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Environnement

Protection de la biodiversité, gestion de l'eau : le golf entre aussi en transition

Le golf est l'un des sports avec l'empreinte environnementale la plus élevée.
©Craig Hellier

Le 21 septembre, la Fédération française de golf et l'Office français pour la biodiversité ont signé une convention pour une transition écologique sur les terrains de golf. Un sport à l'empreinte environnementale encore très élevée. 

Les terrains de golf se mettent au vert sur leurs greens. Le 21 septembre dernier, la Fédération française de golf (FFG) a signé une convention sur la transition écologique avec l’Office français pour la biodiversité (OFB). D’une durée de quatre ans, celle-ci engage la fédération à protéger la biodiversité présente sur ses terrains, ainsi qu’à une meilleure gestion de l'eau pour leur irrigation.

"Le golf est ainsi un sport particulier en termes d'impact environnemental : usage de la ressource en eau, utilisation de produits phytosanitaires…." déclare Pierre Dubreuil, le directeur général de l’OFB dans un communiqué. "Sa réputation n'est pas toujours excellente en matière d'empreinte environnementale. Mais des solutions existent, des initiatives sont prises et doivent être davantage connues et partagées", ajoute-t-il.

Plus précisément, la FFG s’engage à participer à des opérations de sensibilisation sur les questions liées à la biodiversité auprès de ses licenciés et partenaires, en leur fournissant un guide sur les pratiques à adopter. Elle participera également à des processus de recherche et des expérimentations scientifiques pour mesurer l’impact du golf sur la biodiversité, ainsi qu’un suivi régulier de cette dernière.

"Les interactions entre le jeu de golf et son environnement sont probablement parmi les plus fortes de toutes les disciplines sportives", explique quant à lui Pascal Grizot, président de la FFG. "Depuis longtemps, nous nous attachons à préserver [la biodiversité] et faire des golfs une partie de la solution. Nos espaces golfiques sont et seront, demain toujours plus, des atouts pour la protection de la biodiversité."

Un sport à l’empreinte environnementale élevée

Cette convention marque une avancée importante pour le monde du golf, qui fait partie des sports avec un impact écologique très élevé, notamment au niveau des besoins en eau pour garder les terrains verts. Selon Consoglobe, un terrain de golf d’environ 40 hectares demande une quantité d’eau équivalente à celle d’une ville de 7 000 habitants par an. Cependant, des alternatives, notamment avec des eaux usées, se développent pour alimenter les terrains et préserver les réserves d'eau potable.

Il y aussi la question des balles de golf perdues dans l’environnement. Selon le journal Chemical & Engineering News, celles-ci sont composées notamment de caoutchouc et de couches de polyuréthane, un dérivé du pétrole, et ne peuvent pas se dégrader naturellement. Toujours selon Consoglobe, il y aurait environ 300 millions de balles perdues sur les terrains de golf aux États-Unis.

Les pesticides utilisés pour éviter la présence de mauvaises herbes sur les parcours sont un autre point noir. Ils seront toutefois interdits à partir du 1er juillet 2022 sur les terrains sportifs en France.

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