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Montréal bannira l'usage du glyphosate d'ici fin 2019

La ville prend cette mesure en vertu du "principe de précaution", précise Radio-Canada.
©Pinkcandy/Shutterstock

L'île de Montréal, au Québec, interdira l'usage de l'herbicide Roundup sur son territoire d'ici la fin de l'année, selon Radio-Canada. 

Après le Vietnam, qui annonçait en avril dernier l'interdiction du glyphosate sur son territoire, puis l'Autriche, premier pays européen à emboîter le pas en juillet, mais également l'Allemagne, qui pour sa part a annoncé son interdiction en 2023, c'est cette fois une ville, située de l'autre côté de l'Atlantique, qui s'illustre : Montréal. La ville prévoit d'interdire en son sein l'usage de l'herbicide Roundup, qui contient cet ingrédient actif très controversé, et ce avant la fin 2019.

Faire "boule de neige" auprès des autres municipalités, voici ce qu'espère l'administration montréalaise, note Radio-Canada. La responsable de la transition écologique à la Ville de Montréal, Laurence Lavigne-Lalonde, a indiqué au média : "Depuis que l'Organisation mondiale de la santé a dit que le glyphosate est un cancérigène probable, on n'a plus aucune raison de ne pas protéger la santé des Montréalais et des agriculteurs qui utilisent ce produit. Ce serait irresponsable de ne pas agir." Radio-Canada précise toutefois que la ville ne peut pas bannir la vente de ce produit : mais son usage sera bel et bien interdit. 

En France, l'usage du glyphosate est pour le moment restreint : il est banni des espaces verts publics et interdit à la vente pour les particuliers depuis décembre 2018. Libération rappelle qu'une mission parlementaire "est en cours afin d’examiner le plan du gouvernement de sortie du glyphosate pour certains usages d'ici 2021, et pour tous les usages d’ici cinq ans".

Plus largement dans l'Hexagone, les arrêtés anti-pesticides se multiplient, à l'initiative de plusieurs maires, sans toutefois avoir de valeur légale - l'exécution de l'arrêté anti-pesticides pris par le maire de Langouët, en Bretagne, a d'ailleurs été suspendu le 27 août dernier par le  tribunal administratif de Rennes. Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, a indiqué pour sa part sur Europe 1 mercredi 4 septembre s'opposer à l'idée "d'une interdiction générale de traitement par des produits phytosanitaires dans une zone uniforme de 150 mètres autour de bâtiments habités", proposée par des maires et des associations. Une consultation publique de six semaines doit être lancée par le gouvernement début octobre dans les préfectures, avec tous les acteurs (riverains, associations, élus...). L'objectif : établir des chartes territoriales pour que soient fixées les règles d'épandage de pesticides. 

 

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