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Idées Pratiques

Pollution intérieure : quelles sont les erreurs à éviter ?

Il n'existe aucune preuve de l'efficacité des plantes "dépolluantes".
©Katka Pavlickova /Unsplash

Nous passons 80% de notre temps à notre domicile. Pourtant, l’air intérieur que nous respirons est 5 à 10 fois plus pollué qu’à l’extérieur. Voici quelques erreurs à éviter afin de maintenir un logement frais et sain.

Si les transports sont régulièrement pointés du doigt pour la dégradation de la qualité de l'air, la pollution intérieure des logements reste une des sources de pollution les plus importantes, en raison du temps passé dans les logements et bureaux. En effet, la plupart des éléments présents dans notre environnement émettent des Composés Organiques Volatiles (COV) : des particules polluantes qui s'évaporent dans l'air comme des poussières, poils, pollens...Certaines habitudes quotidiennes contribuent même à aggraver cette source de pollution. Voici quelques erreurs à éviter pour garder son logement sain.

Ne pas aérer l’hiver

Avec les températures de plus en plus froides à l’extérieur, l’idée d’aérer son logement peut en rebuter plusieurs. Pourtant, il est essentiel de renouveler l’air intérieur quotidiennement afin d’éviter le développement de bactéries.

L’Ademe recommande d’ouvrir les fenêtres un minimum de 5 à 10 minutes deux fois par jour. L'agence ajoute toutefois de prendre des précautions lors de pics de pollution : éviter d’aérer l’après-midi en cas de pollution à l’ozone. Pour les particules fines, l’aération n’est pas recommandée le matin et le soir.

Fumer chez soi

Le tabagisme reste encore la première source de pollution dans les logements, selon le ministère de la santé. Si l’interdiction de fumer est appliquée dans les lieux publics, elle reste problématique à l’intérieur d’un domicile privé. Même en ouvrant les fenêtres, les plus de 3000 composants chimiques des cigarettes restent dans l’air et sont absorbés par les rideaux, moquettes et autres tissus, qui conservent les fumées toxiques et continuent de les diffuser dans l’air.

Avoir un taux d’humidité élevé

Les sources d’humidité dans la maison sont nombreuses : la cuisson, le lavage de la vaisselle, le séchage du linge, les chauffages mobiles d’appoint (au gaz ou au pétrole) mais aussi la respiration humaine. Selon l’Ademe, un adulte produit environ 55 g de vapeur d’eau à l’heure, et une lessive environ 1 kg sur son temps de séchage.

Si l’humidité n’est pas une source de pollution en soi, une quantité trop élevée peut générer des moisissures ainsi que des conditions optimales de développement pour plusieurs acariens. Ces derniers s’infiltrent alors dans la literie, les canapés et les fauteuils en tissu, les tapis, les rideaux, les moquettes…Pour éviter ces désagréments, il est conseillé de maintenir un taux entre 40 et 60%, en aérant notamment après des activités qui génèrent beaucoup d’humidité, comme les douches ou la cuisine.

Utiliser des huiles essentielles

Prisées pour leurs vertus naturelles pour l’entretien des logements, les huiles essentielles s’avèrent en réalité dangereuses pour la qualité de l’air. Dans un avis émis en avril 2020, l’Anses a mis en garde contre plusieurs risques d’irritations respiratoires liées à l’utilisation de ces composés aromatiques.

L’agence a relevé 14 000 cas d’exposition entre 2011 et 2019, avec des "effets indésirables en conditions normales d'utilisation, notamment des symptômes irritatifs des yeux, de la gorge et du nez, et des effets respiratoires". Elle recommande notamment de tenir ces produits hors de portée des enfants, de mieux informer les consommateurs sur les précautions d’utilisation, ainsi que de bien ventiler les espaces clos lors de leur utilisation.

Allumer des bougies parfumées et de l'encens

Pour éliminer les odeurs nauséabondes tenaces, il est tentant d'allumer des bougies parfumées ou de l’encens. Ceux-ci dégagent pourtant du formaldéhyde et du benzène, des polluants qui peuvent générer des irritations des voies respiratoires, voire même une augmentation du risque de cancer selon l’Ademe. En cas d’utilisation, il est très fortement conseillé d’aérer la pièce immédiatement après.

Privilégier les plantes "dépolluantes"

Face à la pollution de l’air intérieur, l’une des solutions qui apparaît comme la plus naturelle est d’acquérir des plantes "dépolluantes", chargées de filtrer l’air sale et de générer de l’air frais. Cette idée préconçue, et très populaire, est toutefois erronée.

L’Ademe insiste depuis 2011 sur le fait qu’il n’y a aucune preuve de l’efficacité des plantes pour dépolluer l’air des domiciles. Si les plantes ont d’autres vertus reconnues, comme la diminution du stress ou l’amélioration du bien-être, elles ne jouent aucun rôle dans la filtration de l’air intérieur.

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