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Environnement

JO de Tokyo : des lits en carton écolo pour les athlètes

Les lits des athlètes olympiques sont fabriqués en carton recyclable.
© Akio KON / POOL / AFP

Alors que le coup d'envoi des Jeux olympiques de Tokyo a sonné le 23 juillet, le comité d'organisation affiche ses ambitions écologiques. En plus des médailles et des podiums, les lits des athlètes sont entièrement recyclables, et ont la particularité d’être fabriqués en carton. Une première !

Les Jeux olympiques ont décidé de se mettre au vert… jusque dans les chambres des athlètes. Pour cette édition qui se déroule à Tokyo du 23 juillet au 8 août, les organisateurs ont mis à disposition des athlètes des lits écologiques et réutilisables en carton. 18 000 lits sont disposés dans le village olympique, et 8 000 seront aménagés spécialement pour les Jeux paralympiques qui suivront.

Développés par l’entreprise japonaise Airweave, ces lits ont pour particularité d’être modulables pour s’adapter à la corpulence des athlètes. Le matelas est composé de trois blocs en fibres de polyéthylène élastiques qui sont contenus ensemble dans un étui. Contrairement aux rumeurs qui circulent sur Internet, qui mettent en doute la solidité de ces structures, l’entreprise affirme que les lits en carton recyclé peuvent supporter jusqu’à 200kg. "Les lits en carton sont plus résistants que ceux faits en bois ou en acier", selon un porte-parole de Airweave auprès du New York Times.

24,5 tonnes de plastique collectées pour la fabrication des podiums

Après les Jeux olympiques, ces lits seront recyclés en produits papier, tandis que les composants des matelas seront recyclés en produits plastiques, comme l'indiquent les organisateurs dans leur communiqué du 19 juillet. Quant aux médailles gagnées par les athlètes, le Comité international olympique (CIO) affirme que celles-ci ont été fabriquées à partir d’or, d’argent et de bronze issus de 5 millions de téléphones portables recyclés au Japon.

La conception des podiums est également au coeur des objectifs de développement durable des JO. Ils sont fabriqués à partir de 24,5 tonnes de plastique collectés par la population japonaise, selon les organisateurs. "La commission de l'urbanisme et de la durabilité de Tokyo 2020 a toujours défendu les Jeux de Tokyo 2020 comme un modèle de société durable, avec toute une série d'initiatives telles que des médailles créées à partir de matériaux urbains et des podiums en plastique recyclé", déclare le président de la commission de l'urbanisme et de la durabilité de Tokyo 2020, Komiyama Hiroshi. 

À l’heure de la prise de conscience écologique, la question du développement durable s'invite dans l’organisation des grands événements sportifs. Le CIO affirme que son objectif à terme est de proposer des Jeux olympiques qui respectent les engagements de la COP 24 dans le Cadre de l'Action Climatique du sport. "Les Jeux sont l'un des événements télévisuels les plus suivis du monde et ils offrent une excellente occasion de présenter des solutions durables", relève dans le communiqué de presse Marie Sallois, directrice du département du développement de l'organisation et du développement durable du CIO.

D'autres chantiers à relever

Mais ces initiatives seront-elles suffisantes pour compenser la pollution générée par l'organisation de la manifestation ? D'après une méthodologie utilisée pour la première fois lors des JO de Londres-2012, le bilan carbone des Jeux olympiques de Tokyo doit atteindre 2,73 millions de tonnes de CO2, rapporte l'AFP.  Si la situation pandémique et l'interdiction d'accueil des touristes étrangers ont pu aider à faire baisser le coût environnemental des Jeux, les émissions de carbone sont essentiellement issues des travaux de construction ou de rénovation des infrastructures, à raison de 1,5 millions de tonnes de CO2.

Par ailleurs, alors que les organisateurs visaient une électricité 100% verte sur les sites olympiques durant les Jeux, seulement 30-35% doit directement provenir d'énergies renouvelables (biomasse et solaire). Concernant la gestion des déchets, celle-ci a été facilitée du fait du huis clos imposé en raison de la pandémie.

Les rares spectateurs autorisés à assister aux événements sont incités à effectuer un tri rigoureux, tandis que le recours aux plastiques à usage unique a été fortement limité par les organisateurs, qui ont gardé leur objectif initial de réutiliser ou recycler 65% des déchets produits.

 

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