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Fruits et légumes: un "tassement" de la consommation de bio en France, selon Interfel

La consommation de produits bio se tasse depuis fin 2020, alors que la production continue de croître.
©M De Matej Kastelic/Shutterstock

Les professionnels des fruits et légumes s'inquiètent d'un "tassement" de la consommation de fruits et légumes bio en France en fin d'année.

L'interprofession Interfel alerte les pouvoirs publics sur "l'adéquation" de la consommation avec la production biologique qui, elle, ne cesse de progresser. "En fin d'année, au 3e trimestre, nous avons eu une baisse de 1% de la consommation de fruits et légumes bio, un ralentissement sans doute dû à la crise" qui constitue un "avertissement", a déclaré Laurent Grandin, président d'Interfel lors d'une conférence de presse mardi.

"Ce n'est pas un déclin, c'est un tassement" a dit M. Grandin. "Personne ne sait à quel niveau se fixera la consommation de bio qui jusqu'à présent était plutôt portée par des historiques et des CSP+" a-t-il ajouté.

Au total sur l'année, les fruits et légumes bio, qui représentent quelque 10% du total des fruits et légumes consommés en France restent néanmoins en progression, avec une hausse de la consommation estimée à quelque 5% pour l'année 2020 par Interfel, par rapport à une croissance régulière de +7 à +8% les années précédentes.

"Une suspension liée à une crise économique à venir"

"On alerte les pouvoirs publics pour qu'ils regardent dans quelle mesure il y a adéquation entre les facteurs d'encouragement du développement et la consommation, et qu'ils nous aident à réguler cette situation" a ajouté M. Grandin.

"Nous pensons qu'il y a une forme de suspension liée à une crise économique à venir, autour de la consommation en général et la consommation du bio en particulier dans la mesure où quand le consommateur a des arbitrages à faire, il regarde aussi ses capacités de dépense", a-t-il souligné.

Les prix des fruits et légumes bio sont "entre 30 à 50% plus élevés" en moyenne que ceux des produits non bio selon les saisons, a-t-il rappelé. "Il y a un risque de se retrouver avec une offre surabondante par rapport à la demande" a-t-il ajouté.

Avec AFP. 

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