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Santé

Pollution aux Antilles : lancement d'un 4e plan chlordécone

Santé Publique France définit la chlordécone comme un "pesticide toxique pour l'homme et qui entraîne une pollution durable des eaux et des sols". Il a été utilisé dans les bananeraies aux Antilles de 1972 à 1993.
©ThomasLENNE/Shutterstock

Le gouvernement a annoncé mercredi le lancement d'un quatrième plan chlordécone, destiné à lutter contre les conséquences de la pollution à long terme de cet insecticide aux Antilles pour la période 2021-2027, doté d'un budget de 92 millions d'euros.

Ce plan doit permettre de poursuivre "les mesures déjà engagées pour réduire l'exposition des populations à la pollution par le chlordécone en Guadeloupe et en Martinique, ainsi qu'à déployer des mesures d'accompagnement", selon un communiqué interministériel. "Le budget global prévisionnel du plan chlordécone 4 pour la période 2021-2027, est fixé à 92 millions d'euros", dont 31 millions financés par le Programme des interventions territoriales de l'Etat (PITE), et 16 millions de fonds européens, selon le texte.

"Scandale environnemental"

Dossier ultra sensible aux Antilles, la pollution des sols par cet insecticide considéré comme perturbateur endocrinien et cancérogène probable, a été jugée par Emmanuel Macron lui-même comme un "scandale environnemental". "On nous parle à chaque plan de beaucoup de millions mais on ne sait pas trop comment sont dépensés ces millions. On craint que cela parte dans la communication, en paiement d'intermédiaire et de gens qui ne souffrent pas du tout de la chlordécone et de cette tragédie qui est la nôtre", a commenté auprès de l'AFP Harry Durimel, avocat, maire de Pointe-à-Pitre, et très engagé dans la lutte contre la chlordécone. "Les demandes d'indemnisation sont très restreintes. Elle se limitent aux travailleurs de la banane, et restent très difficile à faire valoir", selon M. Durimel pour qui "les gouvernants ne semblent pas avoir encore acquis la conviction de la dangerosité de l'exposition au produit".

L'insecticide a été autorisé entre 1972 et 1993 dans les bananeraies des Antilles et a infiltré les sols pour des centaines d'années, polluant eaux et productions agricoles, alors que sa toxicité et son pouvoir persistant dans l'environnement étaient connus depuis les années 60. Plus de 90 % de la population adulte en Guadeloupe et Martinique est contaminée par le chlordécone, selon Santé publique France, et les populations antillaises présentent un taux d'incidence du cancer de la prostate parmi les plus élevés au monde.

Une manifestation est prévue samedi à Fort-de-France en Martinique contre la prescription d'une plainte déposée il y a 14 ans pour empoisonnement au chlordécone par des associations martiniquaises et guadeloupéennes.

Avec AFP. 

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