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Politique

Plan de relance : 5 millions d'euros pour développer la filière bio

Julien Denormandie, ministre de l'Agriculture.
©STEPHANIE LECOCQ / POOL / AFP

Moulins, silos, chambres froides, caves coopératives ou abattoirs : le plan de relance va financer à hauteur de 13 millions d'euros jusqu'en 2022 des projets d'infrastructures de transformation, de distribution ou de logistique dans la filière biologique, a indiqué le ministère de l'agriculture lundi.

Le ministère a ainsi annoncé lundi l'octroi de 5 millions d'euros supplémentaires par an jusqu'en 2022 au fonds Avenir Bio, créé en 2008 et géré par l'Agence Bio, qui soutient les programmes de développement des filières biologiques de culture et d'élevage. Le gouvernement a aussi indiqué qu'il prévoyait la prolongation du crédit d'impôt pour l'ensemble des agriculteurs certifiés bio dans le cadre de la loi de Finances 2021.

Pour le fonds Avenir Bio, le ministère a annoncé l'ouverture immédiate d'un appel à projet, clos le 12 janvier, et prévoit par la suite d'ouvrir un prochain guichet sur une période plus longue pour permettre un dépôt des dossiers au fil de l'eau. Chaque demande d'aide au fonds étant plafonnée à 700 000 euros par projet. Parmi les investissements déjà réalisés, un moulin "sans gluten" en région Auvergne Rhône Alpes, d'un coût total de 5,5 M euros, subventionné à hauteur de 800 000 euros par le fonds Avenir bio. En Bretagne, le fonds a octroyé 571 000 euros à un projet d'abattoirs et de transformation de viande bio d'un coût total de 1,8 million d'euros, en lien avec les éleveurs et les bouchers de la région.

Plus largement, le plan de relance permet aussi aux agriculteurs bio d'accéder aux mêmes aides à l'investissement que celles bénéficiant aux agriculteurs conventionnels pour encourager les circuits courts. Des primes sont par exemple prévues pour l'achat de matériel de désherbage mécanique, l'amélioration des équipements dédiés à la biosécurité et au bien-être animal dans les bâtiments d'élevage, ou pour planter des haies bocagères.

"Nous devons amplifier la conversion au bio pour que l'agriculture française soit en capacité de répondre à la demande des Français qui consomment toujours plus de produits issus de l'agriculture biologique. Le Fonds Avenir bio est un outil essentiel car il permet de structurer des filières", a indiqué le ministre de l'agriculture Julien Denormandie dans le communiqué. Philippe Henry, président de l'Agence bio, s'est déclaré "particulièrement attentif à l'effet levier des fonds qui nous sont confiés, dans un objectif de favoriser l'emploi, la souveraineté alimentaire".

Avec AFP.

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