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Environnement

Les abeilles plus efficaces que les pesticides ?

Les abeilles sont indispensables à la biodiversité et actuellement fortement menacées. Elle remplissent 80 % des fonctions de pollinisation pour les différentes variétés de plantes et de cultures.
©Fred Tanneau/AFP

Selon une étude menée par des chercheurs de l'INRA et du CNRS et publiée le 9 octobre dernier, la pollinisation par les abeilles est plus efficace que l'utilisation de produits phytosanitaires. 

Vincent Bretagnolle et son équipe de chercheurs au CNRS et de l'INRA ont mené une enquête pendant quatre ans  sur 450 km² de parcelles de colza à Chizé, dans les Deux-Sèvres en Nouvelle Aquitaine. Les abeilles s'y sont révélées bien plus efficaces que les pesticides pour optimiser les rendements, d'après les résultats de cette enquête (communiqué de l'INRA en français ici), publiés dans la revue Proceedings of the Royal Society London B. 

La pollinisation par les insectes et notamment les abeilles est capable d'augmenter cette transformation de fleurs et de fruits de 40 %.

L'aboutissement de cette longue étude est concluant : la pollinisation par les abeilles surpasse l’utilisation de produits phytopharmaceutiques dans le rendement et la rentabilité du colza. "Le rendement du colza est déterminé par la quantité de fleurs qui vont devenir des fruits et cette quantité est déterminée par la pollinisation. La pollinisation par les insectes et notamment les abeilles est capable d'augmenter cette transformation de fleurs et de fruits de 40 % : il y a plus de fruits et de graines sur un même pied", affirme Vincent Bretagnolle, directeur de recherches au CNRS. "L’analyse des effets des produits phytopharmaceutiques (herbicides et insecticides) d’une part et de la pollinisation par les abeilles d’autre part, révèle que les deux stratégies permettent d’obtenir des rendements élevés ; mais seule la pollinisation par les abeilles permet une rentabilité économique plus élevée", précise l'INRA dans son communiqué. 

"Cette nouvelle étude suggère que l'agroécologie, en promouvant les solutions fondées sur la nature pour la production agricole, peut-être un modèle agricole alternatif 'gagnant-gagnant' assurant production agricole, revenu aux agriculteurs et protection de l’environnement", ajoute l'INRA. L'étude du CNRS n'est pas terminée, les scientifiques vont maintenant s'intéresser à d'autres céréales comme le lin et les féveroles. 

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