Pour s’assurer que nos vêtements sont issus d’une production raisonnée, il est possible de se référer à des labels.
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Vie quotidienne

Les critères qui assurent l'écoresponsabilité d'un vêtement

Plusieurs critères sont à prendre en compte pour s'assurer que les vêtements que l'on achète sont réellement écoresponsables. ID vous aide à faire le tri.

En moyenne, une personne achète 40% de vêtements en plus qu’il y a 15 ans, mais les conserve deux fois moins longtemps, selon l’Ademe. Le phénomène de surconsommation qu'illustre ce chiffre, a des conséquences désastreuses sur l’environnement. D’après les estimations, le secteur textile émettrait 26 % des émissions globales de gaz à effet de serre en 2050, si les tendances actuelles de consommation se poursuivent. Mais en tant que consommateur de vêtement, il peut sembler difficile de savoir quelle marque est réellement écoresponsable. Pour vous éclairer, ID vous indique 3 critères à prendre en compte avant d'acheter un nouveau vêtement.

1 - La matière

Acheter des vêtements en fibre naturelle, telle que le coton, peut sembler être une bonne idée. Mais attention, ce n'est pas toujours le cas. La fleur de coton est particulièrement aquavore : entre 5 000 et 17 000 litres sont nécessaires pour en produire 1 kilo. Cette fleur est aussi très fragile, alors dans sa culture classique, de nombreux pesticides sont utilisés pour éviter l’invasion d'insectes et préserver les cultures. Au total, cette production utilise à elle seule 25 % des pesticides vendus dans le monde. La forte demande en coton, à l’image de la demande textile, pousse également les agriculteurs à utiliser des OGM, afin d’augmenter leurs rendements.

Pesticides et OGM ont des conséquences néfastes sur l’environnement, la biodiversité, mais également sur la santé des personnes qui travaillent dans ces cultures. Acheter des vêtements en coton bio, qui n’utilisent ni OGM, ni pesticide, serait donc une meilleure option. Il est également possible de se tourner vers le coton recyclé, utilisé principalement dans la fabrication de linge d'intérieur. 

D’autres matières premières naturelles utilisées par les entreprises textiles sont moins polluantes que le coton classique. C’est par exemple le cas du lin et du chanvre, dont les cultures nécessitent peu d’irrigation. Le polyester recyclé peut aussi être une bonne option. Du moins, son impact environnemental sera toujours moins fort que celui du polyester classique, puisqu'aujourd’hui, 70 % des fibres synthétiques produites dans le monde proviennent du pétrole.

2 - Le lieu de fabrication

Les chaînes de production de vêtements sont très majoritairement délocalisées, pour des questions de coûts de production. De nombreuses grandes enseignes vendent en France, alors que leurs vêtements ont été fabriqués à l’autre bout du monde. Et plus nos vêtements viennent de loin, plus il est difficile de savoir dans quelles conditions ils ont été fabriqués. De plus l’impact environnemental lié au transport des vêtements jusqu’en France est aussi à prendre en compte. 

Il est donc toujours préférable de se tourner vers des marques qui produisent leurs vêtements en Europe, où les conditions de fabrication sont plus transparentes, comme la France ou le Portugal. Évidemment, acheter un vêtement européen n’aura pas le même coût qu’un vêtement fabriqué en Asie, tel que ceux de la marque Shein. Mais les conséquences sur l'environnement, elles, seront drastiquement diminuées.

3 - Les labels

Pour s’assurer que nos vêtements sont issus d’une production raisonnée, il est aussi possible de se référer aux labels. L’Ademe en recommande huit : Fairtrade, Ecolabel, Bluesign, Global Organic Textile Standard (GOTS), Ecocert textile, BioRé, Oeko-Tex et Demeter.

Pour aller plus loin : "La mode éthique dans nos dressings"

Pour être labellisée, une marque a l’obligation de s’engager à limiter l’usage de produits toxiques et allergènes, ainsi qu’à réduire le plus possible son impact sur l’environnement et la santé humaine. Outre le lieu de fabrication et la matière, de nombreux autres paramètres entrent en compte pour qu’un vêtement soit entièrement écoresponsable, comme la façon dont il a été teint. Ces éléments sont également pris en compte par ces labels.

La meilleure façon de limiter son impact environnemental lié à la mode reste de limiter sa consommation. Même dans les meilleures conditions, la fabrication d’un vêtement aura toujours des conséquences sur l’environnement. Le minimalisme est donc un allié dans la transition écologique. Il est également possible de se tourner vers la seconde main, via les friperies, les boutiques solidaires, ou les applications comme Vinted, pour se vêtir à moindres coûts et sans impacter la planète.

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