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Mode éthique : Quelle friperie choisir ?

JamesDeMers/Pixabay

Depuis quelques années, l’engouement pour le vintage a entraîné une multiplication de boutiques spécialisées dans le vêtement d’occasion. Des prix dérisoires, de la marque, des pièces uniques, les friperies ont tout pour plaire à un public jeune qui cherche son style. Mais toutes ces boutiques se valent-elles ?   

Aux quatre coins du monde, les friperies prolifèrent. Selon une étude de Thred up, une plateforme américaine de vente de mode entre particuliers, le marché du vêtement de seconde main représenterait  36 milliards de dollars aux Etats-Unis en 2021 et devrait atteindre les 77 milliards de dollars d’ici 2025. En 2028, ce chiffre devrait dépasser celui de la fast fashion (mode jetable). Il n’y a pas d’étude aussi précise pour le marché hexagonal, mais l’Institut Français de la Mode estime que les achats de seconde main progressent et qu’en 2019, 42% des Françaises déclaraient avoir déjà acheté des vêtements d’occasion contre 30% en 2018. Kilo Shop, Free'P'Star, Guerrisol... face à cette multitude d'offres, difficile de savoir vers quelles friperies se tourner lorsque l'on est soucieux de l'environnement.

Pour une séance de shopping écoresponsable dans une boutique de seconde main, voici quelques réflexes à adopter.

Vérifier l'origine des vêtements

Les importations depuis l’étranger sont courantes dans le milieu de la friperie alors même qu’il existe des réseaux de collecte de vêtements en France. Des grands groupes comme Eureka Fripe qui possède les enseignes Kilo Shop, Hippy Market ou encore Kiliwatch, se fournissent à l’étranger d'après leur site web. Cela ne favorise pas le commerce local. Il est donc intéressant d'aller regarder du côté des réseaux associatifs français. 

La Croix-Rouge récolte les vêtements dont vous ne voulez plus et les redistribue à des personnes dans le besoin ou les vend à petit prix près de chez vous dans leurs enseignes Vestiboutique et Chez Henry. Les revenus générés par ces ventes financent des actions locales comme la distribution de repas chauds, des maraudes, ou permettent de lutter contre l'isolement et l'accompagnement scolaire des élèves en difficulté. 

Faire attention aux prix

Les prix se doivent de rester réduits. C'est l’essence même des friperies d'être accessibles à tous et solidaires. Avec la demande croissante pour les vêtements de seconde main, certaines boutiques augmentent leurs prix. Thomas Delattre, professeur en comportement du consommateur à l’Institut Français de la Mode, constate dans un article de 20Minutes daté du 2 août 2021 : “ Les acteurs peuvent se permettre d’augmenter les prix quand il y a plus de demande et de profil de consommateurs.” Ces friperies sont aussi beaucoup plus fréquentées et dégoter la perle rare dans ce genre d'établissement devient de plus en plus difficile. Il est donc conseillé de se rendre dans des friperies plus méconnues, en périphérie des villes

On trouve par exemple les enseignes Guerrisol, entreprise familiale de tri de vêtement qui s’approvisionne via Le Relais (d'après Le Parisien). Environ 22 000 conteneurs sont disséminés partout en France. Les friperies Guerrisol les plus connues se trouvent à Barbès (18ème arrondissement), mais certaines sont cachées dans Paris, Avenue du Général Leclerc (14ème arrondissement) et Place d' Italie (13ème arrondissement). Il suffit d'explorer la ville pour les trouver. Elles proposent souvent de plus petits prix

Si vous habitez en région, les friperies locales sont pour la plupart très abordables et valent le détour car elles récupèrent parfois vos anciens vêtements et les trient, faisant ainsi vivre la collectivité locale en créant des emplois supplémentaires.

Se rendre dans des friperies indépendantes 

Les indépendants font vivre une communauté locale et sont à l’origine d’initiatives intéressantes comme la création de produits upcyclés. Il s'agit de récupérer des objets déjà utilisés et de les transformer pour leur donner une valeur ajoutée.

La Textilerie (10ème arrondissement) est une friperie indépendante où il est possible de déposer ses vieux vêtements qui seront triés puis revendus dans la partie friperie du magasin, ou recyclés par des créateurs engagés dans une démarche d’écoconception. Ces produits seront alors à retrouver dans la partie "boutique-café". La Textilerie propose également des cours de couture pour débutants. 

La créatrice Clara Victorya, une référence dans le milieu de la friperie sur YouTube qui comptabilise 215 000 abonnés, montre comment donner une seconde vie à ses vêtements. Découper, coudre, customiser, la jeune femme ne manque pas d'idées pour faire du neuf avec du vieux. En 2021, elle a notamment ouvert sa propre friperie nommée Relique (3ème arrondissement).

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