Arval, filiale de BNP Paribas et un des leaders européens du secteur, a financé en 2025 1,9 million de véhicules, presque tous en Europe, soit 5,5 % de plus qu'en 2024. Mais son résultat net a chuté de 43 % à 644 millions d'euros, en raison de moins bons résultats de revente des véhicules d’occasion. Pour ses clients - surtout de grandes entreprises - Arval a financé un parc automobile de plus en plus électrifié: ses achats de voitures 100 % électriques ont progressé de 35 %, à 342 000 unités. Pour 2026, il vise 2 millions de véhicules financés dont 400 000 électriques. S'y ajouteront les quelque 400 000 apportés par le rachat en cours d'Athlon, filiale de leasing de Mercedes-Benz.
En France, grâce à une fiscalité avantageuse, "60 % des commandes des grandes entreprises sont des électriques", a souligné Sarah Roussel, directrice générale d'Arval France, et 33 % de la flotte financée par Arval en France est électrique. Mais ces voitures posent un défi de taille aux loueurs : les revendre au bout de quelques années est difficile, en raison de progrès technologiques constants. "Il faut aider les particuliers à acheter des véhicules d'occasion électrique", a plaidé M. Castille.
Plus durables que prévu
Autre bémol, elles ont moins besoin que les thermiques de repasser au garage, d'où un manque à gagner pour les sociétés de leasing, habituées à prendre une marge sur les frais de maintenance. A l'inverse, les voitures électriques s'avèrent plus durables car leurs batteries gardent leur autonomie beaucoup plus longtemps que prévu. Une étude sur 24 000 véhicules électriques connectés, financés par Arval, montre qu'à 70 000 km, la batterie conserve en moyenne 93 % de sa capacité, et à 160 000 km ou après 6 ans d'usage, plus de 90 %. Elle ne perd en autonomie qu'environ 1 % tous les 25 000 km, une dégradation bien inférieure aux idées reçues, note Arval.
Conclusion, "les clients les garderont plus longtemps. On peut imaginer des contrats de leasing de cinq, six, sept ans. On pourrait même aller jusqu'à dix ans. Et les véhicules électriques peuvent aussi être davantage reloués : l'objectif est que la moitié parte en relocation", a commenté le vice-PDG, pour qui "il faudra penser différemment avec les voitures électriques".
Avec AFP.