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le débrief'

Transition écologique : les actus de la semaine du 11 avril

LUDOVIC MARIN/AFP

Premier tour de l'élection présidentielle, les objectifs de l'accord de Paris, les énergies renouvelables françaises... voici ce qu'il ne fallait pas manquer cette semaine. 

Macron et Le Pen au second tour de l'élection présidentielle

Rebelote. Le président sortant Emmanuel Macron et la candidate du Rassemblement National (RN) Marine Le Pen s'affronteront le 24 avril prochain, a-t-on appris dimanche soir à l'issue d'un premier tour marqué par un important taux d'abstention. En effet, il apparait qu'environ 26 % des Français ne se sont pas rendus aux urnes ce 10 avril. Emmanuel Macron est arrivé en tête avec près de 28 % des suffrages, suivi par Marine Le Pen avec 23,15 %. Celle-ci a été talonnée par le candidat La France Insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon, qui a raté de peu la marche de ce second tour avec quasiment 22 % des voix. Avec un programme axé sur l'écologie et le climat, il a largement devancé le candidat Europe Ecologie Les Verts (EELV), Yannick Jadot, qui a rassemblé seulement 4 % des électeurs.

Les deux candidats encore en lice ont par ailleurs été vivement critiqués quant à leurs projets climatiques. Greenpeace a par exemple qualifié ces résultats du premier tour de "défaite pour le climat et plus largement pour l'environnement". Emmanuel Macron de son côté mise notamment sur un recours au nucléaire. Marine Le Pen, quant à elle, veut un "moratoire" sur l'éolien et le photovoltaïque. Dans ce contexte d'entre-deux tours, le premier a annoncé qu'il souhaitait "enrichir" son programme avec certaines propositions empruntées à ses concurrents déçus Jean-Luc Mélenchon et Yannick Jadot. Quant à la seconde, elle a assuré qu'elle ne sortirait pas la France de l'accord de Paris si elle était élue : "Je suis en effet favorable aux orientations de cet accord, puisque je souhaite abandonner le plus possible les énergies fossiles au profit du nucléaire civil", a-t-elle affirmé.

Les objectifs de l'accord de Paris encore atteignables ? 

L'accord de Paris est-il déjà enterré ? Non, d'après les conclusions d'une étude parue mercredi dans la revue Nature. Selon les auteurs, si tous les engagements et toutes les promesses actuellement sur la table étaient tenus, l'objectif de contenir le réchauffement sous la barre des 2 degrés pourrait encore être atteignable. Mais malgré ces résultats encourageants, de nombreux pays ne tiennent d'ores et déjà par leurs engagements. 

Pour en arriver à cette conclusion, cette étude a utilisé une méthode de calculs plus large que celle du Giec qui, pour sa part, juge l'accord de Paris déjà hors de portée. En effet, les auteurs ont compilé l'ensemble des effets attendus de toutes les promesses et tous les engagements pris depuis la signature de l'accord en 2015 jusqu'à la fin de la COP26 l'hiver dernier. A l'inverse, le Giec s'appuie uniquement sur les "NDC" - "Contribution déterminée au niveau national" -, feuilles de route formelles signées par les Etats.

Enfin selon l'étude, si toutes ces promesses étaient appliquées en temps et en heure, le réchauffement pourrait ainsi être contenu entre 1,8 et 2 degrés par rapport à l'ère préindustrielle.

Le solaire et l'éolien contribuent aux finances de la France

D'après les représentants du secteur, les énergies solaire et éolienne contribuent à hauteur de milliards d'euros aux finances de l'Etat. En effet, les renouvelables "ne coûtent pas, elles rapportent", a estimé Michel Gioria, délégué général de France énergie éolienne (FEE).

Le secteur chiffre ces estimations à quelque 14 milliards d'euros contribuant à l'enveloppe budgétaire de la France sur les années 2021 et 2022.  Dans le même temps, alors que le contexte d'élection présidentielle pèsera sur l'industrie, ces acteurs ont appelé l'Etat à redistribuer ces milliards pour soutenir le pouvoir d'achat des Français. 

TotalEnergies sommé de respecter l'accord de Paris

Mardi, 11 investisseurs ont déposé une résolution sommant TotalEnergies de respecter l'accord de Paris. Avant une assemblée générale prévue le 25 mai prochain, MN, Achmea Investment Management, Aegon Asset Management, APG, BPL Pensioen, DPAM, Edmond de Rothschild Asset Management, Greater Manchester Pension Fund, La Financière de l'Echiquier, PGGM Investments et Van Lanschot Kempen, ont exigé que la firme formule des objectifs climatique en ligne avec l'accord de 2015. 

Ces 11 investisseurs représentent environ 0,8 % du capital actionnaire du pétrolier qui, en réponse, a réaffirmé "son engagement pris en mai 2021 de rendre compte à l'AG des progrès réalisés en matière de développement durable et de transition énergétique vers la neutralité carbone".

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