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Environnement

Comment limiter, à son échelle, la pollution aux microplastiques ?

©Dirk Wahn/Shutterstock

La pollution aux microplastiques prolifère dans les océans du monde entier. Invisible, elle est aussi très dangereuse pour la faune, la flore, mais aussi pour l’Homme qui en ingère quelque 52 000 particules chaque année. Et puisque ce dernier en est le seul responsable, il est aussi possible, à son échelle, de limiter les dégâts. 

Alors que la plupart des Hommes sont confinés, la planète semble prendre du repos. Baisse des émissions de CO2, réapparition d’espèces menacées... Si pour l’heure la nature reprend ses droits, les experts prennent toutefois ces lueurs d’espoir avec des pincettes, qui pourraient bien être de courte durée avec le retour à la vie normale des êtres humains. À l’image des océans, qui eux, ne connaissent toujours pas de répit. 

Issus entre autres de la dégradation de déchets en tout genre, les particules de microplastiques envahissent les eaux du monde entier, avec l’Homme pour seul responsable. À ce jour, on estime que chaque minute l’équivalent d’un camion-poubelle de déchet plastique est déversé dans l’océan.

À peine plus gros qu’un grain de riz, les microplastiques qui naviguent en mer se retrouvent bien souvent ingérés par des espèces marines, pour finalement finir leur course dans nos assiettes... Alors qu’une étude canadienne nous apprenait en 2019 que nous avalons en moyenne l’équivalent de 52 000 particules de ce type chaque année, les projections de la fondation Ellen McArthur estiment qu’en 2050, on trouvera plus de plastique que de poisson dans l’océan. Et puisque nous sommes seuls responsables de ces chiffres vertigineux, il est aussi possible d’agir, à son échelle, pour tenter d’enrayer ce phénomène.

Dans nos machines à laver

On distingue deux sortes de microplastiques différents : les primaires (qui représentent entre 15 et 31 % de la pollution totale) et les secondaires (entre 69 et 81 %). Dans la première catégorie, la plus grosse part de pollution provient de nos machines à laver (35 % des microplastiques primaires). Non-traités dans les stations d’épuration en raison de leur trop petite taille, des microplastiques sont rejetés dans les eaux usées des machines à laver lors de chaque lessive. En cause, les microfibres des vêtements en matière synthétique.  

Alors comment y remédier ? Tout d’abord en changeant sa garde-robe. Exit les vêtements de mauvaise qualité en matière synthétique, place à des pièces en coton bio, laine, lin... En bref, des matières nobles et naturelles. Ensuite, il faudra également veiller à prêter attention aux contenants des produits nettoyants : privilégier par exemple les recharges de lessives par rapport aux pots classiques. Enfin, il est préférable de zapper l’étape sèche-linge, mise en cause dans la libération des microparticules. Pour la planète, comme pour le bien des vêtements, mieux vaut opter pour la bonne vieille méthode de l’étendoir et du séchage à l’air libre.

Les pneus de nos voitures

28 % des microplastiques primaires proviennent... des pneus de nos véhicules. Le frottement de ceux-ci sur le bitume libère des petites particules à force que le pneu s’abîme. Là, s’il n’existe pas encore de solution miracle, parfois les choses les plus simples sont les meilleures : voici donc une nouvelle bonne raison d’enfiler ses baskets et de privilégier au maximum la mobilité douce - outre le fait que le secteur du transport soit parmi les plus polluants au monde.

Dans nos salles de bain 

En février dernier, la loi relative à la lutte contre le gaspillage et l’économie circulaire a été promulguée au Journal Officiel. Parmi les mesures annoncées, celle-ci prévoit notamment l’interdiction progressive des microplastiques "intentionnellement ajoutés" dans les cosmétiques, détergents et autres produits d’entretien et ce, d’ici 2026.  

Au même titre que pour les lessives ou les produits ménagers, le plastique s’est infiltré partout dans nos salles de bain jusqu'à devenir un incontournable des soins de beauté. Du pot de gel douche à son contenant intérieur, il est partout. Les produits cosmétiques seraient responsables de 2 % de la pollution aux microplastiques primaires. En effet, dans les gommages, shampooings, exfoliants, des microbilles de plastique sont volontairement ajoutés aux mixtures, et se retrouvent à leur tour lâchées dans les tuyaux de canalisation. 

Alors d’ici la fin totale de cette pratique en 2026, la solution est toute trouvée pour y remédier : passer à la cosmétique naturelle. Utiliser des gommages à partir de matières naturelles (noyau d’abricot, sable...), opter pour du savon solide, etc.

Depuis le mois de janvier 2018, les microbilles de plastiques dans les produits cosmétiques rincés à usage d’exfoliation sont interdites, suivant la loi de 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages.  

Des objets du quotidien en plastique

Enfin, la plus grosse part de pollution aux microplastiques est la catégorie dite "secondaire". Celle-ci provient purement et simplement de la dégradation des déchets plastiques que l’on peut voir dans les mers, les fleuves, les rivières... Des sacs plastiques, des bouteilles, des filets de pêche par exemple, en bref, tout objet en plastique qui aurait été jeté dans la nature.

Face à ce fléau, nombre de personnes ont déjà décidé de changer leur mode de vie de manière radicale en stoppant net leur consommation de plastique. Tout simplement. Bien que drastique, cette solution a l’avantage d’être efficace... Mais, elle pourrait bien être plus compliquée qu’elle n’y paraît. 

Au fil des années, le plastique s’est incrusté dans notre quotidien pour rapidement devenir incontournable. Si aujourd'hui on le retrouve partout, il est pourtant loin d’être indispensable. Sur bien des aspects, il est possible de se passer de plastique et d'opter pour des solutions alternatives – notamment pour les objets jetables. Utiliser des totebags, opter pour la gourde ou les bouteilles en verre réutilisables, passer à l’oriculi, acheter ses produits en vrac avec ses propres contenants en verre, éviter les produits jetables. En bref, prêter attention à l’endroit où il se trouve et réfléchir à des solutions de remplacement. Et lorsque le plastique est toutefois indispensable, attention à le choisir recyclé et recyclable, veiller à le garder le plus longtemps possible, le réparer et enfin le trier correctement une fois sa fin de vie atteinte.

Pour en savoir plus et connaître d’autres pistes sur la réduction de plastique dans nos quotidiens, direction le dossier de l’ADEME : "Le plastique, peut-on vraiment s’en passer ?".

Avec l'ADEME.

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