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Politique

COP26: l'accord de Glasgow met la planète "dans le bon chemin", selon Barbara Pompili

Barbara Pompili, Ministre de la Transition écologique.
©ERIC PIERMONT/AFP

La ministre de la Transition écologique Barbara Pompili a salué dimanche l'accord conclu par 200 pays à Glasgow (Ecosse) pour accélérer la lutte contre le réchauffement climatique comme "un compromis" mettant la planète "dans le bon chemin".

"On en est encore loin d'avoir sauvé la planète, mais là, on l'a mis plutôt dans le bon chemin", a déclaré Mme Pompili, interrogée dans le cadre du Grand jury LCI/RTL/Figaro. "Le travail qui reste à faire est énorme", a-t-elle souligné.

L'accord de la COP26 - qui ne garantit pas de tenir l'objectif de contenir le réchauffement de la planète à 1,5°C par rapport à l'ère pré-industrielle, ni ne répond aux demandes d'aide des pays pauvres - "n'est pas un texte qui est le plus ambitieux du monde", a-t-elle concédé.

Pourtant "c'est mal connu, c'est la COP qui va permettre de mettre en oeuvre l'accord de Paris", a-t-elle souligné."Depuis six ans, il y a des choses qui se sont passées. Les Etats-Unis sont partis juste après l'accord de Paris avec l'arrivée de Donald Trump", a-t-elle rappelé. Samedi, "on est arrivé à un compromis (...) On a un accord, on a le pacte de Glasgow et je peux vous dire que jusqu'à hier soir, ce n'était pas joué".

Le texte a été adopté à l'issue de deux semaines de négociations éprouvantes, à l'image des changements de dernière minute, moins contraignants, introduits sur la question des énergies fossiles à la demande de la Chine et de l'Inde. "On ne peut pas attendre d'une COP qu'elle mette en oeuvre des politiques qui doivent être menées par les pays", a souligné la ministre, face aux critiques soulevées par cet accord.

Un accord critiqué par les oppositions

Dans l'opposition, la candidate du RN à la présidentielle, Marine Le Pen a critiqué des "COP" qui "se succèdent et échouent depuis les années 1990", faute de remettre en cause le "tabou du mondialisme". La dirigeante d'extrême droite a fustigé "l'écologie punitive" d'Emmanuel Macron et ses "taxes sur le carburant".

"Hélas, donc, c'est l'impasse", a pour sa part réagi Jean-Luc Mélenchon, candidat La France insoumise à la présidentielle dans son blog. "Tout ça pour ça ! La nouvelle trajectoire de réchauffement sur la base des promesses de la COP26: +2,4°C. Avant la réunion on en était à 2,7°C. 15 jours de Tam Tam émouvant et de postures édifiantes pour gagner 0,3°C ! En toute hypothèse, ce n'est toujours pas dans les clous de l'Accord de Paris! Quelle pantomime!", a-t-il poursuivi.

Pour le député écologiste Matthieu Orphelin, l'accord "comporte quelques avancées bienvenues mais n'est clairement pas à la hauteur de l'urgence climatique". L'élu dénonce l'"immense décalage" entre le texte adopté et les attentes de financements des pays pauvres, les alertes des scientifiques et les demandes d'actions concrètes de la société civile. Il qualifie également de "déplorable" les changements de dernière minute imposés par l'Inde et la Chine sur une "réduction" du charbon au lieu d'une "sortie" du charbon.

"La catastrophe climatique frappe toujours à la porte", a averti le patron de l'ONU, Antonio Guterres. "Nous avons maintenu +1,5°C à notre portée (...) mais le pouls est faible", a déclaré pour sa part le président de la COP26, le Britannique Alok Sharma.

Avec AFP.

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