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Idées Pratiques

Déco, meubles : mode d’emploi pour un logement éco-responsable

Attention, les colles et vernis utilisés pour fabriquer certains meubles neufs, mais aussi les peintures ou les revêtements au sol peuvent émettre des composés organiques volatils !
©united photo studio/Shutterstock

Vivre dans un logement sain sans pollution passe aussi par un choix éclairé sur les meubles et la déco. Comment s’y prendre ?

Sur le plan de la décoration comme sur celui des vêtements, il y a des effets de mode. Résultat : on est tenté de changer ses objets, parfois même certains de ses meubles, en se rendant dans des chaînes proposant des produits made in "très loin", peu démontables et difficilement réparables avec des matériaux parfois à peine durables dans le temps – et non-recyclables en fin de vie – , qu’il faudra renouveler dans quelques années. Ce qui s’avère finalement très peu intéressant pour le porte-monnaie et favorise la surconsommation et la production de masse à l’ère où l’économie circulaire devrait être la norme. Alors comment faire des choix intelligents dès son arrivée dans un nouveau logement, que ce soit pour ses meubles, tapis, peinture ou pour ses lampes… ?

Optimiser ce que l’on a

Plusieurs cas de figures sont possibles : vous emménagez dans un nouveau logement et avez vraiment besoin de nouveaux meubles, ou vous restez dans votre habitat mais souhaitez renouveler l’ambiance de la pièce. Dans les deux cas, vous avez peut-être déjà tout ce qu’il vous faut sous la main : dans le cas d’un emménagement, ce meuble provenant de votre grand-mère est-il si horrible que cela ? Êtes-vous certain de ne pas vouloir l’amener dans votre nouveau lieu de vie ? Peut-être pourrait-il se fondre parfaitement dans une décoration moderne. Qui plus est, les meubles de nos parents et grands-parents sont souvent bien plus costauds que ceux que nous trouvons aujourd’hui dans le commerce, et peuvent avoir d’ailleurs de la valeur (soit sentimentimale, soit financière) ! Ils méritent a priori mieux que la déchèterie et peuvent être upcyclés, si leur valeur monétaire n’est pas importante (repeints, poncés, retravaillés). Dans le cas d’un renouvellement de meubles, posez-vous bien la question de l’utilité : si cette commode est encore en bon état et qu’elle remplit toujours sa fonction, mérite-t-elle vraiment d’être remplacée ? Pourquoi ne pas la customiser, en la repeignant – avec des peintures éco-labellisées – ou en changeant ses poignées par exemple ? Un vrai coup de neuf pour la faire revivre !

Quelques chiffres

En moyenne nationale, le tonnage de déchets d’éléments d’ameublement ménagers collectés pour 100 000 habitants s’élevait à 1 438 tonnes en 2016, à 1657 tonnes en 2017 et selon les données estimées, à 1673 tonnes en 2018.

Surveiller les labels

Sachez tout d’abord que les colles, vernis, bois contrecollés, utilisés pour fabriquer certains meubles neufs, mais aussi les peintures ou les revêtements au sol peuvent émettre des composés organiques volatils (COV) qui se diffusent dans l’air de la maison. Et leur concentration n’est pas sans danger pour la santé des occupants comme le formaldéhyde que l’on retrouve par exemple dans la colle utilisée pour fabriquer des panneaux de bois agglomérés. Il est donc important d’aérer son logement autant que possible en cas d’achat de nouveaux meubles qu’il vaut mieux choisir en bois massif pour éviter les colles. Mais avant toute chose, autant mieux les choisir en favorisant ceux porteurs de labels environnementaux. Pour des meubles en bois par exemple, surveillez : l’Écolabel Européen, NF Environnement, Écolabel Nordique qui indique que les impacts sur l’environnement sont réduits tout comme l’usage de produits dangereux pour la santé. Il existe aussi des labels qui précise d’où vient le bois comme le label Forest Stewardship Council, ou encore le Programme for the Endorsement of Forest Certification (PEFC). Évidemment, l’origine de fabrication du meuble est aussi importante à connaître – autant le choisir made in France pour encourager l’économie nationale et limiter les transports polluants –, tout comme sa conformité aux normes françaises de sécurité, et l’utilisation de peinture à l’eau sans solvant.

Pour les objets décoratifs, regardez bien leur origine et leur qualité – soyez curieux, questionnez la vendeuse ou le vendeur –, veillez aussi à ne pas trop céder à des effets de mode pour ne pas tomber dans… la "fast déco" ! N’oubliez pas que bien souvent, pas cher, c’est trop cher (car il faudra renouveler l’objet) ! Quant aux tissus d’ameublement, aux rideaux et aux tapis, là aussi, les éco-labels sont nos alliés : à consulter par ici.

L’occasion, la valeur sûre

Le bon plan est peut-être aussi de se tourner vers la seconde main, que ce soit pour les meubles et la déco. Cela permet de ne pas encourager la surproduction, de payer moins cher et d’avoir chez soi des objets uniques. Direction les plateformes en ligne : Le Bon Coin, ParuVenduMy MobilierMes occasionsSelencyLabel EmmaüsEbayLuckyfindV comme VintagePuces Privées... Ou tout simplement les brocantes et vide-greniers organisés dans votre ville. Faites un tour également dans la recyclerie ou chez le brocanteur de votre commune ou arrondissement ! Toutes les bonnes adresses sur le site longuevieauxobjets.gouv.fr.

Quid de l’éclairage ?

Et oui, la lumière dans une pièce peut changer toute une ambiance ! Couleur froide ou chaude, aujourd’hui la palette de possibilités est large. Les LED qui consomment beaucoup moins d’énergie que les anciennes lampes à incandescence (qui ne sont plus vendues) permettent de rendre l’ambiance d’une pièce reposante ou dynamique.

Et pour les lampes usagées, ne pas oublier de les rediriger dans les bonnes filières de tri (bacs en magasins / points de vente et en déchèterie). Par ailleurs, ne cédez pas à la tentation du gadget connecté (ampoules et lampes connectées), qui n’apportent pas grand-chose au confort visuel, et qui surtout effacent l’efficacité énergétique des LED en raison de la surconsommation énergétique du système de connexion "intelligent"… Pour comprendre comment choisir votre éclairage, direction les conseils de l’ADEME : https://particuliers.ademe.fr/maison/decoration/comment-choisir-ses-ampoules

Des travaux ? Quelques conseils de l’ADEME (en détails par ici) :                                                                                                                         

-Pour les produits de construction et de décoration nécessaires à votre emménagement, regardez à la loupe leur étiquette "Émissions dans l’air intérieur". Les notes vont de A + (très faibles émissions) à C (fortes émissions). Et surtout, pensez à aérer encore plus que d’habitude votre intérieur pendant et après les travaux.

 -Pour les murs : choisir des produits comme des peintures acryliques ou des peintures minérales ne contenant pas ou peu de solvants organiques.

© Commission Européenne

-Pour les sols : opter pour des parquets flottants (non collés), vernis en usine et classés A+, comportant un écolabel.  Pour la moquette ou les tapis, ceux en classe A+ et bénéficiant d’un écolabel. À noter que le carrelage est le revêtement de sol qui émet le moins de COV : l’ADEME précise que seuls les produits de pose peuvent être source de pollution. Mieux vaut les choisir classés en A+ et avec un écolabel.

 

 

©ADEME

 

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