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Nuisances sonores: une pollution aux lourdes conséquences

La pollution sonore est un phénomène qui touche de nombreuses zones d'habitation, et qui doit être résolu par une isolation acoustique efficace.
©Lian und Sander Baumann / Pixabay

[DOSSIER HABITAT DURABLE] L’impact d’un environnement bruyant sur notre santé est loin d’être négligeable. Au même titre que la pollution de l’air ou de l’eau, la pollution sonore se répercute immanquablement sur les personnes qui y sont exposées.

Il a été scientifiquement prouvé que les bruits de l’activité humaine avaient des conséquences à long terme sur la faune et la flore sauvages. Seulement, notre propre empreinte sonore a également un impact sur nous autres êtres humains, d’autant plus que nous sommes de plus en plus accoutumés à y être exposés, et ce jusque dans notre logement. Or, si certains cas extrêmes présentent un danger immédiat pour la santé, des désagréments quotidiens liés au bruit ne sont pas à négliger sur le long terme.

Ainsi, si le seuil du risque d’altération de l’audition est d’environ 80 dB, il n’est pas nécessaire qu’un son atteigne ce seuil pour perturber le sommeil. C’est le cas par exemple du bruit des transports routier ou aérien, ainsi que des « bruits intérieurs » provenant du voisinage. Même des sons qui semblent insignifiants peuvent devenir gênants en raison de leur caractère répétitif. « Le « tic-tac » d’une horloge peut être une nuisance sonore même à 30 dB(A) (évaluation du niveau sonore pondérée pour l’audition moyenne, ndlr) », comme le fait remarquer Nicolas Balanant, responsable de l’activité acoustique chez QUALITEL.

Un coût social du bruit exorbitant

Dans le droit français, le Code de la santé publique stipule qu’« aucun bruit particulier ne doit, par sa durée, sa répétition ou son intensité, porter atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l'Homme ». Pourtant, selon le Baromètre QUALITEL 2019, l’exposition des habitations à la pollution sonore est monnaie courante. Ainsi, les trois quarts des répondants déclarent entendre régulièrement le bruit des transports ; d’après une autre étude, 9 millions de personnes déclarent y être fortement exposées. Quant au bruit du voisinage, autre source majeure de pollution sonore, son impact est difficile à quantifier, mais toujours selon le Baromètre QUALITEL, les soirées ainsi que les éclats de voix occupent les premières places du podium des bruits considérés comme les plus gênants par les occupants d’appartements (pour 32 et 29 % d’entre eux).

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« Selon le Conseil national du bruit et l’ADEME, le coût social des pollutions sonores en France est estimé à 57 milliards d’euros par an », rappelle M. Balanant. Cette évaluation prend en compte le bruit à la maison, ainsi qu'en milieu professionnel ou scolaire, avec des baisses constatées de productivité au travail ou des difficultés d’apprentissage. Il semble bien, cependant, que ce coût du bruit soit avant tout un coût sanitaire. Dans bien des cas, en effet, la causalité peut clairement être établie entre les troubles du sommeil, le vieillissement prématuré du système auditif, le stress ou les maladies cardiovasculaires d’une part, et la pollution sonore de l’autre, qu’elle ait pour origine les transports, l’activité du voisinage ou autre. C’est en particulier lorsqu’un son modifie notre qualité du sommeil ou l’état de notre système nerveux, par sa répétitivité ou le contraste trop important avec l’environnement sonore dans lequel il est émis, que des conséquences à long terme peuvent apparaître.

Quelles pistes pour réduire les nuisances ?

Face à des sources sonores qui semblent difficilement contrôlables, d’autant moins à mesure que les villes et leurs axes routiers s’étendent, les solutions sont à chercher du côté du bâtiment, dont la construction doit prendre en compte les bruits environnants. Et sur ce point, la marge de progression est grande, puisque seulement 51 % des occupants d’appartements se déclarent satisfaits de l’isolation acoustique de leur logement, d’après le Baromètre QUALITEL 2020.

L’ancienneté du bâtiment peut ainsi jouer contre la tranquillité de ses occupants. « Une réglementation impose des performances acoustiques minimales depuis 1970 dans les constructions neuves », explique Nicolas Balanant. « La réglementation a évolué en 1996, et depuis 2013, la réalisation d'une attestation acoustique est obligatoire pour démontrer le respect de cette réglementation ». Au-delà de cette dernière, la certification des constructions neuves, de type NF Habitat, est plus exigeante en termes de performance acoustique, que ce soit dans le choix dans matériaux ou dans leur mise en œuvre. Ainsi, le taux de satisfaction des habitants vis-à-vis de l’isolation phonique monte à 87 % pour les logements de moins de 10 ans certifiés (contre 72 % pour leurs équivalents non-certifiés).

L’expert acoustique rappelle que les bruits intérieurs, pourtant pénibles, ne sont pas irrémédiables : « Discuter avec les fauteurs de trouble ou faire intervenir un médiateur » résout généralement une bonne partie des différends. Néanmoins, à long terme, une bonne isolation reste de mise pour limiter la gêne, d’où l’intérêt de conformer les constructions aux réglementations et certifications. Et pour les bâtiments anciens, il est toujours possible de réaliser des travaux d’amélioration acoustique afin d’isoler davantage des bruits intérieurs et extérieurs.

Depuis 1974, l’Association QUALITEL fait progresser, aux côtés des professionnels du logement, la qualité de l’habitat neuf et existant et participe à sa valorisation auprès des occupants.

Elle exerce pour cela 4 missions complémentaires : l’information du grand public, la certification de la qualité et des performances du logement, la formation, l’évaluation et l’expertise. Elle développe également des programmes de recherche pour mieux comprendre les problématiques liées au bâtiment et anticiper les évolutions techniques et les attentes des habitants.

En partenariat avec QUALITEL.  

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