout, quatre formations sont pour l’heure proposées par l’école, du BTS au MBA spécialisé. D’une part, deux formations de deux ans en BTS - donc accessibles en post-bac - : "Gestion et Protection de la nature" (avec des enseignements tels que les aménagements des territoires, la gestion des projets environnementaux...) ou "Technico-commercial produits alimentaires et boissons" (des cours sur l’analyse de données économiques et environnementales, l'économie d’entreprise, les relations commerciales, les techniques de production, d’achat, de vente, de produits agroalimentaires...). D’autre part, un Bachelor, année de Bac +3, forme les étudiants, en un an : "Chargé(e) d’affaires en environnement". Enfin, un MBA spécialisé qui prolonge les études de deux ans supplémentaires est pour sa part accessible après avoir validé un bac +3 : il forme au "Management et développement stratégique en environnemental".

Un nouveau Campus à Nantes et une nouvelle formation 

Dès la rentrée 2021, l’IET s’agrandit. L’établissement s’installera à Nantes où trois formations seront enseignées : le Bachelor, le MBA spécialisé ainsi qu’une nouvelle filière, "Management de la qualité-sécurité-environnement", en MBA également.

Le campus Nantais ouvrira ses portes à la rentrée prochaine.
©DR/IET

Et en pratique ? Les infos utiles  

  • Les étudiants des formations en BTS sont admis, en post-bac, via parcoursup. Quant à ceux des bachelors et MBA, ils passent un concours d’admission (tests et entretiens) et sont évalués sur dossier. 
  • Chacune des formations se veut professionnalisante : une dimension à laquelle l’école est très attachée. Stage ou contrat en alternance sont ainsi obligatoire pour valider son diplôme. 
  • Le BTS A Gestion et Protection de la Nature coûte 3200€ à l’année, le BTS A TC Produits Alimentaires et Boissons coûte 3500€ à l’année, quant aux Bachelor et MBA spé, les années de formation sont prises en charge par l’entreprise dès lors que l’étudiant signe un contrat d’apprentissage ou de professionnalisation auprès d’une entreprise. 
  • 90 étudiants par promotion pour le BTS A GPN, 25 pour le BTS A TC, et une centaine d’alternants pour l’ensemble des cursus Bachelor et MBA spé. 

 

Pascale Laverrière, Directrice de l’IET.
©DR/IET

Les métiers "verts" et "verdissants" ont-ils de l’avenir ? Trois questions à Pascale Lavarrière, Directrice de l’IET 

  • L'IET a ouvert ses portes en 1995 et depuis 25 ans, les questions d’écologie et de développement durable prennent de plus en plus de place dans le débat public. Sentez-vous également un intérêt montant de la part des jeunes ces dernières années ?

Les étudiants sont de plus en plus sensibles à la cause environnementale. Ils comprennent que le développement de notre société devra prendre en compte des actions précises pour la préservation de la planète. À l’IET, ils viennent se former pour répondre à ces enjeux, en faisant le choix d’une filière de formation qui leur permettra d’agir concrètement au travers d’un métier vert ou verdissant. Les jeunes se tournent plus facilement aujourd’hui vers des formations et des établissements porteurs de sens tout en souhaitant rejoindre des cursus professionnalisants.

  • Pour un étudiant formé à l’IET ou plus globalement à ce type de métiers dits "verts ou verdissants", quelles sont les perspectives d’avenir ?

On assiste à une croissance des métiers verdissants car les entreprises développent des actions environnementales au sein de leur stratégie globale. Elles cherchent à répondre à des exigences réglementaires mais aussi à une attente de leurs clients ou consommateurs, eux aussi en quête croissante de sens. Des nouveaux métiers émergent dans tous types de secteurs et donc des besoins en formation grandissants pour préparer les futurs experts écoresponsables des organisations, grands groupes, PME ou start-up. Les perspectives d’avenir que nous sommes en mesure d’identifier sont de toute évidence liées au potentiel d’emplois de la transition écologique. Plus concrètement, ce sont tous les secteurs qui sont impliqués dans cette grande phase de transformation des métiers. Qu’il s’agisse de métiers du bâtiment, de l’énergie, du traitement des déchets, de la mobilité, (…), notre mission est de revisiter nos formations dans une approche systémique qui intègre les blocs de compétences "verts" dans ces métiers dits "verdissants".

  • Quels métiers peut-on exercer en sortant de l’IET ? 

"Responsable/Chargé de mission RSE" par exemple : il est au cœur de l’élaboration de la stratégie de développement durable de l’entreprise, conformément aux nouvelles contraintes réglementaires et normatives et en cohérence avec les politiques de la production, de la prévention ou encore des ressources humaines. Le "Consultant RSE" est pour sa part sollicité par les entreprises qui souhaitent développer une stratégie RSE. On peut également devenir "Responsable QSE/Chargé de projet QSE" : chargé de définir, de mettre en place et de faire respecter la politique qualité service et environnement de l’entreprise pour laquelle il travaille. Il aura pour mission d’analyser les non-conformités, de gérer le management opérationnel sécurité et environnement et de préconiser des actions correctives et préventives. Autrement, le "Chargé d’affaires en environnement" participe au développement commercial, à la gestion du portefeuille client, à l’analyse des besoins du client au cœur de 3 secteurs : les énergies renouvelables, la valorisation des déchets et la dépollution des sols. Le "Technico-commercial agroalimentaire" met en œuvre les actions de vente, d’achat ou de commercialisation d’une marque ou d’un produit agroalimentaire. Enfin, le "Technicien terrain" préserve et restaure la biodiversité des espèces, le "Gestionnaire de territoire" met en œuvre des programmes de gestion des espaces et des ressources naturelles de façon durable, ou encore l’"Éducateur de l’environnement" intervient auprès des publics : grand public, scolaires... 

Avec l'IET. 

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