Edito

Battons-nous pour le climat !

Marche pour le climat à Paris, le 8 septembre 2018.
©Denis Meyer/AFP

Marches pour le climat, appels des scientifiques et des personnalités... Nous sommes nombreux à vouloir faire entendre notre voix pour qu'enfin, les droits de l'Homme et de la planète soient respectés.

Plus de 100 000 Français, selon les associations, sont descendus dans la rue samedi pour demander au gouvernement de prendre des mesures fortes pour l’environnement. Le "sursaut" citoyen qu’attendait Nicolas Hulot est bien là. Tous ces citoyens veulent que l’on respecte l’Homme et la planète. Que l’on préserve la biodiversité, que l’on préserve l’humanité. 

Comment en est-on arrivé là ? Il faut donc manifester pour réclamer notre propre survie ? La survie de ceux qui manifestent mais aussi celle de ceux qui n’entendent pas. N’est-ce pas évident ? N’est-ce pas évident même pour ceux qui n’en ont que faire, et qui ne sont animés que par l’appât du gain ? Si nous disparaissons, qui sera là pour consommer et pour payer ? Les machines et unités de production vont-elles tourner dans le vide ?  

Arrêtons la mascarade

Le gouvernement, les industriels et les lobbies ont-ils décidé de fermer les yeux ou ont-ils décidé de baisser les bras ? Ont-ils une cache secrète pour échapper à un possible effondrement de la civilisation ? Ont-ils sciemment créé ces aliments bourrés d’additifs, ce plastique omniprésent, ces énergies fossiles, ces pesticides qui malmènent la planète et nous tuent à petit feu ?

Et nous ? Participons-nous à cette mascarade en achetant, en travaillant, en contribuant à des causes qui heurtent nos valeurs et qui heurtent la planète ? Apparemment, nous sommes de plus en plus nombreux à ne plus vouloir nous laisser faire. Nous sommes prêts à marcher dans la rue pour mieux nous faire entendre, à boycotter les marques qui ne se soucient pas suffisamment de l’environnement, à nettoyer les rues souillées par les déchets, à laisser au supermarché les emballages dont nous ne voulons pas. Certains s’engagent, certains dénoncent. Nous parlions cette semaine de Charlie Hebdo, qui a sorti un numéro spécial pesticides dans lequel était notamment lancé l’"appel des coquelicots" du journaliste spécialiste des questions environnementales Fabrice Nicolino, réclamant l’interdiction de tous les pesticides de synthèse. Puis des 200 personnalités qui lancent un appel pour sauver la planète. Des 700 scientifiques qui alertent sur le réchauffement climatique. De "l'appel des 2 millions de citoyennes et de citoyens pour le climat et la vie sur terre". Nous sommes prêts à faire entendre notre voix et nous ne décolérons pas. Notre survie, même celles des plus sceptiques, en dépend.