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Environnement

Allain Bougrain-Dubourg : "La protection des zones humides prend l’eau"

Allain Bougrain-Dubourg, grand défenseur de la cause animale, président de la Ligue pour la protection des oiseaux.
©XAVIER LEOTY / AFP

Dans une tribune, l’association Ramsar France, la Fondation de la Tour du Valat, l’UICN et quelques dizaines de personnalités, dont le président de la LPO, Allain Bougrain-Dubourg, tirent la sonnette d'alarme : "le rythme de disparition des zones humides sur la planète ne faiblit pas malgré les engagements répétés des Etats". 

Quand il s’agit d’installer des bassines pouvant dépasser les 10 hectares, l’État n’y voit pas d’inconvénient. Considérerait-il que c’est ainsi que l’on préserve les zones humides ? En lançant une tribune, l’association Ramsar France, la Fondation de la Tour du Valat, l’UICN et quelques dizaines de personnalités souhaitent une mise au point. D’abord, l’état des lieux. 

Dans le pathétique constat, on note que la France a perdu plus de 50 % de ses zones humides depuis 1960. "Et celles qui existent encore sont sous pression de multiples activés humaines" tiennent à souligner les pétitionnaires. Pourtant, en signant la "Convention de Ramsar", il y a près de 40 ans, la France s’était engagée à tout mettre en œuvre afin de préserver ces "berceaux de la biodiversité " qui accueillent notamment 30 % des espèces rares ou menacées dans le monde et qui jouent un rôle primordial dans la régulation de la ressource en eau, leur épuration et la prévention des crues.

"Une politique volontariste et des actions ambitieuses"

Convaincus que l’avenir des zones humides se jouait sans attendre, les pétitionnaires viennent d’adresser directement un courrier à Elisabeth Borne en constatant que, dans son 4ème Plan d’Action (2022-2026), l’État renouvelait ses ambitions pour la protection des zones humides en intégrant cette volonté dans l’ensemble des politiques publiques mais, ajoute le courrier : "sans préciser les moyens affectés  !" En conséquence, les signataires demandent "une politique volontariste et des actions ambitieuses dotées de moyens nécessaires tout en réduisant fortement les pressions en supprimant les subventions et dispositions des politiques sectorielles qui sont dommageables aux zones humides, en particulier dans la politique agricole ".  

En langage politique, c’est ce qu’on appelle une "patate chaude". Mais c’est de bonne guerre dès lors que la Première ministre est également en charge de la Planification Écologique. Il lui reste à convaincre la FNSEA…  

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