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Cinq idées pour s'organiser des vacances éco-responsables

Le tourisme est à l’origine de près de 10 % des émissions de gaz à effet de serre dans le monde.
©GaroManjikian/Shutterstock

Le tourisme de masse a une incidence concrète sur notre environnement : il pollue. Il représente même près d'un dixième des émissions de gaz à effet de serre produites dans le monde. ID vous propose quelques solutions pour prévoir des vacances plus responsables cette année.

Le tourisme est à l'origine de près de 10 % des émissions de gaz à effet de serre selon une étude publiée dans Nature Climate Change et relayée le 7 mai dernier par l'AFP. Dans le même temps, un étude de Booking.com parue le 22 avril 2018 révèle une hausse généralisée de l'intérêt des touristes pour des vacances plus durables, en France comme à l'étranger. 54 % des interrogés ont précisé que leur confrontation à "l’impact du tourisme" durant de précédentes vacances leur avait donné envie de voyager de façon plus écologique. Vouloir passer des vacances davantage éco-responsables, l'ambition est noble : mais comment s'y prendre ?

1. Bien choisir sa destination

Mer, montagne, France, étranger... A l'heure de choisir sa prochaine destination de vacances, que faut-il regarder en priorité pour s'assurer de ne pas trop polluer ? Tout d'abord, on peut faire le choix de voyager dans son propre pays ou dans un pays voisin pour limiter un long transport en avion émettant beaucoup de CO2. Mais ce n'est pas le seul critère à avoir en tête : prendre la voiture et l'utiliser tout au long de ses vacances n'est pas non plus la solution la plus écologique. On pense aussi et surtout à moins investir les lieux touchés et menacés par le tourisme de masse (sites naturels fragilisés, villes qui étouffent, animaux sauvages en danger...) tels que Venise, le Machu Picchu, les tombeaux égyptiens, la Méditerranée, Amsterdam, Dubrovnik, le Taj Mahal... Pourquoi ne pas repérer d'autres destinations, hors des sentiers battus ?

Quant aux croisières, elles sont à éviter autant que possible, même si certaines se mettent au vert et sont donc à surveiller. Selon une étude de la fédération France nature environnement (FNE) de 2015, un paquebot de croisière à l'arrêt pollue autant qu'un million de voitures

2. Repérer les hébergements "verts"

Une fois le lieu trouvé, on cherche l'hébergement le plus vert possible. Plusieurs labels garantissent l'éco-responsabilité des hébergements touristiques comme les hôtels, les gîtes et plus globalement certains sites de vacances. Citons notamment :

-La Clef Verte/ Green Key, qui certifie pour les campings, les hôtels, les meublés de tourisme, les chambres d'hôtes, les résidences de tourisme, les auberges de jeunesse, les villages et les centres de vacances, mais aussi les restaurants la gestion responsable des déchets, de l'énergie, de l'eau des achats et la sensibilisation de la clientèle. On compte 603 établissement labellisés en France et au total 2700 dans le monde, dans 56 pays. Les établissements sont répertoriés à cette adresse.

-ATR/Agir pour un tourisme responsable, très axé sur la sensibilisation des voyageurs quant à leur impact sur leur destination de vacances par les organisateurs de voyages. On retrouve ses membres ici.

-Gîtes de France, qui labellise des établissements de haute qualité environnementale en France. Ceux-ci réalisent des économies d'énergie, passent par les énergies renouvelables, gèrent adéquatement leurs ressources en eau, effectuent correctement le tri sélectif, sont conçus avec des matériaux sains...

Mais également entre autres Pavillon Bleu pour les stations balnéaires et les ports de plaisance responsables, et bien sûr l'Ecolabel Européen, décerné par la Commission européenne (cliquer sur les liens pour retrouver les entités labellisées : les campings et les services d'hébergement). Pour s'y retrouver parmi tous les labels à l'échelle nationale, le site écolabels.fr répertorie en France région par région les hébergements et les campings éco-responsables. On clique ici pour les retrouver. 

3. Choisir un mode de transport durable

On ne peut évidemment pas se passer de l'avion pour certaines destinations. Mais on peut d'une part limiter quelque peu les voyages nécessitant ce mode de transport polluant, et autant que possible, ne pas l'utiliser pour des séjours de seulement quelques jours, en prévilégiant les vols sans escale -  c'est au décollage et à l'atterrissage que l'avion consomme le plus de kérosène.  Pour les autres destinations, on privilégie le train, le bus ou le covoiturage, et une fois sur place, on se déplace à pied ou à vélo. 

Un outil très utile pour faire les meilleurs choix de transport : la plateforme voyage.chiffres-carbone.fr calcule nos émissions de CO2 selon notre destination et notre mode de transport, pour nous aider à faire les meilleurs choix. 

©Capture écran voyages.chiffres-carbone.fr

4. Prévoir des objets et des produits zéro déchet

On prévoit à l'avance quelques objets réutilisables qui limiteront nos déchets durant nos vacances : une gourde pour ne pas acheter de multiples petites bouteilles d'eau en plastique, des batteries rechargeables, un shampoing, un savon et un déodorant solides pour éviter d'avoir des contenants en plastique à jeter, du coton lavable, un oriculi à la place des coton-tiges, un tote bag pour les petites courses sur place (relire notre article : Les 10 essentiels d'une routine zéro déchet)...

5. Repérer à l'avance les adresses de produits locaux

Passer des vacances éco-responsables, c'est également faire marcher l'économie locale en favorisant l'achat de fruits et légumes du coin sur les marchés et de souvenirs n'étant pas "Made in China". On évite les "pièges à touristes" en se renseignant sur l'origine des produits proposés. Côté restauration, même combat : on repère les adresses proposant des produits locaux, en se fiant par exemple à Trip Advisor ou en questionnant l'Office de tourisme de son lieu de vacances. En France, on peut aussi s'aider de la plateforme The Place To Bio, qui géolocalise les restaurants bio et engagés. Il peut être intéressant de noter quelques bonnes adresses avant son départ pour éviter des choix précipités qui ne correspondront à aucune attente responsable.

Un bon plan :

Voy'agir, une plateforme à laquelle nous pouvons tous collaborer, propose un répertoire d'adresses respectueuses de l'environnement et de la société un peu partout dans le monde.

©Capture écran Voy'agir