La nouvelle, rapportée lundi par le New York Times, porte un nouveau coup à la recherche sur l'environnement et le réchauffement climatique, mise à mal par les coupes budgétaires entreprises par le président républicain depuis son retour à la Maison Blanche. Des centaines d'instruments océanographiques déployés dans les eaux de l'Atlantique et du Pacifique vont être prochainement retirés. Ces dispositifs font partie de l'initiative des observatoires océaniques (OOI), une installation principalement financée par des fonds fédéraux via la Fondation nationale pour la science (NSF).
Le réseau va subir une "réduction majeure du périmètre" de son installation principale, avait fait savoir fin mai Jim Edson, scientifique en charge du projet, dans un communiqué à destination de la communauté scientifique. Les infrastructures immergées de quatre des cinq stations d'observation actuellement en activité vont ainsi être retirées, le processus devant s'étaler sur 15 mois et ayant déjà commencé pour l'une des bases situées au large de la côte nord-ouest américaine.
Cette décision a été communiquée aux équipes en charge du projet début mai et "s'inscrit dans la stratégie plus large de la NSF, qui vise une approche plus agile afin de prioriser le soutien aux priorités scientifiques en évolution et aux technologies émergentes", a déclaré un porte-parole de la fondation dans un email à l’AFP. Selon le New York Times, ce réseau d'instruments avait coûté 368 millions de dollars et était pensé pour rester en activité pendant 25 ans. Ses données sont utilisées par de multiples chercheurs pour comprendre comment l'océan absorbe les gaz à effet de serre de l'atmosphère ou encore les effets des vagues de chaleur marines sur les pêcheries.
Avec AFP.