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Politique

Bretagne : Daniel Cueff, maire antipesticides, candidat aux régionales

Le maire de Langouët Daniel Cueff, est une figure de l'engagement des communes dans la lutte anti-pesticides.
Capture d'écran Twitter @simons152

Daniel Cueff, l'ancien maire antipesticides de Langouët (Ille-et-Vilaine) a annoncé mardi sa candidature aux régionales en Bretagne avec une "liste sans parti politique" pour relever les "enjeux climatiques, économiques et agricoles" de la région.

"Oui, je vais annoncer le nom de la liste et le programme à Roscoff (Finistère) le 22 janvier", a déclaré Daniel Cueff à l'AFP, confirmant son intention de briguer la présidence de la région Bretagne. Il s'agira d'une "liste politique avec un projet politique, sans parti politique, parce qu'aujourd'hui les enjeux pour la Bretagne sont climatiques, économiques, agricoles", a indiqué M. Cueff.

Daniel Cueff veut s'inspirer du Celib (Comité d'étude et de liaison des intérêts bretons) qui dans les années 1950 avait rassemblé en Bretagne gaullistes, sociaux-démocrates et chrétiens, et avait obtenu, grâce à un lobby, un plan routier pour la Bretagne et la création de la zone de télécoms de Lannion. "Comme dans les années 1950, il faut qu'on se retrousse les manches et qu'on laisse de côté les étiquettes et appareils politiques", souligne M. Cueff qui assure poursuivre son engagement écologiste.

"Nous voulons une écologie au service des Bretonnes et des Bretons", avance Daniel Cueff, pour qui il s'agit d'"un moyen de lutter contre la misère" en Bretagne où il y a "un problème au niveau social, du logement et de la précarité agricole".

Un mandat régional pour poursuivre le combat contre les pesticides

Agé de 65 ans, cet ancien maire écolo non encarté adepte d'une "écologie de l'action", a expérimenté pendant 20 ans dans le village de Langouët des réalisations "vertes" souvent en avance sur la réglementation.

En mai 2019, M. Cueff a pris un arrêté interdisant l'utilisation de produits phytopharmaceutiques "à une distance inférieure à 150 m de toute parcelle cadastrale comprenant un bâtiment à usage d'habitation ou professionnel". Son arrêté avait été rapidement annulé à la demande des représentants de l'Etat, mais l'initiative avait déclenché un vaste débat en France sur l'usage des pesticides. Plusieurs dizaines de communes avaient pris par la suite des arrêtés similaires, dont Paris et Lille.

Le 31 décembre, le Conseil d'Etat a définitivement estimé que les maires de communes n'avaient pas le pouvoir de prendre des arrêtés interdisant l'usage de pesticides sur leurs communes, la réglementation de ces produits contestés relevant des prérogatives de l'Etat.

Avec AFP.

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