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Comment acheter mieux... voire louer ses vêtements

©nito/Shutterstock

A l'occasion de la sortie de l'ouvrage "Changer d'ère, l'air de rien. Le guide pratique pour réussir sa transition", signé Valère Corréard, ID vous partage huit extraits issus de ses huit chapitres, pour faire quelques pas vers un quotidien plus durable. 3e extrait : S'habiller chic et éthique.

Courir après une bonne affaire est légitime, mais acheter sans compter avec la seule obsession de faire des économies n’est pas durable.

L'embarras du choix

Il existe aujourd’hui quantité d’opportunités pour s’habiller : on peut acheter d’occasion grâce à de nombreux sites Internet, tels Vinted ou Videdressing ; louer ses vêtements est une autre option, avec notamment Les Cachotières, un site qui s’adresse exclusivement aux femmes ; enfin, le troc est toujours d’actualité, avec par exemple Trocvestiaire.

Tale Me, pour les futures mamans

Pas de meilleure période pour essayer la location de vêtements que pendant
une grossesse ! C’est le service proposé par Tale me, qui l’étend également aux enfants jusqu’à l’âge de six ans. Son offre de vêtements de créateurs est disponible dans toute l’Europe.

Joindre l’utile à la beauté

  • Des sacs fabriqués avec des chambres à air recyclées

Fantome fabrique à Bordeaux des sacs, des ceintures, des housses d’ordinateur et des accessoires. Pourquoi utiliser des chambres à air recyclées ? Pour le fondateur, c’est d’abord un engagement écologique, mais aussi un parti pris esthétique et fonctionnel. Solide, original et fait à la main, en France et avec goût, le résultat est plutôt réussi. Et parce que son métier consiste à réanimer les morts (les chambres à air) et que ses créations sont si robustes qu’elles en deviennent presque immortelles, le fondateur a choisi de donner le nom de "Fantôme" à sa marque. Une histoire qui n’est donc pas prête de se terminer...

  • 100 % récup'

La débrouille compagnie met la récup’ au cœur de la filière de recyclage des déchets, en valorisant notamment le travail des artisans et des artistes. Sur sa boutique en ligne, l’offre est aussi large que diversifiée : boucles d’oreille, porte-monnaie, tapis, babouches et même bavoirs pour les plus petits. Le tout fabriqué à partir de matériaux qui étaient destinés à la poubelle ! Forcément, cela fait réfléchir et donne envie de s’y mettre. L’association organise d’ailleurs des ateliers pour les petits et les grands afin de s’initier à la récup’ utile : Jardin récup’, Festival des canettes, Papier récup’, Le plastique, c’est fantastique... Tout un programme !

Des fruits et des couleurs

  • Du prêt-à-porter fabriqué avec... du cuir d'ananas

On y pense rarement, mais nos chaussures, sacs et autres accessoires sont souvent fabriqués avec du cuir, qui n’est rien d’autre que de la peau animale... Si pour certains c’est normal, pour d’autres c’est problématique, voire inconcevable.

Pour ceux-là, La Pradelle a créé une boutique en ligne qui propose du prêt-à-porter, mais aussi des cosmétiques et une épicerie fine véganes. Les produits vendus excluent toute origine animale. La société propose ainsi des ceintures et des chaussures en cuir... à base de fibres d’ananas ! On appelle cela le Piñatex, et il a sans doute un avenir durable devant lui.

  • Teindre les textiles grâce à des épluchures de fruits et légumes

Le projet Local Colours, né en Suisse, a recours à des résidus alimentaires pour teindre les textiles. Avocats, betteraves, oignons ou encore brugnons donnent leurs belles couleurs à des carrés de soie produits dans un petit atelier. Caroline Fourré, la jeune fondatrice et designer, en est encore au stade du projet puisque tout est artisanal. Elle nous explique comment elle procède : "Je suis allée à la bibliothèque, j’ai cherché sur Internet et, en croisant différentes sources, j’ai simplement essayé de teindre de façon naturelle des morceaux de tissu achetés à gauche, à droite. J’utilise un processus de teinture à chaud : je fais un bain de teinture dans de l’eau bouillante, le colorant sort de la peau du fruit ou du légume, puis se dissout dans l’eau. Je retire ensuite les peaux et j’obtiens ainsi une eau colorée dans laquelle je trempe le tissu."
Source : France Inter, "Social Lab", 11 juin 2016 

"Changer d'ère, l'air de rien. Le guide pratique pour réussir sa transition" aux éditions Rue de l'Echiquier, mai 2018. Par Valère Corréard. 

©Couverture "Changer d'ère, l'air de rien" de Valère Corréard