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L’alimentation constitue 20 à 50 % de notre empreinte environnementale : comment manger mieux ? [QUIZ]

Notre alimentation est plus riche en graisses, en sucres et en protéines animales qu'il y a une cinquantaine d'années.
©VICUSCHKA/Shutterstock

En cette Semaine européenne du développement durable, ID s’intéresse à des solutions à adopter au quotidien pour un monde plus éco-responsable. L’occasion de tester votre implication à travers un quiz spécialement concocté pour vous. Jour 4 : manger mieux.

L’alimentation représente entre 20 et 50 % de l’empreinte environnementale des Français, selon l’Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’Energie (ADEME). La production agricole et la pêche, la consommation de produits transformés qui augmente – impliquant transformation, emballage, réfrigération –, le transport et la distribution, mais aussi la consommation en tant que telle et le gaspillage alimentaire sont à l’origine de nombreux impacts sur l’environnement.

Nos modes d’alimentation évoluent et contribuent à alourdir cette empreinte environnementale : nous consacrons de moins en moins de temps à la préparation de plats et nous achetons de plus en plus de plats préparés. Notre alimentation est plus riche en graisses, en sucres et en protéines animales : nous consommons donc davantage de ressources naturelles. La viande aussi a son lot d’impacts : la production d'1 kg de viande émet de 5 à 10 fois plus de gaz à effet de serre que celle d’1 kg de céréales (usage des bâtiments, gestion des déjections des animaux, émissions de méthane…).

Aussi, chacun d’entre nous gaspille chaque année 50 kg de nourriture par an à la maison, au restaurant et à la cantine, ce qui constitue l’équivalent d’une centaine de repas. Dans le monde, si l’on considère tout ce qui est jeté du champ à l’assiette, 1/3 des aliments destinés à la consommation humaine sont gaspillés.

Mais alors, quelles sont les solutions pour manger mieux ? Avant d'en savoir plus, êtes-vous prêts à découvrir si votre assiette est durable ?

Pour manger durable, mieux vaut :

  • Privilégier les produits de saison et locaux

On se fie tout d’abord aux fruits et légumes de saison et on en mange cinq portions par jour (cliquer sur le calendrier pour agrandir) :

©Gaël Nicolet

On mange aussi local autant que possible : si le circuit court est optimisé, il émettra moins de gaz à effet de serre. L’achat en vente directe favorise également la mise en avant de produits présentant des défauts esthétiques mais tout aussi bons à manger ! Il contribue aussi à réduire les emballages. Et cela a également son lot d’avantages sur le plan économique et social, que ce soit pour le producteur (modèle économique sécurisé, métier reconnu...) ou pour le consommateur (juste prix, qualité, quête de sens...).

On peut par ailleurs, pour certains produits transformés par exemple, repérer le logo Nutri-Score, qui informe sur la qualité nutritionnelle des repas.

  • Favoriser les céréales, les légumes secs, les fruits et légumes, et les produits de qualité

Les protéines animales peuvent être pour leur part limitées au profit de céréales complètes, de lentilles, de fèves, de pois et d’haricots secs, riches en protéines. Le Haut Conseil de la santé publique recommande de manger des légumineuses au moins deux fois par semaine et des produits céréaliers tous les jours. On apprend à les cuisiner et on évite les plats préparés.

  • Se fier aux labels alimentaires

Le bio gagne du terrain dans l’Hexagone : 70 % des Français affirment en consommer régulièrement, selon l’Agence Bio. Les produits bio se repèrent facilement avec les logos AB et la feuille (logo européen de l’Agriculture biologique). Il existe aussi d’autres logos intéressants à repérer. ID les recense ici.

On repère également les labels fondés sur la qualité ou l’origine des produits et encadrés par les pouvoirs publics : Label Rouge pour la qualité, AOC (Appellation d’origine contrôlée) et IGP (Indication géographique contrôlée) pour l’origine géographique. Deux autres logos environnementaux à surveiller : Pêche Durable (produits issus de la pêche durable) et HVE (produits issus d’une exploitation de haute valeur environnementale).

  • Limiter les emballages

70 % du marché de l’emballage en France concerne l’alimentation et 85 % des emballages jetés par les ménages sont des emballages alimentaires. Pourquoi ne pas privilégier les produits en vrac ? On pense à amener des sacs réutilisables en faisant ses courses.

Par ailleurs, on limite les boissons sucrées et les sodas, qui non seulement n’apportent pas de nutriments intéressants, mais qui alourdissent également notre impact environnemental (emballage et transport), tout comme les bouteilles d’eau.

  • Eviter le gaspillage alimentaire

L’objectif 2025 des pouvoirs publics en France est de réduire de 50 % le gaspillage alimentaire. A notre échelle, nous pouvons limiter ce gaspillage, en faisant attention aux dates de péremption, en accommodant nos restes, en triant bien notre réfrigérateur… On suit d’autres conseils de l’ADEME ici.

Source : Infographie Mieux manger, moins gaspiller, moins polluer diffusée par  "Qu’est-ce-qu’on fait ?" en partenariat avec l’ADEME

Crédit photo quiz : ©Timolina/Shutterstock

A noter :

Le programme de la Semaine européenne du développement durable se retrouve ici.