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DOSSIER

Et si on passait aux arbres dans l’assiette ?

© DanaTentis / Pixabay

Les arbres fournissent une formidable ressource alimentaire : des produits directement consommables, des produits bruts qu’il faut transformer, mais aussi des produits indirects comme le miel ou les champignons.

Dans un système alimentaire mondial dominé par l’agro-industrie et la grande distribution, le consommateur se retrouve déconnecté de la faune et de la flore. Pourtant, elles offrent de grandes richesses si on sait comment les exploiter. Par exemple, si les arbres sont souvent connus pour leurs propriétés médicinales, ils peuvent aussi être sources d’aliments divers et variés, directement ou indirectement. La plateforme Treedom permet notamment de planter des arbres dans des régions agro-forestières où les populations indigènes mettent l’arbre au menu depuis toujours. Mais quel menu justement? 

Les plus évidents : les fruits ! 

Les fruits sont consommés sous les formes les plus variées : ils peuvent être mangés frais, séchés ou confits, en confiture, pressés en jus et fermentés, pressés en huile, distillés en alcool ou en essence, voire pulvérisés en farine ! 

Si nous mangeons couramment les fruits de nos arbres européens, selon la saison (pommes, poires, abricots ou encore noix, noisettes et châtaignes), il est aussi possible de consommer des fruits “exotiques” issus d’arbres comme le cacao, la mangue et les noix en tous genres (cajou, macadamia ou de coco). Attention malgré tout aux kilomètres alimentaires : si les produits du monde entier sont désormais accessibles sur nos étals, acheter local, c'est-à -dire un produit dont l’origine est clairement indiquée et ayant peu voyagé, reste la solution à privilégier pour retrouver une souveraineté alimentaire et préserver le patrimoine agricole local. 

D’autres encore sont délaissés par l’homme mais tout à fait comestibles par les animaux sauvages : les glands, les alises, les cormes, les cernelles et autres baies en tous genres. 

Les autres produits comestibles : l’écorce, la sève, les fleurs, les racines et les bourgeons 

La peau de certains arbres peut être consommée “nature” soit en décoction (saule, chêne, bouleau, tilleul) pour leurs propriétés médicinales, soit directement sous forme d’épices comme la cannelle. Certains Chefs, à l’image du français Baptiste Renouard, décoré 1 étoile Michelin, récupèrent les écorces d'arbres comme celle de cacao, normalement destinées à la poubelle car peu voire pas utilisée en France, pour agrémenter ses desserts. 

Les sèves sont très recherchées pour leurs propriétés gustatives ou médicinales : le sirop d’érable provient directement de la sève des érables à sucre, et la sève de bouleau ne contient pas moins de dix-sept acides aminés et possède de précieuses vertus thérapeutiques si l’on en consomme. 

Enfin, les fleurs, les feuilles, les racines et les bourgeons offrent aussi diverses utilisations culinaires et aromatiques. Comme les fruits, les feuilles d’arbres constituent un excellent fourrage d’appoint pour les animaux d'élevage. Elles sont consommées sur pied, par broutage des extrémités des rameaux (aussi appelé pratique du bout), ou après récolte sous forme de ramées. Les fleurs constituent une source d’alimentation indispensable pour les abeilles et autres pollinisateurs. Elles peuvent aussi être utilisées comme infusions 

Les productions indirectes : les champignons, le miel, le gibier

Au-delà des utilisations directes, les racines des arbres jouent un rôle central dans la formation des champignons dits “mycorhiziens”. Certains de ces champignons sont comestibles et sont très recherchés pour leur qualité gustative. C’est le cas du cèpe, de la chanterelle ou bien de la truffe, une denrée rare que l’on trouve sous les chênes, les noisetiers, les tilleuls et les charmes (des arbres dits “truffiers”). 

Du saule au châtaignier en passant par l’érable, le robinier, le sorbier ou le tilleul, les fleurs des arbres, arbustes ou autres lianes offrent, au fil des saisons, leur précieux nectar aux pollinisateurs. D’autres, comme le chêne et certains conifères, sont des sources exclusives de miellat, dont les abeilles sont très friandes.Par exemple, les bourgeons du peuplier et du hêtre sont les principaux fournisseurs du propolis pour la ruche. 

En plus de la ressource mellifère, arbres et arbustes tempèrent les variations climatiques (vent , températures extrêmes) préjudiciables aux cultures comme aux insectes . Ils diminuent l’érosion et améliorent la qualité des sols. Alors, prêts à mettre les arbres dans votre assiette ?

En partenariat avec Treedom.  

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