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le débrief'

Transition écologique : les actus de la semaine du 4 avril

©D.Bond/Shutterstock

Le dernier rapport du Giec, la pollution de l'air autour du monde et les modes de production des matières plastiques... Voici ce qu'il ne fallait pas manquer cette semaine. 

Troisième et dernier volet du rapport du Giec

Le groupe d'experts climat de l'ONU (Giec) a rendu lundi le troisième et ultime volet de son vaste rapport, qui éclaire sur les solutions de réduction et d'adaptation aux conséquences du réchauffement climatique. En quelque 10 000 pages, déclinées en trois grandes parties - parues respectivement en août 2021, février dernier et ce début de semaine -, il s'agit là du sixième cycle d'évaluation du Giec : comme le précédent publié en 2014, ce document servira de référence pour les années à venir. 

Dans ce dernier volet, les experts font état d'un réchauffement de +1,1°C déjà atteint par rapport à l'ère préindustrielle. Selon eux, il faudrait atteindre un pic d'émissions en 2025 pour espérer ne pas dépasser les 2,5°C supplémentaires. Globalement, le rapport estime qu'il faudra drastiquement et rapidement réduire l'addiction du monde aux énergies fossiles d'une part, développer massivement le captage et le stockage de CO2 de l'autre. Il faudrait aussi réduire de moitié les émissions de méthane par rapport à leur niveau de 2019. Avec différents scénarios mis sur la table, le groupe considère par exemple que la suppression de toute subvention aux énergies fossiles entraînerait la chute de 10 % des émissions. Autre constat, 10 % des ménages les plus riches du monde seraient responsables de 45 % des émissions totales. Enfin, pour tenir l'objectif d'1,5°C, le plus ambitieux de l'accord de Paris, le Giec chiffre à 2300 milliards de dollars les investissements annuels dont devrait bénéficier le secteur électrique entre 2023 et 2052. 

 99 % de la population exposée à un air pollué

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a conclu dans un rapport paru ce début de semaine, que 99 % de la population mondiale respire un air pollué. Appelant dans le même temps à réduire l'utilisation des combustibles fossiles, l'OMS a dénombré la surveillance de qualité de l'air dans quelque 6000 zones urbaines de 117 pays. Les habitants y sont exposés à des niveaux dangereux de particules fines et de dioxyde d'azote. "Après avoir survécu à une pandémie, il est inacceptable de continuer à enregistrer sept millions de décès évitables et d'innombrables années en bonne santé perdues évitables du fait de la pollution de l'air", a déploré Maria Neira, directrice du Département Environnement, changement climatique et santé de l'OMS. "Trop d'investissements sont encore consacrés à un environnement pollué plutôt qu'à un air propre et sain", a-t-elle également rappelé.  

Dans le même temps, Airparif a affirmé que la qualité de l'air en Île-de-France, si elle s'est améliorée l'an passé, reste encore trop mauvaise. Comme ailleurs autour du monde, les 12 millions de Franciliens restent soumis à des niveaux de pollution supérieurs aux seuils recommandés par l'OMS. 

 Pollution plastique : les modes de production en question

Pour lutter contre la pollution plastique, il faut aussi revoir les modes de production de la matière. Accros au pétrole fossile, les fabricants doivent s'en désintoxiquer, admet pour la première fois l'industrie européenne après la publication d'une étude, baptisée "Reshaping plastics". Celle-ci préconise une réorganisation et des investissements dans des "innovations radicales", et ce, dans les cinq ans à venir. 

En effet, il faut rendre la production de plastique plus "circulaire", tout en réduisant drastiquement la consommation de pétrole brut. Si jusqu'ici, la lumière était faite sur la nécessité de recyclage des déchets, ou encore la réduction massive de la consommation de cette matière à tout faire, la question des modes de production du plastique vierge restait encore à la marge. Mais les avancées mises en route pour l'instant "ne vont pas permettre d'atteindre les objectifs climatiques", a commenté Jean-Yves Daclin, directeur général de Plastics Europe France, admettant qu'il faut désormais "accélérer le mouvement". 

Record des émissions de méthane en 2021

Les niveaux d'émissions de méthane ont atteint un record en 2021, selon le rapport annuel de l'Agence nationale océanique et atmosphérique américaine (NOAA). Après le CO2 - qui lui aussi a continué d'augmenter cette année -, il s'agit du gaz contribuant le plus au réchauffement climatique.

"Nos données montrent que les émissions mondiales continuent à évoluer rapidement dans la mauvaise direction", a commenté par communiqué Rick Spinrad, directeur de NOAA. Les experts estiment également que 30 % des émissions de méthane sont liées au secteur des énergies fossiles, appelant à des mesures rapides pour les limiter. Le rapport fait ainsi état de la plus grosse augmentation jamais enregistrée sur une année depuis le début des mesures en 1983. L'année 2020 avait déjà battu un record. 

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