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Chronique

Défi végé : j'arrête la viande et le poisson, bilan à mi-parcours

Mes courses de saison pour le "défi végé".
©Agathe Palaizines/ID

À l'occasion de la sortie du prochain numéro d'Idées Pratiques portant sur l'alimentation, l'une de nos journalistes a été mise au défi de bannir la viande et le poisson de ses assiettes pendant un mois, et de se tourner vers une alimentation plus végétale, locale et de saison. 

En décembre dernier, ID a sorti son tout premier guide trimestriel intitulé "Idées pratiques". Après ce premier numéro - dont le sujet était dédié aux bébés -, nous voilà déjà lancés dans la rédaction du second. Celui-ci portera sur les enjeux d'une alimentation durable - et surtout les solutions pour manger mieux sans dépenser plus ! Parce qu'une alimentation "bonne pour le climat" passe nécessairement par le fait de mettre plus de végétal dans son assiette, je me suis lancé le défi de bannir la viande et le poisson de mes plats.

Attention, il ne s’agit donc pas seulement de me priver de viande : c’est surtout l’occasion de me tourner vers une alimentation, certes végétale, mais aussi plus saine, locale, de saison, raisonnée et pourquoi pas bio ?

Mes habitudes alimentaires

J’ai été éduquée à la "bonne bouffe". Chez moi, on mange de bons repas, faits maison, variés, équilibrés, composés de fruits, légumes mais aussi viandes et poissons. Mais si je ne me débrouille pas trop mal en cuisine, je dois bien avouer que le temps, comme la motivation me manquent parfois. Dans une vie parisienne où tout va vite, il m’est souvent arrivé de faire un saut au fast-food d’en bas pour mon repas du soir, ou encore de remplir mon congélateur de plats surgelés pour la semaine.

D’ordinaire, je consomme assez peu de poisson, notamment en raison de son coût. En revanche, la viande fait partie intégrante de mes repas, et ce, plusieurs fois par semaine - bien que nous avons notamment pris l'habitude de pratiquer le "lundi vert" au bureau. Toutefois, on trouvera plutôt des steaks hachés surgelés dans mon congélateur, plutôt qu’une bonne pièce de viande du boucher du coin dans mon frigo. Là encore, c’est plutôt une question de porte-monnaie. Avec ce défi végé, je sais que je vais devoir me retrousser les manches et me remettre aux fourneaux : car qui dit "alimentation saine" dit forcément "cuisine maison". Et en même temps, j’ai aussi bon espoir que ce mois végétal me permette de faire des économies...

Recettes végétales

Après une première semaine où je termine les restes que je trouve dans mes placards, je fais mes premières courses végétariennes le samedi suivant en m’attachant à acheter local et de saison

©Manon Rouzier/ID, L'info durable

Carottes, poireaux, pommes de terre, patates douces... Mon panier est rempli de légumes, et la note me revient à une soixantaine d’euros environ. À vue de nez, j’ai de quoi tenir au moins deux semaines. 

Mes courses de saison pour le "défi végé".
©Agathe Palaizines/ID

Boostée par ces courses végétales, je me crois presque dans Top Chef et me voilà partie pour un dimanche en cuisine. Je me lance donc dans plusieurs recettes piochées sur "Marmiton", avant de remplir mon frigo de tupperwares. Soupe de poireaux, pommes de terre et champignons de Paris ; purée de patates douces et carottes au curcuma ; purée de maïs, pois chiche et piment ; lentilles corail au lait de coco ; tarte aux poireaux et maroille ; gratin de coquillettes aux légumes et à la tomme ; salade de lentilles vertes et oignons ; cake aux légumes… Voici entre autres de quoi ont été composés mes repas ces dernières semaines.

Écarts et frustrations

Cela fait maintenant deux semaines que j’ai changé mon alimentation. Dire que j’ai fait un sans-faute, sans écart et sans privation, serait mentir. 

Première mise à l’épreuve dès le deuxième jour de mon défi végé. Le mardi midi, l’équipe d’ID décide de déjeuner à l’extérieur de la rédaction... Nous sommes donc partis pour le restaurant japonais du coin déguster des sushis. À mon grand désespoir, en tant que grande consommatrice de cuisine japonaise. Je traîne la patte, me demandant ce que je vais bien pouvoir avaler, mie à part des makis végétariens au concombre - qui soit dit en passant ne correspond pas vraiment non plus à des critères de saisonnalité. Non sans frustration, j’opte finalement pour des nouilles sautées aux légumes accompagnées de gyozas végétariens.

Au restaurant japonais, j'opte pour des raviolis aux légumes et nouilles sautées.
©Agathe Palaizines/ID

Le reste de la semaine se passe sans accroc, jusqu’à celle d’après. Mercredi soir, je trouve au fond de mon frigo des crevettes oubliées... S’il y a bien une pratique alimentaire que j’ai assimilée depuis toujours, c’est qu’il m'est inconcevable de gâcher de la nourriture. Alors à date limite de péremption, je fais le choix de consommer ces quelques crevettes plutôt que de les sacrifier pour la poubelle.

Enfin, la dernière mise à l’épreuve en date remonte à vendredi dernier au détour d'une sortie restaurant en famille dans le centre de la capitale. Une bonne brasserie française, à la carte de vins et de plats bien fournie, et notamment en viandes. Nous commandons à boire et pour accompagner l’apéro, une planche à partager... De charcuterie ! Jambon de pays, pâté de campagne, rosette me font de l'œil mais je résiste et me tourne vers les cornichons et la salade. Enfin, au moment de commander les plats, la carte est alléchante : bœuf bourguignon, pot-au-feu, escalope milanaise, poulet rôti, burger, daurade, bar... Et finalement, peu de plats végétariens. J’opte donc pour des pennes aux cèpes, sans avoir trop d’autres choix.

Au restaurant, interdiction de toucher à la planche à partager.
©Agathe Palaizines/ID

Un bilan positif à mi-parcours

Après deux petites semaines végétariennes - presque sans écart -, j'ai plutôt pris goût à ces nouvelles habitudes. Si je ne pense pas être encore prête à passer au tout végétal, je suis déjà presque sûre de continuer sur cette lancée à l'issue du défi. Moins de viande, plus de légumes, une consommation dans le respect de la saisonnalité et en limitant les circuits d'approvisionnement... À suivre sur ID et dans le prochain numéro d'Idées Pratiques...

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Merci ! #TousActeurs.

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Commentaires
Par Lucie Carré - le 28/01/2020

Ayant été végétarienne, puis végétalienne et maintenant vegan (qui est le mode de vie en général et pas seulement l'alimentation), je me sens bien dans mon corps depuis que j'ai arrêté de consommer toute source d'origine animale. J'ai pris mon temps pour le faire, je me suis instruite, j'ai lu et appris au fur et à mesure. Je n'ai pas tout arrêté d'un coup au risque d'engendrer des carences et des problèmes de santé.

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