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Transition écologique: les actus de la semaine du 22 février

©Ian LANGSDON/POOL/AFP

À la une cette semaine : la Convention citoyenne pour le climat à l'heure du bilan, une victoire pour la reconnaissance du lien entre maladie et pesticides chez les agriculteurs...

Dernier acte pour la Convention citoyenne pour le climat, à l'heure du bilan

Au terme d'un exercice inédit en France, les 150 membres de la Convention citoyenne pour le climat se sont prononcés en fin de semaine sur la traduction par le gouvernement de leurs propositions pour lutter contre le réchauffement climatique.

Réunis en visioconférence - Covid oblige - ils ont passé au crible le plan de relance, le budget, divers décrets, le projet de loi "Climat et résilience" ou l'introduction de la protection de l'environnement dans la Constitution. Les différents canaux par lesquels le gouvernement assure traduire la quasi-totalité de leurs 149 propositions. Une mise en œuvre très critiquée par les écologistes, qui accusent l'exécutif d'avoir ratiboisé les ambitions des "citoyens", et Emmanuel Macron d'avoir renié sa promesse de transmettre leurs propositions "sans filtre". Quant à la justice et les organisations indépendantes comme le Haut Conseil pour le Climat, elles ont aussi sanctionné l’Etat pour son manque d’ambition climatique.

"On est un peu déçu, car on ne retrouve pas toutes nos propositions", résume Mélanie Cosnier, coprésidente de l'association "Les 150" qui rassemble la majorité des "citoyens".

Climat : des 149 propositions des Citoyens aux mesures adoptées

Pour voir plus clair dans les dissensions entre les 150 et le gouvernement, un décryptage s’impose. Vraiment "sans filtre", Emmanuel Macron ? Le gouvernement assure avoir repris la quasi-totalité des 149 propositions de la Convention citoyenne pour le climat, mais cette lecture est rejetée avec force par les défenseurs de la planète qui dénoncent des mesures "dénaturées" ou abandonnées. Transports, logement et urbanisation, consommation, ou économie… Dans chaque domaine, les propositions de la Convention citoyenne sont rarement reprises telles quelles, parfois au mépris de l’efficacité à l’image du seuil du malus au poids pour les véhicules polluants, relevé de 1400kg à 1800kg, ce qui exclut 98 % des voitures vendues en France.

Victimes des pesticides : la "maladie professionnelle" reconnue pour deux agriculteurs décédés

C'est encore exceptionnel. Les tumeurs cérébrales de deux agriculteurs morts ont été reconnues en maladie professionnelle, alors que des données épidémiologiques montrent un lien entre ces pathologies rares et l'utilisation de certains pesticides. Un soulagement pour les veuves des victimes.

"Il était conscient de la dangerosité de ces produits mais il se faisait un devoir de le faire. C'était sa religion : que le travail soit bien fait", raconte Jeanne, 75 ans, mère de cinq enfants, habitant une petite commune entre Loire-Atlantique et Vendée. Son mari, Constant (prénoms changés), éleveur de vaches laitières, a traité ses cultures aux pesticides dès l'âge de 14 ans. Il est mort à 69 ans d'une tumeur cérébrale. "On a été dans la misère. Mes enfants ont dû m'aider pour vivre. Pendant la maladie, on a dépensé beaucoup d'argent", se souvient Jeanne. Elle ajoute : "J'ai fait ça pour mon mari. C'était important que son honneur soit défendu". "C'est énorme, inespéré", lâche-t-elle.

Pour l’heure, les tumeurs cérébrales ne sont pas des pathologies reconnues dans le tableau officiel des maladies professionnelles agricoles, même si une récente enquête pointe ainsi un risque qui peut être multiplié par 3 ou 4 selon les pesticides utilisés et les tumeurs concernées.

Lyon : pour l'exécutif, le "menu unique sans viande" passe mal

À Lyon, un "menu unique sans viande" est imposé dans les cantines scolaires dès ce 22 février et jusqu'aux prochaines vacances à l'initiative du maire EELV Grégory Doucet. La mesure divise et le gouvernement s'en mêle. Ce week-end, certains membres de l'exécutif se sont offusqués d'une telle décision du maire. Celui-ci s'en défend en invoquant une restriction "sanitaire" et rappelle que la même décision avait déjà été prise par son prédécesseur et ex-ministre de l'Intérieur Gérard Collomb quelques mois auparavant... sans que personne ne crie gare.

"En plus de l'insulte inacceptable aux agriculteurs et aux bouchers français, on voit bien que la politique moraliste et élitiste des Verts exclut les classes populaires. De nombreux enfants n'ont souvent que la cantine pour manger de la viande", a fustigé sur Twitter le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. "C’est tout simplement du bon sens pratique", justifie Grégory Doucet, ajoutant que le fait "que la droite qui s’est alliée à mon prédécesseur au moment des municipales crie à l’idéologie aujourd’hui, me fait sourire."

Avec AFP.

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