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Le brief'

Transition écologique: les actus de la semaine du 1er mars

La controverse autour des menus végétariens dans les cantines de Lyon a soumis le sujet à débat cette semaine.
©ChiccoDodiFC/Shutterstock

À la une cette semaine : une nouvelle étiquette énergie, les entreprises françaises loin des objectifs de l'accord de Paris, les menus végétariens à la cantine toujours débattus...

Électroménager : plus exigeante, la nouvelle étiquette énergie entre en vigueur

Dès ce mois de mars, la nouvelle étiquette énergie entre en vigueur. Elle concerne l'électroménager et note désormais les appareils sur un barème de A à G. Son but, clarifier les performances énergétiques des produits et mieux guider les consommateurs alors que jusqu'ici, les affichages oscillaient entre les notes A+++ et D. Les produits concernés sont les réfrigérateurs, les congélateurs, les lave-linge, lave-vaisselle, caves à vin et télévisions. Une nouvelle étiquette concernant les ampoules devrait, pour sa part, voir le jour en septembre prochain.

Selon l'ADEME, les produits notés A+++ qui caracolaient jusqu'alors en haut du classement pourraient chuter en catégorie B ou D. L'agence précise aussi que l'achat d'un appareil parmi les plus performants pourrait permettre "à un ménage européen d’économiser en moyenne 150 €/an".

CAC 40 : les entreprises françaises toujours loin des objectifs de l'accord de Paris

"Aucun secteur d'activité n'est aligné avec l'accord de Paris", se désole Oxfam dans un rapport établi sur la base de chiffres fournis par la société Carbon 4 Finance et publié au moment où débutent les travaux au Parlement sur la loi Climat. L'accord de Paris a pour but de limiter la montée des températures à deux degrés Celsius par rapport aux niveaux antérieurs à la révolution industrielle et de continuer les efforts pour limiter cette montée à 1,5 degré.

Dans le rapport, 35 entreprises françaises sont analysées, dont la plupart font actuellement partie du CAC 40, indice des valeurs vedettes de la bourse de Paris. Les autres, dont EDF, en ont fait partie par le passé. Sont prises en compte les "émissions directes" des entreprises, celles liées à leur "consommation d'électricité ou de chaleur" et les "émissions indirectes". Seules trois entreprises, EDF, Schneider Electric et Legrand, "ont une empreinte carbone et des engagements susceptibles de les faire rester dans une trajectoire compatible avec un réchauffement inférieur à 2 degrés". En conclusion, Oxfam demande d'intégrer dans le projet de loi "Climat et Résilience" l'obligation pour les entreprises de publier leur empreinte carbone.

Sans le soutien de la justice, 10 "maires anti-pesticides" prennent de nouveaux arrêtés

Le bras de fer ne faiblit pas. Alors que le Conseil d'Etat les a jugés incompétents quant à l'interdiction d'usage des produits phytosanitaires sur leur territoire au mois de décembre, 10 maires adoptent de nouveaux arrêtés. Ceux-ci sont fondés sur d'autres bases juridiques, pour lutter contre l'utilisation des pesticides sur leur commune. "Face à la décision rendue par le Conseil d’État de confirmer l’annulation, demandée par les préfets, des arrêtés de certaines de ces villes, dix communes franciliennes ont pris ce mercredi 3 mars 2021 un nouvel arrêté, qui se fonde cette fois sur la compétence des maires en matière de réglementation des déchets", précise le collectif des maires anti-pesticides par communiqué. Ces nouveaux textes s'attaquent à l'élimination des déchets engendrés par l'usage des produits phytosanitaires et se fondent bel et bien sur une compétence municipale.

Les communes concernées, toutes situées en région parisienne, sont Arcueil, Bagneux, Cachan, Gennevilliers, L'Île Saint-Denis, Malakoff, Montfermeil, Nanterre, Savigny-le-Temple et Sceaux. La semaine passée, le maire EELV de Grenoble Eric Piolle, a lui aussi adopté un nouvel arrêté en ce sens. D'autres communes pourraient suivre le mouvement…

Menus végétariens à la cantine: et si on laissait les enfants choisir ?

Mieux vaut laisser les enfants choisir chaque jour s'ils veulent manger végétarien ou non à la cantine, et non leur imposer une inscription préalable pour le trimestre ou l'année entière, préconise Greenpeace dans une enquête publiée jeudi.

Car l'inscription préalable peut les décourager d'adopter une alimentation moins carnée, estime l'organisation au terme d'une enquête menée du 7 décembre au 15 février, auprès de 35 communes et structures proposant une option végétarienne quotidienne dans leur restauration collective. Si l'inscription préalable "a le mérite de faciliter la gestion des cantines et de limiter le gaspillage alimentaire dès le début de la mise en place d'une option végétarienne", c'est une "fausse bonne idée", estime-t-elle. Elle peut "décourager toute une partie" des élèves "de la prendre" et ainsi limiter l'adoption d'une pratique "flexitarienne", soit la "réduction des quantités de viande consommées", plaide Greenpeace.

Le gouvernement porte l'expérimentation de menus végétariens quotidiens dans les cantines scolaires dans le cadre de loi "Climat et résilience" issue des travaux de la CCC, qui défend "un choix végétarien quotidien dans les self-services à partir de 2022".

Avec AFP. 

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