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Environnement

Allain-Bougrain Dubourg : La France rame pour l'océan

Allain Bougrain-Dubourg, grand défenseur de la cause animale, président de la Ligue pour la protection des oiseaux.
©XAVIER LEOTY / AFP

Après deux semaines de négociations à New York, les États membres des Nations unies (Onu) ne sont pas parvenus à trouver un accord concernant le traité international destiné à la protection de la haute mer. L'humeur d'Allain Bougrain-Dubourg.

En ces temps conflictuels, ne pas se priver d’une bonne nouvelle. La haute mer laissée à l’abandon, donc au pillage, pourrait bénéficier de mesures de protection, certes insuffisantes, mais non négligeables. Il n’est pas interdit de parler d’une première mondiale puisque les échanges internationaux visant le respect de l’océan "res nullus" remontent à 1982 à l’occasion de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer qui ne s’encombrait guère des questions environnementales.

En 2017 les consciences se sont réveillées pour conduire en août dernier à de nouvelles négociations visant l’établissement d’un traité international. Plus d’une cinquantaine d’états ont accepté d’échanger, tandis que la France n’a pas été la dernière à sensibiliser les autres acteurs. On se souvient de l’initiative du Président Macron avec le "One ocean summit" lancé à Brest en février dernier. Dans la foulée, le nouveau secrétaire d’état à la mer, Hervé Berville, s’est rendu à New-York pour faire passer le message.

Un texte perfectible

Si l’évolution de ce traité sur la haute mer est admirable, il n’a encore rien de révolutionnaire. La capacité de prélever des minéraux ne rentre pas en ligne de compte. De même, la pêche (sauf dans les aires protégées) ne s’inscrit pas dans les bonnes résolutions. Or après avoir saigné les ressources des eaux côtières, les industriels de la pêche se tournent vers le grand large… Autre dossier ambigu, l’idée d’imposer aux Etats le versement d’une contribution financière sur les bénéfices de produits commerciaux. Cette proposition a généré une certaine tempête dans une mer clame, il a fallu suspendre les négociations sur pression de Moscou et Pékin. La Fondation de la Mer, impliquée dans ce pari d’avenir, reste cependant confiante. L’épilogue de cet ambitieux projet, qui n’est pas sans rappeler la convention de l’Antarctique, se jouera dans les mois à venir. Il va falloir ramer encore un peu.

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