Premier ministre, Jean Castex.
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Politique

Le référendum sur le climat dépendra de la crise sanitaire, selon Castex

Le Premier ministre Jean Castex a dit mardi espérer que le référendum sur le climat annoncé la veille par Emmanuel Macron puisse se tenir "si possible" avant la fin du quinquennat, en soulignant que cela dépendra de l'évolution de l'épidémie de Covid-19.

Interrogé sur Europe 1 sur le calendrier du scrutin, il a reconnu que "c'est un peu difficile à dire, ça nous ramène malheureusement aux conditions sanitaires (...) Evidemment c'est ce contexte sanitaire qui déterminera l'échéance du référendum". Se tiendra-t-il néanmoins avant la fin du quinquennat ? "Si possible bien entendu", a-t-il dit.

Il a rappelé que les élections régionales, initialement prévues en mars 2021, seront au vu du contexte sanitaire reportées à juin selon la préconisation de Jean-Louis Debré. Le gouvernement adoptera la semaine prochaine le projet de loi élaboré sur la base du rapport de l'ancien président du Conseil constitutionnel, a précisé Jean Castex.

Il a loué la "formidable innovation politique" qu'a constituée la Convention citoyenne pour le climat (CCC) avec le recours à 150 citoyens chargés de faire des "propositions fortes que nous allons écouter, dont nous allons collectivement débattre". "Ensuite la démocratie représentative, le parlement va reprendre ses droits" et l'introduction de la défense de l'environnement dans la Constitution, contenue dans un projet de loi, sera examinée par le parlement, qui votera, avant le référendum, a-t-il poursuivi. Cette condition fait que la tenue du référendum est donc incertaine.

Le scrutin ne risque-t-il pas de se transformer en un référendum pour ou contre Emmanuel Macron ? Les Français sont "parfaitement conscients" que l'écologie est "une cause qui nous réunit, qui nous dépasse toutes et tous", et "donner la parole au peuple, c'est la quintessence de la démocratie, c'est un honneur pour le président de la République que d'y recourir", a fait valoir le Premier ministre. Quant aux accusations de l'opposition qui voit dans ce référendum une opération de communication, il a considéré qu'elle était dans son rôle. "L'essentiel c'est que le peuple ait le dernier mot", et "pour que ce ne soit pas des artifices de communication, il faut saisir le peuple sur des questions essentielles, qui font bouger la société", a plaidé M. Castex.

Avec AFP.

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