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Faux bio, additifs dangereux, produits périmés... Foodwatch s'attaque à la fraude alimentaire

Foodwatch révèle de nouveaux scandales alimentaires dans une enquête publiée ce 25 mars.
©Rrrainbow/Shutterstock

Ingrid Kragl, de l'ONG Foodwatch, publie ce 25 mars un ouvrage intitulé "Manger du faux pour de vrai". Dans cette enquête, elle s'attaque à la fraude alimentaire au sein de l'industrie française et européenne. L'ONG a, dans le même temps, lancé une pétition pour plus de "transparence" du secteur et un meilleur encadrement des autorités. 

Du faux bio, du faux français, de fausses étiquettes, des additifs controversés... Le secteur alimentaire remet le couvert. Plongé une nouvelle fois dans la tourmente, celui-ci est accusé de "fraude" par l'ONG Foodwatch qui publie ce 25 mars un vaste livre-enquête de 400 pages. Intitulé Manger du faux pour de vrai, il s'accompagne également d'une pétition en ligne pour obtenir davantage de "transparence", interpeller les décideurs, mais aussi "briser le tabou" autour de la fraude alimentaire. Parmi les scandales évoqués au fil des pages : de la viande de cheval qui remplace le bœuf, de l'huile de tournesol à la place de l'huile d'olive, de la tomate espagnole vendue comme française, du thon avarié bourré d'additifs dangereux, de fausses étiquettes bio ou AOP, du faux miel... Entre autres.

Ingrid Kragl, autrice de cette vaste enquête qui s'intéresse aux marchés français et européen, affirme avoir "rédigé ces pages dans l'espoir qu'elles ouvrent les yeux de nos décideurs et qu'ils cessent de protéger le business par leurs silences". Puisque le problème reste bel et bien mis sous cloche, avance l'ONG. "Nous avons au mieux uniquement accès à des informations très générales sur les conclusions de certaines enquêtes menées par la répression des fraudes (DGCCRF) ou la Direction générale de l’alimentation (DGAL). Mais le nom des marques concernées par des fraudes, celui des produits, des fabricants, les quantités et les lieux de vente par exemple, sont la plupart du temps tenus secrets", peut-on lire dans la lettre ouverte adressée aux ministres de l'Economie et de l'Agriculture, Bruno Le Maire et Julien Denormandie. Dans ces écrits, elle les presse notamment d'agir pour enrayer le problème : "Rien ne justifie l’opacité actuelle. Il s’agit avant tout d’un choix politique, aujourd’hui entre vos mains". D'autant que, selon Ingrid Kragl, l'épidémie de COVID-19 n'arrange pas ces affaires compte tenu du fait qu'actuellement, "les autorités de contrôle (sont) focalisées sur d'autres priorités en lien avec la crise sanitaire", justifie-t-elle auprès de l'AFP

30 milliards d'euros de pertes

Si pour l'ONG, la France ne porte pas le bonnet d'âne face à ses voisins européens, elle a toujours des efforts à faire en matière de fraude alimentaire. Pour elle, l'Irlande et la Danemark caracolent en tête du classement, notamment en termes de transparence : les deux pays "montrent l'exemple à toute l'Europe", affirme Foodwatch

Selon la Commission européenne, les pertes du secteur européen liées à ces tricheries s'élèveraient à quelque 30 milliards d'euros chaque année. Foodwatch ajoute aussi que des réseaux de "crime organisé" exploitent ce filon dans le trafic d'aliments, écoulant "de faux produits via les supermarchés, les restaurants ou sur Internet" : ils risquent peu et gagnent gros.

Plus de 4000 signatures dans la matinée

La pétition, quant à elle, a recueilli près de 6000 signatures depuis sa mise en ligne ce 25 mars. Intitulée "#DuFauxPourDeVrai : plus de transparence sur les fraudes alimentaires !", elle rappelle : "Poulet gonflé à l’eau, thon avarié injecté d’additifs pour avoir l’air frais, faux miel, tomates espagnoles étiquetées françaises… La fraude alimentaire est partout et ces produits contrefaits, contaminés ou illégaux se retrouvent dans votre assiette."

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